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Juin
05
L’attaque
cérébrale : attention urgence!
L’accident
vasculaire cérébral (AVC) est souvent précédé de signes
discrets et transitoires. Apprendre à les reconnaître peut
permettre d’agir rapidement et de limiter les séquelles voire
de sauver une vie.
Les
premiers signes peuvent passer inaperçus car ils sont souvent mis
sur le compte de la fatigue. Ainsi un bafouillage, une perte des
mots pendant quelques secondes durant une conversation ou bien une
difficulté passagère et inhabituelle à la marche ou la
sensation de "mollesse" dans les bras faisant échapper
les objets doivent vous faire réagir. Ces troubles disparaissant
rapidement sont négligés alors qu’ils devraient être un
signal d’alerte qu’il faut prendre rapidement au sérieux.
Ces symptômes
ne doivent pas être laissés de côté car il s’agit parfois
d’une mini attaque transitoire qui peut durer plusieurs minutes
et disparaître comme elle est venue. Dans 20 à 40% des cas, elle
précède de quelques heures l’attaque cérébrale, qui, elle
n’est pas spontanément réversible. Si les signes précurseurs
sont reconnus immédiatement et que le sujet ou un proche contacte
un médecin ou le SAMU (15) les examens nécessaires seront faits
sans délai et éviter un certain nombre d’accidents vasculaires
plus graves.
Ces
attaques cérébrales sont d’une grande gravité puisque sur 130
000 cas annuels en France, un quart des patients décède, un
quart guérit et les autres gardent des séquelles.
Les signes
qui doivent vous alerter`
impérativement
sont :
• Une
diminution de la force d’un bras, d’une jambe ou de tout un côté
du corps.
• Une
perte de la sensibilité d’un bras, d’une jambe, de la face
(engourdissement) ou de tout un côté du corps.
• Une
incapacité soudaine à trouver ses mots ou à les prononcer. A ne
pas confondre avec les difficultés des personnes âgées qui
cherchent leurs mots de façon chronique.
• Un
trouble soudain de l’équilibre et de la marche pouvant entraîner
une chute.
• Une
perte subite de la vision d’un œil.
Si vous
reconnaissez l’un de ces signes chez une personne de votre
entourage, appelez un médecin ou mieux faites le 15.
Décrivez
les symptômes à votre interlocuteur et précisez à quelle heure
ils ont commencé. L’équipe médicale n’a alors environ que
trois heures pour procéder au traitement le plus efficace
actuellement : la thrombolyse.
Il
s’agit d’injecter, en intraveineuse un produit destiné à
dissoudre le caillot qui a bouché l’artère. Ce traitement obéit
à des règles strictes : administré uniquement dans les unités
neuro-vasculaires de certains hôpitaux. Il s’effectue dans un délai
de trois heures, car au-delà il existe un risque d’hémorragie
cérébral.
Un tel
traitement augmente de 30% le nombre de malades récupérant sans
séquelles.
Il existe
des unités spécialisés dans de nombreux hôpitaux à Paris
(Bichat, Lariboisière, Henri- Mondor, la Salpetrière, Tenon et
Sainte-Anne) et en Province (Bourg en Bresse, Besançon, Bordeaux,
Dijon, Grenoble, Lille, Lyon, Montpellier, Nancy, Rouen, Toulouse
Purpan et Rangueil).
Vous
l’avez compris dans le cas d’attaque cérébrale la rapidité
est primordiale d’où la nécessité de bien connaître les
signes.
Une des
causes principales de l’AVC est l’hypertension quand elle
n’est pas traitée ou mal stabilisée.
Parlez-en
à votre médecin traitant et à tout âge faites contrôlez de
temps à autre votre tension artérielle ce simple geste peut
parfois éviter de gros soucis!
Isabelle
Ribeiro
Mai
05
Avons-nous
réellement besoin des omega3
Aujourd’hui
on en parle comme d’ingrédients miracles, capables de nous protéger
de nombreuses maladies.
Que sont
au juste les Oméga 3, quelles sont leurs vertus et où les
trouver pour en profiter?
Désormais
les vedettes de nos assiettes s’appellent les Oméga 3, présents
en abondance dans l’huile de colza et certains poissons. Mais
que sont-ils exactement? Ils appartiennent à la grande famille
des lipides particulièrement des acides gras poly insaturés qui
constituent les membranes de nos cellules, et dont dépend le bon
fonctionnement de notre organisme.
Comme les
Oméga 6 que l’on trouve dans beaucoup d’huiles et dans les
viandes, ils sont dits "essentiels", car notre organisme
ne peut les synthétiser. Ils doivent donc être apportés par
l’alimentation. Plus précisément c’est leur chef de file, le
fameux acide alpha linolénique (ALA) que notre corps ne peut
fabriquer. C’est donc sur lui qu’il faut miser, car à partir
de celui-ci nous pouvons fabriquer deux dérivés de la famille,
l’acide cicosapantaénoïque (EPA) et docosahexa-énoïque
(DHA), nécessaires aux cellules, et que l’on trouve en large
proportion dans les poissons gras. Oméga 3 et Oméga 6 jouent un
rôle opposé et complémentaire dans les processus de
l’inflammation, la coagulation et la vasodilatation,
l’essentiel est de trouver l’équilibre. Or notre alimentation
nous apporte trop d’Oméga 6 et pas assez d’Oméga 3.
Le rapport
aujourd’hui est de 17 pour 1 alors qu’il devrait être de 5
pour 1. 1/4 seulement de nos besoins en Oméga 3 seraient
couverts. Pourtant une alimentation équilibrée suffirait à
couvrir nos besoins. Au vu des résultats des études, les Oméga
3 semblent pouvoir prévenir les maladies cardio-vasculaires. Les
scientifiques avaient remarqué que les Esquimaux et les Japonais,
grands consommateurs de poissons, étaient peu sujets aux
infarctus.
En plus de
diminuer les risques d’athérosclérose, grâce à leurs vertus
fluidifiantes, ces acides gras augmentent le taux de bon cholestérol
aux dépens du mauvais. Enfin en agissant sur l’excitabilité
des cellules, ils limitent les troubles du rythme cardiaque.
Plusieurs
études portant sur les bienfaits du célèbre régime crétois,
riche en acide alpha linolénique, ont montré qu’une
alimentation riche en Oméga 3 divisait par deux le risque de
maladie cardio-vasculaire et permettait de réduire de 75% celui
d’infarctus chez les personnes cardiaques.
Autre
atout leurs effets anti-cancer, qui pourraient s’expliquer par
leur influence sur le système immunitaire.
Les Oméga
3 jouent un rôle essentiel pour le cerveau. S’ils participent
au développement cérébral du fœtus, puis du nourrisson.
Ils
interviennent ensuite notamment dans la résistance au stress et
à l’anxiété.
Des études
menées au Japon et aux Etats-unis ont montré que les personnes
qui manquaient d’Oméga 3 souffraient plus souvent de trouble de
l’humeur et qu’une augmentation de leur consommation diminuait
de 50% le risque de récidive de dépression. Ces acides gras
semblent intervenir dans le processus de l’apprentissage et de
la mémoire. Les seniors dont l’alimentation en est riche
gardent de meilleures performances intellectuelles. D’où un
effet possible mais encore à démontrer contre la maladie
d’Alzheimer. Pour augmenter votre consommation d’Oméga 3,
profitez des meilleures sources naturelles. L’huile de colza est
la plus équilibrée en acides gras. Utilisez-la, à raison de 2
à 3 cuillérées par jour, pour les assaisonnements et même la
cuisson.
Elle
contient 10% d’Oméga 3 mais aussi 58% d’acides gras
mono-insaturés, réducteur du taux du mauvais cholestérol.
Les noix
et l’huile de noix contiennent 12% d’oméga 3 mais cette dernière
est fragile et instable à la cuisson. La mâche contient très
peu de graisse (0,4%) mais est pourtant très riche en acide
alpha-linolénique (240mg pour 100g). Le chou vert (335mg pour
100g), le pissenlit (279mg pour 100g) et le cresson (290 mg pour
100g) sont des sources d’acides gras essentiels peu caloriques
et précieuses.
La graine
de lin détient le record avec 25g d’oméga 3 aux 100g. Certes
nous ne la con-sommons pas telle quelle, mais lorsqu’elle est
utilisée pour nourrir les animaux, elle permet d’optimiser
considérablement l’apport en Oméga 3 des viandes de poulet, de
porc et des œufs ou encore des produits laitiers.
Les
poissons gras (saumon, truite, thon, hareng, maquereau,
sardine…) contiennent plus d’EPA et de DHA que d’acides
alpha-linolénique. Ne misez donc pas tout sur eux, mais
consommez-en une fois par semaine.
Les compléments
sont inutiles si votre alimentation est riche en Oméga 3 et
pourraient même avoir un effet nocif.
Carburant
indispensable au bon fonctionnement de notre corps les Oméga 3
n’ont donc pas fini de nous étonner !!!
Isabelle
Ribeiro
Avril
05
Les
maladies nosocomiales
Il y a
encore une dizaine d’année ce terme était quasi inconnu.
Aujourd’hui tout le monde en a entendu parler. Chaque année près
de 800 000 personnes contractent une infection à l’hôpital.
Si elles
ne sont pas toujours graves, ces maladies nosocomiales représentent
un risque que l’équipe médicale combat au quotidien.
Voyons
ensemble quelles sont les personnes les plus touchés, les risques
réels et les mesures entreprises pour les éviter.
Les
personnes qui subissent de nombreux gestes dits “invasifs”
parce qu’ils entraînent une “effraction” cutanée sont
particulièrement à risque.
En effet
la peau est une excellente barrière contre les microbes. Une
incision chirurgicale, l’introduction d’un cathéter (pour une
perfusion), la pose d’une sonde urinaire ou la mise en place
d’une ventilation artificielle entre autre sont autant
d’exemples de soins à risque. Les services de chirurgie et de réanimation
se trouve donc en première ligne. Certains malades sont aussi
plus fragiles que d’autres. Une personne diabétique ou immunodéprimée
en raison d’un cancer par exemple sera plus sensible à ce type
d’infection.
Depuis une
vingtaine d’année le nombre de maladies nosocomiales s’élève
parallèlement aux progrès de la médecine. Aujourd’hui on ose
opérer des personnes très âgées ou très malades, ce que
l’on refusait auparavant par manque de savoir-faire. Peut-être
payons-nous ces avancées techniques par davantage d’infections.
Les
soignants se sont largement mobilisés, ces dernières années,
pour diminuer les risques. Cela commence à porter ses fruits dans
certains domaines. Mais il est évident qu’il reste des progrès
à accomplir. On estime que plus de 6% des malades hospitalisés
contracte une telle infection.
Les infections nosocomiales survenant entre quarante-huit
et soixante-douze heures après l’admission sont signalées au
service d’hygiène de l’hôpital. Lorsqu’elles présentent
des caractères inhabituels, elles doivent aussi être signalées
aux autorités sanitaires départementales.
Ce
dispositif d’alerte permet de repérer, éventuellement des cas
similaires à différents endroits du territoire et de remonter
une filière de contamination. On peut ainsi prendre des mesures
rapides, afin de la stopper.
Il existe
également un système de surveillance coordonné au niveau
national.
Pour
lutter contre ce fléau de nombreux moyens ont été développés.
Ainsi le matériel à usage unique s’est généralisé dans tous
les domaines où cela est possible. Par ailleurs la stérilisation
et la décontamination des instruments chirurgicaux ou de
diagnostic (endoscopes) font l’objet de procédures très précises.
Des actions de sensibilisation sont menées auprès des soignants,
afin qu’ils ne véhiculent pas les microbes d’un malade à
l’autre et ce à tous niveaux (médecins, infirmières,
aide-soignants, kiné…).
On leur
conseille de se laver les mains avec une solution
hydro-alcoolique, qu’ils gardent sur eux après chaque soin et
entre chaque patient. Cela évite de se passer les mains à
l’eau quarante fois par jour (source d’irritations et donc
d’infections!). Sans compter que les points d’eau n’existent
pas partout et qu’un lavage des mains est rarement effectué
dans les règles de l’art. Ce dernier devant durer 3 minutes!!!
L’efficacité
de ces mesures dépend des équipes et des moyens financiers qui
sont mis en œuvre. Après une campagne de sensibilisation, le
nombre de cas baisse.
Dans les hôpitaux
de l’Assistance Publique, à Paris, une diminution de 25% en 10
ans des infections à staphylocoques dorés, multirésistants aux
antibiotiques a été obtenu. Un meilleur contrôle de
l’environnement a fait passer les cas de légionellose de vingt
huit à huit par an. Les infections au niveau du site opératoire
ont baissé aussi.
Dans l’évaluation
de chaque hôpital la lutte contre les infections nosocomiales et
le nombre de cas recensés par an est pris en compte.
Mais il
reste encore beaucoup à faire, comme dans un marathon les
derniers kilomètres seront les plus durs.
Les
mentalités doivent également changés. Celles des soignants mais
aussi celle des patients. L’antibiothérapie n’est plus systématique
car elle entraîne une sélection de germes de plus en plus résistants
plus difficile à combattre.
Le risque
zéro n’existe dans aucun domaine mais il est de plus en plus
faible. Faites confiance à l’équipe médicale ce sont avant
tout des professionnels responsables.
Isabelle
Ribeiro
Mars 05
Medicaments
et aliments : les mariages à éviter!!!
Prendre
plusieurs médicaments en même temps peut provoquer des mauvaises
surprises mais mélanger ces médicaments avec certains aliments
peuvent en provoquer tout autant.
Voyons
ensemble les combinaisons à éviter.
Le
cheminement d’un médicament dans notre organisme est parfois
semé d’embûches. Il peut ainsi rencontrer des situations imprévues,
capables de réduire ou d’augmenter son action, ce qui est
susceptible d’entraîner des effets toxiques. Le respect de
quelques précautions permet d’éviter bien des complications.
•
Anticoagulant et chou : Les personnes qui suivent un traitement
anticoagulant avec un produit de la famille des antivitamines K
(Préviscan, Sintrom…) doivent se méfier des aliments qui
contiennent de la vitamine K. Celle ci s’oppose en effet à
l’action du médicament prescrit pour empêcher une coagulation
trop facile du sang, facteur d’accident cardiaque. Pendant toute
la durée de votre traitement, évitez de mettre trop souvent à
votre menu des aliments riches en vitamine K comme les abats, les
épinards ou les avocats et éviter soigneusement le chou qui en
contient le plus.
• Antidépresseurs
et fromages : Si vous prenez un antidépresseur de la famille des
IMAO (inhibiteurs de la mono-amine oxydase) attention à votre
consommation de fromage. Ce médicament empêche la dégradation
de la tyramine, un acide aminé dont l’accumulation dans
l’organisme provoque des effets indésirables : crise
d’hypertension artérielle, sueurs, palpitations, nécessitant
la consultation d’un médecin. On appelle ces réactions
“l’effet fromage” car elles surviennent quand le patient
consomme du gruyère, du cantal ou du bleu riches en tyramine.
Attention aux excès de bananes pour les mêmes raisons.
• Lait
et antibiotiques : Prenez vos antibiotiques avec de l’eau et non
pas avec du lait car le calcium interagit avec les antibiotiques
de la famille des tétracyclines qui traitent notamment les abcès
dentaires et l’acné sévère. Il empêche la solubilisation du
principe actif au niveau de l’estomac, une étape nécessaire
pour que la molécule active entre dans la circulation sanguine et atteigne l’organe “malade”. Aussi prenez votre
traitement une heure avant votre bol de lait du matin.
• Menthe
et homéopathie : Les homéopathes sont partagés sur la nécessité
d’interdire ou pas l’usage de la menthe lors d’un
traitement. En effet le médicament homéopathique pénètre dans
l’organisme par l’intermédiaire des vaisseaux sanguins situés
sous la langue. Or la menthe a un effet vasoconstricteur. Elle est
capable de diminuer légèrement le diamètre des vaisseaux, ce
qui peut ralentir le passage du médicament, sans toutefois
annuler son action. Aussi par principe de précaution, de nombreux
homéopathes recommandent d’attendre quelques heures après la
prise des granules pour vous brosser les dents avec un dentifrice
mentholé ou pour déguster un thé à la menthe.
•
Tranquillisants et pamplemousse : Le jus de pamplemousse interfère
avec certains médicaments pour le cœur (inhibiteurs calciques),
la terfénadine (traitement anti-allergique) ou les benzodiazépines
(anxyolitiques). Ce jus de fruit ralentit l’action d’une
enzyme, provoquant une augmentation de l’absorption du remède
au niveau de l’intestin et un ralentissement de sa destruction
par le foie. Dans ce cas l’efficacité du médicament est
augmentée. Dans certains cas elle peut être équivalente à la
prise de plusieurs comprimés et intensifier les effets indésirables.
Il est donc recommander de respecter un intervalle de deux heures
entre la prise du médicament et le jus de fruit.
•
Millepertuis et immunosuppresseurs : le millepertuis est une
plante reconnue pour ses propriétés antidépressive. Mais elle
accroît fortement la dégradation par les enzymes hépatiques de
certains médicaments, ce qui réduit leur efficacité. Sont
concernés les antirétroviraux (pour le SIDA), les
immunosuppresseurs ou la pilule. Vous devez informer votre médecin
si vous êtes consommateur de millepertuis. Même chose si vous
fumez, les produits de combustion cancérigènes retrouvées dans
la cigarette diminuent l’action des immunosuppresseurs, dont il
faudra alors augmenter les doses.
•
L’alcool : Déconseillé avec tous médicaments. L’absorption
d’éthanol (molécule de l’alcool) majore les effets calmants
de la plupart des anxiolytiques, des antidépresseurs ou des
neuroleptiques. Un antibiotique le métronidazole (Flagyl) est à
l’origine de nausées et de maux de tête lorsqu'il est combiné
à l’alcool. Idem avec le Kétoconazole prescrit pour traiter
les infections fongiques (“Champignons”).
• Le café
: La caféine augmente les effets secondaires digestifs et
cardiaques de la théophylline, un broncho-dilatateur utilisé
pour traiter l’asthme. Elle peut également diminuer l’action
de certains sédatifs et calmants, comme les benzodiazépines et
au contraire augmenter l’action des diurétiques. A boire avec
modération donc! Quant au thé il diminue l’absorption
intestinale du fer. A éviter si vous êtes traitée pour une
carence en fer.
• Stérilet
et anti-inflammatoire : Des grossesses ont été observées chez
des femmes porteuses d’un stérilet et ayant pris des
anti-inflammatoires non stéroïdiens(AINS). Ce dispositif intra
utérin agit en provoquant une inflammation locale de l’utérus
empêchant ainsi l’implantation de l’œuf. L’hypothèse
d’une interaction a été posée mais non démontrée dans le
doute préférez le paracétamol pour vos douleurs.
Lors
d’un nouveau traitement n’hésitez pas à interroger votre médecin
ou votre pharmacien afin d’éviter tout incident et si vous
suivez déjà un traitement évitez l’automédication qui peut
se révéler catastrophique dans certains cas.
Isabelle
Ribeiro
Février
05
Mangeons
des pommes
Selon un
proverbe anglais “une pomme par jour éloigne le médecin” on
pourrait même y ajouter “et avec deux c’est encore mieux”!!
Fruit le
plus consommé au monde avec la banane, la pomme fait l’unanimité
autour d’elle. Il est vrai qu’elle possède de nombreux
atouts.
La pomme
fruit magique pour la santé est pourtant méconnue, profitons de
l’hiver pour redécouvrir ses bienfaits et ses saveurs.
La pomme
apporte en moyenne 54 calories pour 100g soit environ 85 calories
pour un fruit de taille moyenne, ce qui reste tout à fait
raisonnable, surtout quand on sait qu’elle est source de
“bonne” énergie. Elle la dispense sous forme de glucides
lentement assimilés par l’organisme. De plus la pomme est un
excellent frein aux fringales. On attribue cette propriété très
appréciée à sa richesse en fibres insolubles, comme la
cellulose ou la lignine qui stimulent et accélèrent le transit
intestinal, et solubles telle la pectine typique de la pomme et précieuse
dans le cadre d’un régime amincissant. La pectine forme en
contact avec l’eau, un gel épais dans l’estomac qui va
“mimer” la sensation de rassasiement avant d’être évacué
naturellement. En outre ces fibres ont une autre particularité en
emprisonnant les sucres de la pomme et ainsi ralentir leur pénétration
dans le flux sanguin. Ce ralentissement permet d’éviter les
pics de sécrétion d’insuline et diminue ainsi les envies
compulsives de grignotage sucré en dehors des repas. Cet effet de
la pectine explique pourquoi la pomme est conseillée aux diabétiques.
De
nombreuses vitamines sont présentes dans la pomme : vitamines du
groupe B, vitamine E, provitamine A et surtout la précieuse
vitamine C qui a tendance à se concentrer dans la peau. En effet
la peau contient 4 à 6 fois plus de vitamines C que la chair. La
richesse en vitamine C dépend aussi de la variété. Les
Reinettes et les Boskoop, par exemple apportent 4 fois plus de
vitamines C que les golden ou les pommes rouges. Bien entendu,
plus la pomme est fraîchement cueillie, plus elle est riche en
vitamine C, même si les procédés de conservation moderne
(atmosphère neutre et température contrôlée) ne leur en font
perdre que 15% après plusieurs semaines. La cuisson également
lui en fait perdre entre 20 et 30%. Mais la douceur des fibres
cuites pour les intestins irrités méritent qu’on accepte de
perdre, de temps en temps, un peu de cette précieuse vitamine.
La pomme
est constituée d’environ 85% d’eau contenant, sous forme
dissoute, de nombreux minéraux et oligo-éléments, le potassium
étant le mieux représenté (145mg au 100g). Cette richesse en
potassium, associée à une très faible teneur en sodium fait de
la pomme un diurétique naturel et une excellente alliée pour
tous ceux qui ont des problèmes d’hypertension. Phosphore,
calcium et magnésium sont représentés en petite quantité,
ainsi que de nombreux oligo-éléments essentiels à la santé
(zinc, manganèse, cuivre, fluor, sélénium…).
Outre
leurs propriétés rassasiantes et régulatrices du taux de glycémie,
les fibres de la pomme sont en en partie responsables de ses
vertus hypocholestérolémiantes scientifiquement prouvées. La
consommation régulière de pommes crues (2 à 3 fois par jour) a
montré son efficacité dans ce domaine. “Pèle la poire à ton
ami, la pomme à ton ennemi” : c’est croquée à pleines
dents, sans être épluchée, que la pomme donne le meilleur
d’elle-même … Le proverbe a encore raison, la peau concentre
la vitamine C, les effets hypocholestérolémiants sont plus
prononcés quand la pomme est dégustée avec la peau. Toutes ses
constatations s’expliquent car non seulement la peau est riche
en vitamine C et en fibres, mais elle abrite une autre sorte de
substances : les polyphénols. Ces molécules se retrouvent dans
la chair mais en quantité moindre. Pourtant pas question de
croquer dans n’importe quelle pomme. Car si la peau renferme des
substances bénéfiques, elle se trouve en première ligne face
aux pesticides et autres engrais. Les flavonoïdes et autres
polyphénols de la pomme possèdent des propriétés
antioxydantes. Ils neutralisent, en partie les radicaux libres, très
agressifs pour les cellules, qui se forment en permanence dans
l’organisme ou en réponse aux agressions de l’environnement
(pollution, tabagisme, infections microbiennes…). Ils le protègent
ainsi des maladies qui en découlent : cancers, maladies
cardio-vasculaires…. Ajoutés à la vitamine C, ils réduisent
de manière significative la croissance de certaines cellules cancéreuses
(du foie et du colon en particulier). Par ailleurs il existerait
un lien entre capacité respiratoire et consommation de pommes. Il
a été montré en laboratoire que le potentiel antioxydant des
pommes étaient très largement supérieur à ceux des vitamines C
ou E. Les effets “santé” de leurs polyphénols dépendent non
seulement des quantités ingérées, mais aussi de leur bio
disponibilité (c’est à dire de leur devenir dans
l’organisme) très variable selon leur nature et encore mal
connue. Cependant même si la pomme n’est pas un fruit
“miracle”, elle mérite largement qu’on la croque deux ou
trois fois par jour et que l’on redécouvre ses nombreuses et
délicieuses variétés.
Isabelle Ribeiro
Décembre
04
Le
chocolat : faites-vous plaisir!!!
Chocolat :
mot magique dans ces périodes de fête, s’il évoque tant de
doux et délicieux souvenirs, nombreux sont ceux qui hésitent à
y succomber.
Le
chocolat est un aliment très apprécié en France puisque nous
sommes 60% à en consommer une fois par semaine et 20% une fois
par jour, avec une consommation moyenne de 7kg de chocolat par an
et par personne. Dans le monde, plus d’un million de tonnes de
chocolat sont consommées chaque année, ce qui fait du chocolat
une gourmandise universelle.
Initialement
cultivé en Amérique pré-colombienne, le cacao était utilisé
par les médecins aztèques comme une plante médicinale et il était
la boisson sacrée des dieux Mayas. En Europe, le chocolat fut
d’abord un met réservé aux rois et aux reines et il était déjà
considéré au 18ème siècle comme un aliment stimulant, digestif
et aphrodisiaque. Il était même prescrit comme remède contre la
phtisie, le rhume, la diarrhée ou le choléra…
Le
chocolat contient 60% de glucides, 30% de lipides, 5% de protéines
et de nombreux minéraux (potassium, magnésium, phosphore,
calcium, fer).
Il est très
énergétique (500cal/100g) en raison de sa richesse en sucres
(57%) et en graisses. Il se digère très bien mais doit être
consommé avec modération chez les personnes qui assimilent mal
les graisses. Il apporte 60% d’acides gras saturés, mais il est
aussi riche en phytostérols qui favorisent l’augmentation du
bon cholestérol et la diminution des triglycérides. En
comparaison au beurre laitier, le beurre de cacao n’a pas
d’effet néfaste sur le taux de cholestérol si le chocolat est
consommé en quantité raisonnable.
Il
contient des vitamines et des polyphénols, substances qui font
actuellement l’objet de nombreux travaux visant à démontrer
leurs effets protecteurs cardio-vasculaires (dimi-
nution du
“mauvais” cholestérol et du risque de formation de caillots
sanguins).
Il
renferme des antioxydants capables de s’opposer au
vieillissement des cellules, notamment le cuivre et l’épicatéchine
(un tanin également présent dans le thé), substance qui
pourrait réduire les risques de cancer. Il est également riche
en substances toniques et stimulantes avec notamment la théobromine,
250mg/100g (substance dangereuse pour les chiens), la caféine,
70mg/100g, des cannabinoïdes et de la phénylethylamine. La théobromine
exerce une action stimulante sur le système nerveux, et de la sérotonine,
un médiateur chimique employé en pharmacologie comme antidépresseur.
Contrairement
aux idées reçues, le chocolat n’entraîne ni boutons ni
constipation, ni mal au foie, en ce qui concerne la migraine
la phényléthylamine
pourrait jouer un rôle favorisant, mais à condition de consommer
plusieurs tablettes par jour. Les véritables allergies au
chocolat seraient rares.
Le
chocolat noir n’est pas moins calorique que le chocolat au lait
mais il contient moins de sucre. Ils sont diffèrent par leurs
qualités nutritionnelles. Le chocolat noir est riche en cuivre,
100g suffisent à couvrir 22% des apports journaliers recommandés.
Il contient aussi du magnésium (112mg par tablette) et du fer. Le
chocolat au lait renferme 4 fois plus de calcium et du phosphore.
Quant au chocolat blanc c’est plutôt une friandise, bien
qu’il apporte du calcium.
En
principe le chocolat se compose de sucre, de cacao (au moins 35%),
de beurre de cacao et d’arômes (vanille), plus du lait dans sa
version lactée. Or une directive européenne récente autorise
les fabricants à introduire, en plus du beurre de cacao,
d’autres matières grasses végétales, à raison de 5% maximum
du poids total. Il peut s’agir d’huiles de palme, de karité,
de noyau de mangue nettement moins coûteuses. Ce “nouveau”
chocolat a moins de goût et d’arôme que la version
“classique”. Moins riche en cacao, il contient aussi de
moindres quantités de magnésium et d’autres oligo-éléments.
Alors que
de bonnes raisons pour profiter des fêtes de fin d’année pour
redécouvrir cette merveille qu’est le chocolat. Alors
profitez-en, nous n’avons pas toujours l’occasion de nous
faire du bien en se faisant plaisir…!!!!
Isabelle
Ribeiro
Novembre
04
Les
aigreurs d’estomac
“J ’ai
des aigreurs”, “ça brûle”, “j’ai des renvois
d’acide”. Les maux d’estomac sont fréquents mais passagers
et bénins pour la plupart. Il s’accompagnent de douleurs plus
ou moins pénibles.
Les
aigreurs d’estomac sont souvent liées au stress, à une
mauvaise hygiène de vie, à l’abus d’excitants ou encore à
la consommation de certains médicaments. Pour assurer une bonne
digestion, votre estomac réclame quelques ménagements et si vous
l’agressez sans arrêt, vous risquez de mettre en danger la
muqueuse qui le tapisse. Les atteintes peuvent aller de la simple
inflammation (gastrite) à l’ulcération voire la perforation.
Si vos maux persistent ou récidivent, ils peuvent révéler une
maladie plus grave, n’attendez pas pour consulter votre médecin.
La
digestion commence dans la bouche : les aliments y sont broyés,
mastiqués, soumis à l’action de la salive. Ils sont ensuite
avalés, passent dans l’œsophage qui débouche dans
l’estomac. Un “clapet” assure la fermeture entre les deux
organes et empêche la remontée du bol gastrique vers la partie
basse de l’œsophage (reflux gastro-oesophagien). Il touche
environ 30 à 45% de la population.
A
l’autre extrémité, la jonction est établie avec le duodénum
au niveau du pylore. L’estomac a pour fonction la pré digestion
des aliments, il assure leur brassage et secrète quantité
d’enzymes (dont la pepsine, impliquée dans la digestion des
protéines) et d’acide chlorhydrique qui composent le suc
gastrique. Une fois bien mélangés, prédigérés, transformés
en un liquide épais les aliments sont dirigés vers le duodénum.
La
protection de la muqueuse gastrique est assurée par le mucus qui
adhère à cette muqueuse et s’oppose à la diffusion des ions
acides et aussi par la secrétion de bicarbonates qui neutralisent
l’acidité. Les aigreurs ou brûlures qui signent la gastrite
surviennent lorsqu’il se produit un déséquilibre entre les
systèmes de protection et les facteurs d’agression. Un cran
au-dessus, l’ulcère gastrique ou duodénal correspond à une
perte de muqueuse gastro-duodénale.
Les ennuis
commencent une fois que le bol alimentaire a quitté l’estomac,
le liquide acide restant n’a plus de substrat à traiter et
s’il est en excès il devient agressif pour les muqueuses.
C’est d’ailleurs à distance des repas (1 à 3 heures après)
que les douleurs se manifestent, elles peuvent même réveiller la
nuit. Elles se présentent sous forme de crampes ou de brûlures
et peuvent être calmées par les aliments ou par un antiacide.
Au banc
des accusés les excitants (café, épices), les alcools forts, le
tabac.. (la nicotine augmente le risque de survenue d’ulcère et
en ralentit la cicatrisation).
N’abusez
pas de l’automédication qui calme la douleur mais peut masquer
une complication.
Redoublez
de prudence si vous prenez souvent des anti-inflammatoires non stéroïdiens
ils affaiblissent les défenses de la muqueuse et peuvent
provoquer une irritation voire une ulcération de la paroi
gastrique.
La majorité
des aigreurs sont soulagée par des mesures d’hygiène de vie.
Evitez de
jeûner sous prétexte que vous avez du mal à digérer,
l’alimentation exerce un effet tampon sur l’acidité
gastrique, il vaut mieux au contraire fractionner les repas (4 ou
5 fois par jour).
Adoptez
une alimentation variée et équilibrée en évitant les
plats en sauce, les fritures, les fromages fermentés et les
graisses. Elles retardent la vidange gastrique et prolonge le séjour
des aliments dans l’estomac provoquant une sensation de lourdeur
(le fameux poids sur l’estomac!).
Limitez la
consommation d’excitant qui augmentent l’acidité de
l’estomac : café, alcool, épices, chocolat, condiments, tabac.
Essayez de
manger au calme et prenez le temps de mastiquer. Une bonne
mastication conditionne en partie le bon déroulement de la
digestion, elle laisse à la salive le temps d’agir.
Pratiquez
régulièrement une activité sportive.
Evitez le
port de vêtements trop serrés qui exercent une pression
abdominale. Ne vous coucher pas immédiatement après dîner. Si
toutes ces mesures ne suffisent pas consulter votre médecin qui
pratiquera une fibroscopie afin de voir quelles sont les lésions
réelles et adaptera le traitement efficacement.
Ne laissez
pas quelques maux d’estomac vous gâcher la vie et vous rendre
grincheux agissez!!!!!
Isabelle
Ribeiro
Octobre 04
Nos
“ados” sont fatigués!!!!
La rentrée
n’est pourtant pas si éloignée mais le matin, ils sont “hébétés”,
le soir, ils sont “vidés” et dans la journée, ils sont
“nases”, “éreintés”….
Ce manque
d’entrain que nombre de parents mettent sur le compte des grands
bouleversements de l’adolescence est parfois le signal d’un
trouble physique ou psychologique plus profond, à prendre au sérieux….
ou tout simplement une hygiène de vie à revoir.
La fatigue
“normale” répond à un stress ou à un effort prolongé, elle
se dissipe plus ou moins rapidement au repos. L’asthénie
correspond à un état chronique dont l’installation est
progressive et qui peut durer plusieurs semaines, voire plusieurs
mois. Elle n’est pas liée à un effort particulier et ne
disparaît pas au repos. On distingue l’asthénie physique la
sensation de fatigue apparaît au cours de la journée et atteint
son maximum le soir et la psychasthénie ou fatigue psychique dans
laquelle morosité, idées noires, mal-être… sont parfois les
prémices d’une véritable dépression. On le sait bien le
passage de l’enfance à l’âge adulte est en dehors de tout
contexte pathologique, générateur de fatigue : aux rapides
transformations physiques (plus 25 à 30cm en taille, plus 20 à
25kg en poids, apparition des caractères sexuels secondaires,
modifications du corps…) s’ajoutent les bouleversements
hormonaux, la maturation psychique, sans oublier le travail à
fournir pour mener à bien la scolarité. De quoi induire une
fatigue bien naturelle qu’il ne faut pas confondre avec la
fatigue liée à des causes médicales.
Au cours
de ce passage progressif vers le monde adulte, l’adolescent
revendique aussi plus de liberté, plus d’autonomie et affiche
une opposition systématique à tout ce qui de près ou de loin
s’inscrit dans les normes familiales jusqu’alors respectées.
Ainsi
c’est le moment où pour mieux surmonter les épreuves de la
puberté, il aurait besoin d’avoir une alimentation équilibrée,
de bien dormir, de s’oxygéner… alors que bien souvent il
mange n’importe quoi ou suit un régime aberrant, passe ses
nuits sur Internet au lieu de dormir et ses dimanches au lit au
lieu de prendre l’air!
A 16 ans
un jeune a davantage besoin de sommeil qu’à 12 ans,
l’organisme produit en effet durant la nuit les nombreuses
hormones indispensables à sa transformation en adulte. Se coucher
tôt est aussi une bonne habitude car c’est à la fin de
l’adolescence que se fixent les rythmes du sommeil. Ce qui
conduit les spécialistes à recommander selon les enfants de 9 à
12 heures de sommeil.
On est
souvent loin du compte avec les levers au petit matin, les longues
journées d’école, le travail à faire chez soi…. Etre
disponible et compréhensif ne dispense pas les parents de tenter
d’obtenir que l’adolescent respecte les principes de bases
d’une bonne hygiène de vie. En faisant intervenir au besoin le
médecin de famille ou le pharmacien afin que ces derniers donnent
des conseils mieux adaptés et qui lui paraîtront plus sérieux
s’ils viennent d’un tiers qu’ils respectent. Limiter les
sorties trop tardives, ne pas laisser passer le train du sommeil
(paupières lourdes, bâillements…), aérer la chambre, écouter
de la musique plus calme le soir… pourront l’aider à se détendre
afin de passer une meilleure nuit.
A cette période
où le corps enfantin se transforme progressivement en un corps
adulte, l’alimentation aussi est primordiale. C’est pourtant
l’âge des régimes faméliques ou du hamburger, soda sucré
avalé en vitesse. S’il est difficile d’intervenir sur les
repas pris à l’extérieur, le petit déjeuner, lui se prend à
la maison et vous pouvez en profiter pour rétablir l’équilibre
; jus de fruits, yaourt, fruits, céréales, œufs apporteront une
part des nutriments indispensables : vitamine A et C, magnésium,
calcium et autres oligo-éléments. Si votre ado rechigne à
prendre du temps pour le petit déjeuner pensez au petit coup de
pouce des cocktails vitamines oligo-éléments que vous proposera
votre médecin ou votre pharmacien. Pour inciter l’ado à passer
ses repas en famille, évitez absolument les conflits et les règlements
de compte jouez plutôt la détente et la gaieté pendant le
repas.
Si la
fatigue à l’adolescence est souvent liée à une mauvaise hygiène
de vie, elle a parfois une cause médicale qu’il faut
identifier. Il s’ennuie, se traîne, perd le goût de tout à
des idées noires attention à la dépression.
S’il est
fatigué, fiévreux, sans appétit il a peut être contracté la
mononucléose infectieuse appelée également “maladie du
baiser”.
Le virus
se transmet essentiellement par la salive, contagieuse mais bénigne
elle peut même passer inaperçue, elle provoque l’apparition de
ganglions gonflés au niveau du cou, des aisselles de l’aine.
Après une période d’incubation de 2 à 6 semaines, apparaît
classiquement une forte angine, rouge ou blanche, associée à de
la fièvre, des maux de tête, des courbatures ou des contractures
musculaires…
La fatigue
très intense est le signe clinique le plus marquant, souvent le
plus alarmant. Une simple prise de sang confirmera le diagnostic.
Le traitement est avant tout celui des symptômes, la patience étant
la meilleure arme.
La fatigue
de l’adolescent n’est pas une simple banalité alors prenons là
au sérieux car si ce dernier a besoin de prendre sa liberté et
son envol il appréciera également qu’on s’occupe de
lui……
Isabelle
Ribeiro
Septembre
04
S’arreter
de fumer: oui mais sans grossir!!!!!
La
rentrée est souvent synonyme de bonnes résolutions, le plus dure
est alors de s’y tenir. Le prix des cigarettes augmentant et
devenant de plus en plus prohibitif pourquoi ne pas profiter du
retour des vacances pour s’arrêter de fumer?
Oui
me direz vous mais vous avez peur de prendre quelques kilos
superflus.
La
perspective de prendre des kilos sitôt l’arrêt de la cigarette
démotive plus d’un fumeur.
Voyons
ensemble comment y remédier!
Dans
l’entre-deux-guerres, les publicités encourageaient les femmes
à fumer plutôt que de craquer sur des sucreries pour éviter de
grossir. Aujourd’hui cette crainte n’incite plus à fumer mais
empêche bon nombre de fumeurs et surtout de fumeuses à arrêter.
Il est vrai que plus de deux tiers des fumeurs prennent des kilos
quand ils arrêtent : en moyenne 2,8 kilos pour les hommes et 3,8
kilos pour les femmes. 10% des ex-fumeurs et 14% des ex-fumeuses
“gagneraient” même plus de 13 kilos…..
Cette
prise de poids s’explique de plusieurs façons, mais la
principale est le retour au poids naturel, c’est à dire celui
que le fumeur aurait eu s’il n’avait pas fumé. La nicotine
augmente en effet artificiellement les dépenses énergétiques de
l’organisme. Les grands fumeurs “brûlent” ainsi 200 à 400
calories de plus par jour (de la graisse principalement) surtout
s’il continue à se nourrir comme avant et à ne pratiquer
aucune activité physique.
L’augmentation
de l’insuline provoque aussi des fringales et une attirance pour
les aliments sucrés. Et comme l’effet coupe faim de la
cigarette disparaît l’appétit augmente, surtout le premier
mois.
Autre
raison le besoin de s’occuper les mains et de combattre le
manque quoi de mieux que de compenser par des bonbons, sucettes,
chewing gum ou autres sucreries le tout riche en calories.
Autre
cause le stress, la cigarette vient souvent combler un manque ou
calmer un stress trop important, à l’arrêt de cette dernière
la compensation par des aliments peut se faire ressentir.
Cela
dit grossir à l’arrêt du tabac n’est pas une fatalité bien
heureusement puisqu’un tiers des fumeurs ne prennent pas de
poids. Il est possible de se maintenir ou de limiter la prise de
kilos qui seront plus faciles à reperdre un peu plus tard (une
chose à la fois pas tous les combats en même temps!).
Mais
surtout ne faites pas de régime draconien deux grosses
contraintes en même temps et c’est l’échec garanti!!
Mieux
vaut être raisonnable et adopter dès le premier jour d’arrêt
quelques règles d’alimentation et d’hygiène de vie simple et
de bon sens.
Réduisez
les graisses, en particulier saturées,
apportées par les charcuteries, les plats en sauce, les
fromages, les viandes grasses, les viennoiseries…
Mangez
des “bonnes” protéines pour garder vos muscles : viande
maigre, poissons, laitages allégés.
Consommez
plus de fruits et de légumes que d’habitude.
Buvez
davantage pour couper les fringales et éliminer (thé, eaux
aromatisées, boissons aux édulcorants….. (attention aux sodas
très sucrés et riches en calories).
Eviter
le plus possible de grignoter entre les repas ou sinon grignoter
intelligent (un fruit, un laitage…).
Faites
régulièrement de l’exercice physique. Profitez de votre forme
retrouvée grâce à l’arrêt de la cigarette. 1 heure de marche
permet de brûler autant de calories que si vous fumiez 20 à 30
cigarettes. En même temps vous contrôlerez les besoins
compulsifs de tabac et vous diminuerez le stress, cause principale
de la rechute.
Vous
pensez ne pas y arriver tout seul et vous redoutez de prendre trop
de kilos, n’oubliez pas les consultations anti-tabac (vous
trouverez les coordonnées auprès de votre médecin traitant, de
l’hôpital le plus proche ou sur Internet : www.tabac-info.net)
où l’on vous donnera des conseils pratiques adaptés à votre
profil (mode de vie, habitudes alimentaires…). Les substituts
nicotiniques (gommes, comprimés, patchs…) disponibles en
pharmacie sans ordonnance peuvent aussi vous aider à contrôler
la prise de poids.
Ce
combat n’est pas à mener seul même très motivé alors
faites-vous aider, cela n’a rien de déshonorant bien au
contraire le principal est d’atteindre son but. Alors bon
courage et bonne chance dans ce combat vous en sortirez forcément
mieux, plus fort, plus beaux et plus riches!!!!!
Isabelle
Ribeiro
Juillet
04
Piqûres,
brûlures, morsures : les bons réflexes!!!!
Avec
les beaux jours, les sorties et les activités de plein air se
multiplient. Les brûlures, piqûres et autres blessures aussi.
Mer,
air, terre, forêts… partout il y’a des petites bêtes qui
mordent ou qui piquent et c’est en été que nous avons le plus
de risques de les rencontrer. Comment les éviter et se soigner
pour ne pas transformer les vacances en mauvais souvenir!
Ça
pique, ça mord :
Les
oursins : en cas de piqûres retirez tous les piquants avec une
pince à épiler afin de ne laisser aucun morceaux puis bien désinfecter.
L’idéal pour les éviter est de ne pas marcher pieds nus dans
les rochers.
Les
méduses : Il faut savoir que les lésions peuvent n’apparaître
que 3 semaines plus tard!!
En
cas de contact avec une méduse il faut immédiatement rincer à
l’eau de mer puis à l’eau douce sans frotter.
Consultez
un médecin si les plaques persistent ou au moindre signe anormal
(malaise, œdème…).
Ne
vous grattez pas sinon vous risquez de rompre les petits filaments
transparents dont les vésicules sont remplies de venin urticant.
N’appliquez rien sur la peau avant de demander conseil à un médecin
ou un pharmacien.
Les
vipères : Sur 1000 à 2000 personnes mordues chaque année, on déplore
1 à 3 décès. Une fois sur trois la morsure de vipère ne libère
pas de venin.
Lors
des promenades en forêt porter des chaussures montantes et des
pantalons et n’hésitez pas à taper un peu des pieds en
marchant pour les prévenir de votre arrivée afin qu’elles
s’enfuient. En cas de morsure, entourez-la d’un linge froid,
si vous en avez une utilisez une pompe à venin. Faites vous
diriger calmement vers l’hôpital le plus proche. Dans la
majorité des cas le médecin se contentera d’une surveillance
durant deux à trois jours et un traitement antibiotique.
Si
vous croisez un serpent ne bouger pas attendez qu’il passe son
chemin. Ne vous agitez pas en cas de morsure afin d’éviter
toute dissémination du venin dans l’organisme par augmentation
du rythme cardiaque. Evitez de sucer la plaie pour aspirer le
venin et n’injectez aucun sérum antivenimeux. Les risques
d’allergie au sérum sont très élevés. Ne faites pas de
garrot, qui en arrêtant toute circulation artérielle, empêche
aussi l’oxygénation des tissus et le retour veineux. Deux
risques guettent le blessé : la gangrène au-dessous du garrot
(par manque d’oxygène), et l’arrêt cardiaque quand on retire
le garrot (les toxines accumulées remontent alors brutalement
vers le cœur).
Abeilles,
guêpes et frelons : Les insectes piqueurs tuent 20 à 25
personnes par an (choc allergique brutal).
Dans
la majorité des cas, les piqûres n’entraînent qu’une
rougeur parfois spectaculaire.
Il
faut retirer le dard en pressant la peau de part et
d’autre. Puis désinfectez. La pompe à venin peut aussi
être utile. Le recours à un médecin est nécessaire en cas de
piqûre dans la gorge, de douleur violente ou si la rougeur ou le
gonflement se généralise sur tout un membre voire sur tout le
corps.
Si
une guêpe ou une abeille se pose sur vous essayez de ne pas
bouger et laissez-la repartir tranquillement.
Ça
brûle :
Barbecue
: Il est responsable d’innombrables accidents et ce chaque année
dès les premiers beaux jours.
En
cas de brûlures passez les parties atteintes sous l’eau froide
en prenant soin de laisser couler l’eau un peu plus haut que la
plaie afin que le jet ne tombe pas directement sur l’endroit de
la brûlure, et cela environ 15 minutes. Si les brûlures semblent
étendues ou profondes appelez les urgences (SAMU ou pompiers).
N’allumez
jamais le barbecue avec de l’alcool ou de l’essence. Ne
laissez pas les enfants jouer à proximité et surtout ne mettez
jamais de corps gras (huile, beurre) sur la lésion.
Soleil
: Exposez-vous progressivement pas plus d’un quart d’heure le
premier jour. Utilisez un bon écran de protection, buvez régulièrement
pour vous réhydrater. Adoptez une alimentation riche en fruits
(antioxydants). Au retour de la plage rincez la peau à l’eau
douce pour éliminer le sable, le sel et les produits solaires. En
cas de coup de soleil appliquez des compresses d’eau froide et
une pommade cicatrisante (type biafine). Si les brûlures sont étendues
ou importantes entraînant frissons, nausées, démangeaisons,
taches de décolorations, fatigue générale, consultez un médecin
au plus vite.
Ne
vous exposez jamais aux heures les plus chaudes. N’utilisez pas
de produits solaires faits maison ils ne possèdent pas de filtres
indispensables pour être suffisamment protecteur.
Eviter
de garder les produits de l’an passé s’ils ont été ouverts
car ils perdent de leur qualité protectrice.
Ça
saigne : Une blessure en randonnée, sur un bateau, à vélo
c’est fréquent.
Lorsqu’il
s’agit d’une petite plaie, comprimez la simplement à l’aide
d’une compresse ou d’un tissu. Lavez la blessure à l’eau
savonneuse, appliquez un antiseptique et mettez un pansement ou
faites un bandage sans serrer.
En
cas de saignement important (plaie sur une grosse veine ou sur artère
(identifiable grâce à son jet puissant), faites un point de
compression avec le pouce en appuyant fermement. Appelez les
secours en expliquant le mieux possible la situation.
Nous
attendons tous nos vacances avec impatience, alors ne laissons pas
de petits incidents les gâcher, notre meilleure arme est la prévention
mais en cas piqûre, brûlures ou plaies connaître les premiers
soins peuvent vous être d’un grand secours!!!!
Isabelle
Ribeiro
Juin
04
Le
mal des transports
En
bateau, en auto, en avion ou en train, un enfant sur deux et un
adulte sur trois souffrent du mal des transports (cinétose pour
les médecins). La perspective désagréable d’être malade
pendant tout un trajet suffit parfois à faire renoncer à un
voyage. Heureusement il existe de nombreux moyens pour y remédier.
Sans
être très grave “ce mal au cœur” est très pénible pour
celui qui en souffre et n’est pas toujours compris par
l’entourage qui croit à un caprice, jusqu’à ce que les
choses se gâtent réellement. Votre pharmacien vous conseillera
la prise de médicaments homéopathiques ou en allopathie (médecine
traditionnelle) qui limiteront l’incidence des malaises et
aideront au bon déroulement de votre voyage.
Aussi
étrange que cela puisse paraître, l’origine du mal des
transports se situe dans l’oreille. Il se produit une
discordance entre les capacités d’adaptation du vestibule,
organe de l’équilibre situé dans l’oreille interne, et les
secousses et les stimulations excessives provoquées lors des déplacements.
Tous les mouvements sont bons pour déclencher les affres du
“mal au cœur” et vous gâcher la joie du départ. Le tableau
clinique n’est pas réjouissant : vous commencez à vous sentir
fatigué, vous avez mal à la tête, vous transpirez, vous
frissonnez, vous avez des nausées et une forte envie de vomir.
Lorsque les vomissements persistent, ils peuvent entraîner des
troubles profonds et vous plonger dans un état de somnolence et
de torpeur ou, au contraire, dans un état d’agitation et
d’anxiété. Heureusement la fin du voyage apporte un
soulagement salutaire assez rapide.
Certaines
personnes n’ont jamais connu le mal des transports et ce quelles
que soient les conditions, ce qui ne veut pas dire qu’elles ne
le connaîtront jamais!
La
fréquence du mal des transports dépend de la sensibilité de
chacun et des mouvements auxquels nous sommes soumis en fonction
du type de transport. En voiture votre malaise est déclenché par
le confinement, le manque d’aération, les odeurs, la fatigue.
Si
en plus le conducteur a une conduite un peu sportive (vitesse,
virages serrés, accélération brutale), votre état peut virer
à la catastrophe!
Le
mal de mer est la conséquence directe des mouvements lents du
bateau. La mer n’est pas toujours d’huile et le tangage ou le
roulis peuvent laisser de mauvais souvenirs.
En
train, c’est la position assise en sens contraire de la marche
qui peut incommoder. En avion, le mal des transports est plus lié
à une sensibilité individuelle ou à une angoisse qu’aux réels
mouvements de l’avion. Ce n’est plus vrai lorsque la météo
s’en mêle avec la traversée des fameux trous d’air ou des
zones de turbulence, l’avion est alors bien secoué et nous
avec.
Les
antinaupathiques, médicaments pour éviter le mal des transports,
peuvent être pris à titre préventif. Il en existe de nombreux
et il est préférable de demander conseil à son médecin ou son
pharmacien avant le départ.
Ils
agissent sur le centre du vomissement en inhibant son mécanisme
et ils ont un effet anti-vertiges et anti-nausées. Vous devez les
prendre une demi-heure à une heure avant le départ et renouveler
la prise au cours du voyage si nécessaire. Leur effet indésirable
majeur est le risque de somnolence mais ce n’est pas gênant si
vous ne pensez pas prendre le volant en cours de route et si
l’effet s’estompe à l’arrivée. L’homéopathie est une
alternative intéressante, surtout pour les enfants. Elle est dénuée
de contre indications et d’effets secondaires notamment sur la
vigilance. Il existe également un patch à coller derrière
l’oreille, il est très efficace pour les longs trajets mais sa
délivrance demande un avis médical.
Pour
prévenir plutôt que guérir, évitez de jeûner ou à
l’inverse de trop manger avant le départ. Sur un bateau
tenez-vous plutôt sur le pont qu’à l’intérieur du bateau.
Diminuez les mouvements de tête. Fermez les yeux ou fixer un
point éloigné. Ne lisez pas en voiture et n’utilisez pas de
jeux vidéos. Choisissez la partie la plus stable du véhicule, en
place avant dans une voiture, voyagez au milieu d’un bateau ou
entre les ailes dans un avion.
Le
voyage c’est le début des vacances, alors ce serait si bête de
gâcher ce moment magique et souvent intéressant pour les
paysages traversés, alors pensez-y avant de partir!!!
Isabelle
Ribeiro
Mai
04
Caries??
Attention à vos dents!!!
Caries,
tout le monde connaît le terme mais beaucoup d’entre nous
pensons que cela ne touche que les enfants “accro” des
bonbons. Si cela peut être un facteur favorisant il n’en est
pas la seule cause et tout le monde petits et grands peuvent en
souffrir.
La
généralisation du brossage des dents biquotidien et l’emploi
courant du fluor dans les dentifrices ont nettement fait chuter le
nombre de caries en 30 ans.
Pourtant
ces attaques de l’émail font encore de nombreuses victimes.
L’apport
régulier de fluor (par le dentifrice), les brossages fréquents
et les visites semestrielles de contrôle chez le dentiste
suffisent généralement à se protéger du risque carieux.
Malheureusement
ces conditions ne sont pas toujours respectées et à certains âges
de la vie ou dans certaines situations, nos dents sont particulièrement
susceptibles aux attaques de la plaque dentaire…
Dès
ses premières années, l’enfant doit apprendre à se brosser
les dents. Souvent il grignote toute la journée, avec une préférence
pour les aliments sucrés et/ou acides. En supprimant ces mises en
contact répétés de l’émail avec le sucre, on limite réellement
le risque de caries. Pour le brossage, choisissez un dentifrice
dont le dosage en fluor est adapté à l’âge de l’enfant.
C’est un taux relativement faible qu’il faut respecter car les
enfants de moins de 6 ans ont tendance à avaler du dentifrice
lors du brossage.
Les
dentifrices pour enfants apportent donc peu de fluor. Pour une
efficacité optimale, l’idéal est que les parents mettent la
bonne dose de dentifrice sur la brosse et surveille le brossage.
Vers 6 ans lorsque les dents définitives sortent, la vigilance
doit être encore plus assidue. Vers 12 ans le brossage et
l’utilisation d’un dentifrice fluoré sont encore plus
importants car l’émail est poreux pendant plusieurs mois après
son apparition et donc très susceptible à la carie. A
l’adolescence lorsque les dents définitives sont sorties et
bien installées, les dentifrices plus dosés en fluor peuvent être
utilisés sans restriction. Cette période est aussi le moment
choisi pour l’orthodontie. L’encombrement des appareils et les
“recoins” qui piègent les débris alimentaires majorent le
risque de caries. Le brossage doit être minutieux et fréquent
avec un dentifrice spécifique et une brosse à dents adaptée.
Autre
moment privilégié pour la carie, la grossesse ;
Avec
une hygiène dentaire soigneuse et des soins appropriés chez son
dentiste le vieux dicton “un enfant, une dent de perdue” n’a
plus cours.
La
femme enceinte cumule les raisons de prendre soin de ses dents :
non seulement elle parie sur leur bon état futur, mais elle
travaille aussi pour la santé de son bébé.
Le
mauvais état bucco-dentaire des futures mères provoquerait la
naissance de bébés de poids statistiquement plus faible…. Et
après la naissance, il est prouvé qu’il existe une
transmission microbienne buccale de la mère vers l’enfant.
Quand la maman goûte les petits plats pour voir si ce n’est pas
trop chaud par exemple elle donne l’occasion aux bactéries de
contaminer bébé!
Le
vieillissement ainsi que la prise de certains médicaments entraînent
une baisse de sécrétion
salivaire.
Or la salive est le meilleur anti-carie qui soit! Lorsqu’elle se
fait plus rare, son pouvoir de neutralisation des acides est
insuffisant, elle stagne et les bactéries prolifèrent.
Généralement
ce manque de salive s’accompagne d’une légère altération du
goût, de la nécessité de boire davantage au cours des repas et
d’une mauvaise haleine. On le constate lors de certains
traitements médicaux au long cours mais également après une
radiothérapie ORL. Lors de ces épisodes ou la sécrétion de
salive est insuffisante, l’hygiène buccale est plus que jamais
primordiale et seule capable de prévenir les caries. Les
brossages fréquents avec un dentifrice au fluor (dont le dosage
est spécifiquement adapté) améliore la reminéralisation de
l’émail dentaire et lui permettent de mieux résister aux
attaques bactériennes.
Plusieurs
autres populations sont à risque aggravé de caries et, plus généralement,
de troubles bucco-dentaires y compris de gingivite.
Parmi
elles, les personnes âgées qui souvent n’ont plus envie de se
nourrir correctement et ont perdu de leur dextérité pour assurer
leur hygiène dentaire.
Ou
encore les fumeurs, plus sujets aux problèmes gingivaux et, par
conséquent, aux déchaussements de leurs dents.
Dans
ce cas, la racine des dents est mise à nu ; ainsi exposée aux
fluides buccaux, elle présente un risque plus élevé de carie
que l’émail.
En
outre le nettoyage inter dentaire devient de plus en plus
difficile. L’alternance entre un dentifrice à haute teneur en
fluor et un dentifrice spécifique aux pathologies gingivales
semblent adaptée pour couvrir les risques multiples en cas de déchaussement.
Lorsqu’on
se sait plus sensible aux caries pour diminuer les risques la prévention
s’impose.
Nous
connaissons aujourd’hui l’implication majeure de la plaque
dentaire dans la survenue des caries. L’éliminer aussi fréquemment
que possible est donc la première des dispositions à prendre :
un brossage après chaque repas est indispensable, ainsi que la réduction
des grignotages ou de prise de boissons sucrées entre les repas.
En
outre le rôle du fluor par voie locale dans la reminéralisation
de l’émail étant aujourd’hui avéré, le choix du dentifrice
et de son dosage en fluor devra être adapté à l’âge et à la
nature du risque.
Une
carie peut être très douloureuse et met en péril l’avenir de
la dent alors ne prenons pas de risques inutiles!!!
Isabelle
Ribeiro
Avril
04
L’intolérance
au gluten : une vigilance permanente!!!!
La
maladie cœliaque est une forme d’intolérance alimentaire
intestinale au gluten, partie protéique du blé et de certaines céréales.
Le traitement consiste à exclure le gluten dont la présence est
à rechercher avec une vigilance d’autant plus pointilleuse que
le blé est à la base de notre alimentation.
La
maladie cœliaque peut se manifester à tout âge, chez le très
jeune enfant dès l’introduction des farines céréalières
ordinaires, les farines destinées aux nourrissons de moins d’un
an sont sans gluten, mais aussi chez l’adolescent ou l’adulte.
Cette intolérance est liée à un dysfonctionnement survenant sur
un terrain génétique prédisposé. En cas de consommation de
gluten, apparaissent immédiatement des troubles digestifs :
diarrhées, vomissements et amaigrissement liée à la mauvaise
assimilation des aliments. Le diagnostic s’appuie nécessairement
sur une biopsie intestinale et
sur un dosage sanguin qui confirme la présence dans le sang de
certains anticorps (antitransglutaminase et antigliadine).
Une
fois le diagnostic établi le malade cœliaque doit suivre un régime
strict sans gluten dont l’observance rigoureuse augmente les
chances de régression voire de disparition au bout de quelques
années.
Le
principe du régime est simple mais sa mise en œuvre très
difficile car le gluten est omniprésent dans notre alimentation
et sous des formes très diverses. La restriction totale concerne
donc essentiellement les différentes variétés de blé, le
seigle, l’orge et l’avoine.
Pour
les articles du commerce pré-emballés c’est l’étiquette qui
fournit les renseignements donc aucun aliment indiquant la présence
de blé, d’orge, de seigle, d’avoine, d’amidon, d’amidon modifié ou
d’autres ingrédients pouvant contenir de l’amidon (sucre
glace, chocolat…) ne doit être acheté.
Actuellement
seuls les produits pour nourrissons sont obligés de préciser
“sans gluten”. Pour les autres produits la mention “contient
du gluten” “n’est pas obligatoire”. Au moindre doute n’hésitez
pas à appeler le fabricant.
Il
existe un grand projet de directive européenne qui obligera les
fabricants à mentionner sur l’étiquette les principaux allergènes
alimentaires dont le gluten.
En
pratique il faut supprimer tout ce qui est à base de farine de blé
et d’autres céréales interdites même à l’état de traces.
Donc pas de pain, de biscottes, de céréales de petit déjeuner,
aucun biscuit, aucune viennoiserie, pas de chapelure, pas de pâte
feuilletée ni de pâte brisée, pas de semoule, pas de beignets,
pas de crêpes, ni de chocolat, ni de poudre de chocolat (sauf en
cas de cacao pur), de confiseries, de nougat, de sucre glace et
bien évidemment pas de préparation à base de farine de blé.
Sont
autorisés les produits contenants du maïs, de la maizéna, du
tapioca, du riz, de la farine de riz, du soja, de la farine de
soja, du sarrasin du manioc et les produits diététiques sans
gluten.
En
règle générale préférez le “fait maison” à
l’industriel au moins vous serez sur des ingrédients.
Vous
n’avez pas droit aux pâtes ordinaires (il en existe sans
gluten) mais vous pouvez manger du riz, des pommes de terres (pas
de pommes dauphines qui contiennent du gluten dans la pâte), pas
de raviolis, de quiche, de pizza, de préparations panées, en
beignet, en croûte, de farces (souvent faites avec de la mie de
pain), pas de quenelles. En revanche vous pouvez manger des légumes
secs mais faits maisons car les “industriels” contiennent des
épaississants dans la sauce.
Pas
de problèmes pour les fruits et légumes, les viandes, les
poissons, le jambon et les oeufs de préférence faits maison.
Le
lait est autorisé mais pas le lait chocolaté ni aromatisé, pas
de laits gélifiés ni d’œufs au lait ou autres préparations
lactées. Tous les yaourts et fromages blancs sont autorisés. Méfiez-vous
des versions aromatisées ou aux fruits. Les fromages sont autorisés
sauf les fromages fondus, à tartiner, à la crème qui peuvent
contenir d’autres substances que du lait.
Le
beurre, la crème fraîche, et les huiles sont permises mais pas
en version allégée.
Evitez
la moutarde, le poivre et les épices moulus( préférez les
versions en grains entiers, car dans les versions moulues il peut
y avoir des anti-agglomérants à base d’amidon) et la levure
chimique. Toutes les boissons sont autorisées sauf la bière, les
panachés et les infusions en sachets.
Pour
mieux vous informer l’AFDIAG (Association Française Des Intolérants
Au Gluten) 2 rue de Vouillé 75015 Paris (01 56 08 08 22 ou
www.afdiag.org) vous renseignera sur les produits autorisés,
interdits, les magasins diététiques spécialisés…
Nous
ne connaissons pas notre chance nous qui pouvons manger de tout
sans trop y penser alors pour une fois cessons de nous regarder le
nombril……!!!!!!
Isabelle
Ribeiro
Mars 04
La
cystite : une
infection pas si banale
À l’origine de 3 millions de consultation
chaque année, l’infection urinaire est le plus souvent une
maladie féminine. Dans 80% des cas il s’agit de cystite aiguë
ans complications dont les récidives sont fréquentes.
La cystite aiguë simple est une affection bénigne, sans gravité
immédiate, mais dont les symptômes sont très douloureux. Avec
un traitement correct débuté précocement, le soulagement se
fait sentir en 24 à 72 heures en évitant les complications.
L’appareil urinaire se compose d’une partie haute (avec les
deux reins, les bassinets et les deux uretères) et d’une partie
basse composée de la vessie et de l’urètre. Les reins
produisent l’urine, les bassinets et les uretères la conduisent
vers la vessie où elle s’accumule avant d’être évacuée par
l’urètre. La cystite est une infection aiguë ou chronique du
contenu de la vessie et une inflammation de la paroi vésicale.
Ses symptômes sont très caractéristiques et doivent vous
alerter : besoin impérieux d’uriner tout au long de la journée,
brûlures douloureuses lors de l’émission des urines, mictions
peu abondantes et troubles, une impression de grande fatigue et
parfois de la fièvre.
Les germes responsables sont nombreux et variés mais le plus
courant est une bactérie d’origine digestive nommée l’Eschérichia
coli.
Les femmes sont principalement concernées car leur méat urinaire
est situé en avant du vagin, lui même positionné en avant de
l’anus. Cette anatomie favorise l’infection vésicale à
partir des colibacilles intestinaux issu de la flore fécale et
des germes de la flore périnéale avec relais par le vagin. Le
diagnostic se fait grâce à un examen des urines l’ECBU (examen
cyto bactériologique des urines) qui permettra de déterminer le
germe responsable de l’infection et d’adapter ainsi
l’antibiothérapie.
La cystite aiguë simple est sans conséquence à terme sur la
fonction rénale, mais elle se rappelle à votre bon souvenir plus
ou moins fréquemment. En cas de récidives fréquentes le médecin
devra en rechercher la cause.
Pendant la grossesse le risque de complication vers une pyélonéphrite
est plus élevé. La cystite n’a alors pas d’incidence sur la
prématurité et le développement du fœtus. La pyélonéphrite
est une infection du parenchyme rénal. Elle s’accompagne de fièvre
et de douleurs lombaires avec une présence importante de germes
dans les urines. Son pronostic est grave et constitue une urgence
médicale car sans soins la maladie comporte toujours un risque de
passage à la chronicité qui peut aboutir à une insuffisance rénale
voire même une septicémie.
Après la ménopause les infections urinaires peuvent être également
plus fréquentes du fait de la diminution du taux d’œstrogènes
qui atrophie la flore vaginale. Le traitement hormono-substitutif
associé à un traitement local avec une crème à base d’œstrogènes
corrige ce déséquilibre. Les germes responsables sont les mêmes
qu’en période d’activité génitale.
Chez les diabétiques une surveillance systématique des
infections est vivement recommandée car 12% des cystites se présentent
sans symptômes évidents.
Le respect d’un certain nombre de règles d’hygiène permet de
réduire la fréquence des récidives ou d’améliorer une
cystite en cours.
Ne laissez pas une constipation s’installer et traitez une
diarrhée car toutes deux peuvent propager des germes. Observez
une bonne hygiène corporelle intime, avec une toilette externe à
l’aide de produits non agressifs pour les muqueuses. Evitez le
port de pantalons trop serrés ou de sous-vêtements synthétiques
qui favorisent la macération et la multiplication de certaines
bactéries.
Pensez à boire régulièrement : uriner élimine les bactéries!
Vous devez donc les entretenir au rythme de 5 à 6 par jour par
des apports hydriques abondants (au moins 1,5 litre par jour).
Videz régulièrement et complètement votre vessie sans chercher
à vous retenir en cas de besoin. Si vous n’arrivez pas à bien
vider votre vessie faites en part à votre médecin car les résidus
favorisent l’infection.
Les relations sexuelles peuvent être impliquées dans la survenue
de cystite, l’acte sexuel aidant mécaniquement le passage des
bactéries vaginales vers le méat urinaire. Uriner après un
rapport sexuel peut être une bonne mesure préventive.
Effectuez toujours votre toilette intime de l’avant vers
l’arrière afin de ne pas ramener les germes intestinaux pouvant
être présent dans les selles.
Surveillez votre alimentation en évitant les épices et
l’alcool qui peuvent être irritants ainsi que les sports comme
la moto, l’équitation, le vélo… qui peuvent également
favoriser les irritations.
Les hommes peuvent également présenter une cystite mais du fait
de la disposition anatomique et d’un urètre plus long les
risques sont moindre. En ce qui concerne l’infection urinaire du
nourrisson et du jeune enfant elle doit toujours faire consulter
car elle peut être due à une malformation de l’appareil
urinaire.
La cystite
est une affection banale, souvent bénigne mais elle ne doit pas
pour autant être négligée alors dès les moindre signes n’hésitez
pas à consulter votre médecin ou tout au moins à prendre
conseil auprès du pharmacien car si les complications sont rares
la pyélonéphrite principale complication ne doit surtout pas être
prise à la légère !!!
Isabelle
Ribeiro
Février 04
L'ostéoporose
: un
mal féminin?
Caractérisée par une augmentation de la
fragilité osseuse à l’origine de fractures, l’ostéoporose
menace tout particulièrement les femmes à partir de la ménopause.
Cette maladie concerne environ 30% des femmes.
Voyons ensemble ce que représente réellement cette maladie,
pourquoi elles touchent surtout les femmes, ses conséquences, ses
traitements….
Enfance et adolescence sont des périodes au cours desquelles les
os acquièrent leur taille et leur structure. A l’age adulte,
lorsque la stature définitive est atteinte, les os continuent à
évoluer, plus discrètement. Le tissu osseux se renouvelle en
effet sans cesse. En partie détruit par certaines cellules (les
ostéoclastes), il est reconstruit dans le même temps par
d’autres cellules (les ostéoblastes). De l’équilibre entre
la destruction et la formation dépend la solidité de l’os.
A partir de l’âge adulte, le capital osseux commence à
diminuer, très lentement. Mais ce vieillissement naturel peut
subir une forte accélération à la ménopause.
L’arrêt de fonctionnement des ovaires entraîne une brusque
chute du taux d’œstrogènes, des hormones qui permettent
justement de préserver l’équilibre entre destruction et
reconstruction du capital osseux. La densité osseuse diminue
alors, parfois très rapidement.
L’ostéoporose est responsable de nombreux tassements vertébraux
et de fractures des os longs. Ce sont les os dits spongieux, comme
les vertèbres, les os du poignet (et même les côtes) qui sont
les premiers atteints et risquent de se fissurer, de se casser à
l’occasion de chocs même minimes.
Les tassements vertébraux, souvent très douloureux, sont fréquents
chez les femmes dès 60 ans. Plus tard, surviennent les
redoutables fractures du col du fémur.
On estime leur nombre à environ 50 000 chaque année, dues à
l’ostéoporose. Une femme sur sept en est victime. Cette
fracture entraîne souvent de réelles impotences.
Pour une femme, les probabilités d’être atteinte d’ostéoporose
et de ses conséquences devraient déclencher une surveillance dès
la ménopause. Il existe actuellement un examen efficace pour évaluer
le capital osseux : l’ostéodensitométrie. Cette technique
permet de mesurer la masse minérale osseuse et, par conséquent,
d’en apprécier la diminution. C’est un examen indolore
semblable à une radio.
Pour prévenir l’ostéoporose, le traitement le plus efficace
jusqu’à présent consiste à compenser la carence oestrogènique
avec des hormones de substitution qui remplacent les secrétions
ovariennes défaillantes. Différentes études ont démontré son
efficacité. Si le traitement a été suivi pendant au moins trois
ans, le risque de fracture sera déjà moindre mais la durée
optimum de traitement est nettement plus longue.
Certaines femmes ne peuvent pas prendre d’hormones de
substitution, il leur faudra donc opter pour un autre traitement,
tout comme celles qui n’ont pas suivi de traitement hormonal au
moment de la ménopause. A un stade avancé, lorsque par exemple
un premier tassement vertébral a été diagnostiqué, seront plutôt
prescrits de la calcitonine, des biphosphonates ou des sels de
fluor. Plus tard encore, pour réduire les risques de fracture du
col du fémur chez les personnes âgées, on leur conseillera un
supplément de calcium associé à la vitamine D3.
Il faut garder une bonne hygiène de vie, et surtout conserver le
plus possible une activité physique comme la marche, et une
alimentation suffisamment riche en calcium.
L’ostéoporose est la cause de nombreuses
fractures chez la femme de plus de 50 ans mais cependant dans des
proportions plus restreintes certes, elle peut aussi toucher les
hommes.
Parlez-en
à votre médecin traitant, lui seul peut faire le diagnostic et
saura trouver la meilleure solution mais n’oubliez pas que la
meilleure défense reste la prévention !!!!
Isabelle
Ribeiro
Janvier 04
La bronchiolite
Fléau de ces dernières années, cette
maladie ne cesse de faire parler d’elle chaque année. La
bronchiolite est une maladie très contagieuse qui touche près de
30% des nourrissons soit 460 000 cas chaque année.
Quelques gestes de prévention simples peuvent limiter la
transmission apprenons à connaître ensemble cette “nouvelle
star” de l’hiver.
La bronchiolite aiguë est une infection respiratoire épidémique
et saisonnière du nourrisson. Cette maladie des petites bronches
est due à un virus répandu et très contagieux. Elle peut
devenir grave chez les bébés de moins de trois mois.
L’épidémie débute généralement à la mi-octobre, pour
atteindre un pic en décembre et se termine à la fin de
l’hiver.
Cette année l’épidémie a été si importante qu’elle a
obligé le ministère de la santé à prendre la décision du plan
blanc qui permet de renforcer les structures nécessaires afin de
limiter les conséquences de cette épidémie. Ce n’est pas un
hasard si l’épidémie de bronchiolite a coïncidé avec l’épidémie
de grippe.
Le virus se transmet par la salive, les éternuements, la toux,
les mains et le matériel souillé. Ainsi, le rhume de l’enfant
et de l’adulte peut être à l’origine d’une bronchiolite
chez le nourrisson.
Il faut se laver systématiquement les mains à l’eau et au
savon avant de s’occuper d’un bébé. Lorsque vous êtes
enrhumés, évitez autant que possible d’embrasser votre enfant
sur le visage. Donnez le même conseil à vos proches, y compris
aux frères et sœurs surtout s’ils fréquentent une collectivité
(crèche, école…).
Dans la famille n’échangez pas les biberons, sucettes et
couverts des différents enfants. Nettoyez-les toujours
soigneusement.
En automne et en hiver, évitez autant que possible aux bébés la
fréquentation des lieux publics où ils pourraient être en
contact avec des personnes enrhumées (centres commerciaux,
transport en commun…).
De même ne les exposez pas à des environnements enfumés qui
risquent d’aggraver la maladie. A la maison n’élevez pas trop
la température des pièces (19-20°C maximum) et aérez tous les
jours.
Enfin désencombrez le nez du nourrisson avec du sérum
physiologique en cas de rhume. Attention si vous utilisez des
sprays d’eau de mer veillez a utiliser un embout par personne.
La bronchiolite débute par un simple rhume et une toux qui se
transforment en gêne respiratoire souvent accompagnée d’une
difficulté à s’alimenter.
En cas de symptômes, conduisez rapidement votre enfant chez votre
médecin ou pédiatre. La bronchiolite est généralement bénigne
mais elle peut devenir grave sans soins surtout chez les plus
jeunes.
Le médecin prescrira des séances de kinésithérapie qui devront
être pratiqués par un kiné qui a l’habitude de ce type de
geste. Ceci est très particulier, impressionnant pour les parents
mais efficaces pour les bébés à condition d’être fait
correctement et régulièrement. Les séances ne sont pas pénibles
pour bébé qui au contraire dès la deuxième séance sait que
“cela ne va pas lui faire mal” et accepte volontiers ces manœuvres
qui vont le “secouer” un peu. Bien évidemment ces séances
doivent être faites à distance des repas. La kiné permettra de
désencombrer les bronches qui sont obstrués par les débris de
l’infection de l’arbre respiratoire. Les séances
doivent être pratiquées tous les jours y compris le
week-end. L’enfant guérit généralement en 5 à 10 jours mais
il peut continuer à toussoter pendant deux semaines.
Dans les cas sévères, une hospitalisation peut être nécessaire.
Pour l’éviter, il est important de consulter son médecin dès
l’apparition des premiers symptômes.
Continuez à coucher le bébé sur le dos en mettant si ce dernier
a trop de difficultés à respirer un petit coussin sous son
matelas pour le surélever.
Donnez-lui régulièrement à boire. Désencombrez
souvent son nez, particulièrement avant les repas.
Utilisez de préférence des mouchoirs jetables et jetez les immédiatement
après usage.
Aérez correctement la chambre, ne couvrez pas trop l’enfant et
maintenez une température n’excédant pas 19°C.
Si
l’enfant est en collectivité il pourra y retourner lorsque les
symptômes auront disparus. N’oubliez pas de prévenir la crèche
ou la nourrice de la raison de l’éviction de votre enfant afin
qu’ils soient vigilants avec les autres enfants ayant pu avoir
un contact avec le vôtre.
Isabelle
Ribeiro
Décembre 03
Des fêtes
gourmandes : oui mais sans kilos!
Foie gras, saumon fumé, bûche… Difficile
de résister aux mets des fêtes. Comment en profiter sans pour
autant faire pencher la balance du mauvais côté ?
Un repas de fête doit être synonyme de plaisir. Or il n’est
pas toujours facile d’y parvenir sans culpabiliser! Surtout
lorsque l’aiguille de la balance vous donne mauvaise conscience.
Se régaler sans le regretter, c’est possible. Il suffit de déguster
les aliments les plus caloriques mais sans en abuser.
Tout commence par l’apéritif, les plus sympathiques avec votre
poids un jus de tomate, un “Perrier rondelle”, un verre de vin
ou une coupe de champagne. Attention au grignotage, délaissez les
cacahuètes, feuilletés et autre chips qui apportent près de 600
calories au 100g soit l’équivalent d’une poignée. Préférez
les crudités ou les dés de surimi accompagnés de sauce au
yaourt qui sont très tendance ou vous pouvez composer des
brochettes à base de crevettes, rondelles de kiwi et dés de
concombre ou morceaux de poulet et ananas. Dernière astuce les
canapés au fromage à tartiner léger décorés de rondelles de
radis ou d’œuf de lump.
Après l’apéritif passons à l’entrée, une des plus fréquente
le foie gras avec 450 calories au 100g et environ 50% de matières
grasses, le foie gras n’a rien de léger. Toutefois il apporte
des graisses mono-insaturées, de l’acide oléique, du fer et de
la vitamine B9. Pour profiter des bienfaits sans les inconvénients,
dégustez-en une tranche fine avec du pain de campagne riche en
fibres plutôt qu’avec du pain de mie.
Autre classique le saumon fumé il contient des acides gras
poly-insaturés, des protéines et des vitamines (B12 et D). Le
saumon d’élevage reste gras. Deux tranches apportent 200
calories sans compter le beurre et pour certain la crème.
Limitez-vous à une tranche, avec du jus de citron et du pain
grillé. Les blinis sont trois fois plus caloriques.
Les huîtres quant à elles sont les reines de la légèreté,
elles ne contiennent que 1% de lipides et apportent 70 à 130
calories pour 100g, excellente source de magnésium, indispensable
au bon fonctionnement neuromusculaire, du phosphore, un
constituant des os, de la vitamine B12, nécessaire à la formation des globules
rouges et à la synthèse des protéines et des oligo-éléments
comme le fer, le cuivre, le zinc, l’iode et le sélénium.
Passons maintenant au plat de résistance : la dinde avec 140
calories aux 100g, des protéines, du potassium et des vitamines
du groupe B, c’est le plat de référence. Reste à trouver une
volaille qui a du goût ce qui n’est pas le plus simple. Préférez
toujours une dinde fermière.
Le chapon qui a de plus en plus la côte ces dernières années
est un régal mais attention il comporte 20 % de matières
grasses. Il serait dommage de la bouder mais sachez rester
raisonnable, oubliez la peau et ne rajoutez pas trop de sauce.
Le gibier à plume comme le faisan ou la pintade est pauvre en
graisse, sa chair est ferme et avec moins de 200 calories aux 100g
peut se consommer sans aucune culpabilité.
Le homard comme la langouste et les autres crustacés sont
faiblement caloriques, 90 aux 100g.Ils apportent des nutriments
intéressants, du phosphore, ainsi que des vitamines B5, B12 et E.
Avec toutes ses qualités il serait dommage de s’en priver à
condition de ne pas abuser de la mayonnaise, préférez une sauce
citronnée ou aux herbes avec des aromates, légèrement crémée.
Les légumes verts sont peu caloriques donc à consommer à volonté,
ils sont riches en fibres, en oligo-éléments, en vitamines et
rassasiants. Cuisez les à la vapeur et rajouter une noisette de
beurre frais.
Les marrons, accompagnateur traditionnel de la dinde et du chapon,
sont relativement énergétiques. Ils apportent 180 calories aux
100g et renferment des vitamines du groupe B et des fibres. Pour
concilier plaisir et ligne, n’en consommez pas plus de deux
cuillérées accompagnée de légumes verts.
Les desserts, incontournable fin de repas de fête, peuvent tout
faire basculer.
La bûche, ce grand classique, est extrêmement calorique (environ
300 calories pour un dessert glacé, le double pour une bûche au
beurre). Elles n’apportent que sucre et graisses.
Les petits fours contiennent trop de graisses et de sucres,
totalisant en moyenne 600 calories aux 100g. Pour le plaisir
autorisez-vous deux petits fours avec le café.
Les glaces à base de lait, de crème fraîche et de sucre
renferment du calcium mais beaucoup trop de lipides. Elles
apportent plus de 200 calories au 100g. Préférez les sorbets à
base de sucre, de fruits et d’eau qui apportent environ 130
calories.
Les fruits peuvent être une bonne idée pour finir un repas. Ils
apportent des fibres et des vitamines et demeurent peu caloriques
(moins de 80 calories au 100g). Par ailleurs le fructose (sucre du
fruit) est moins vite métabolisé par l’organisme que le
saccharose. L’ananas frais, riche en vitamines C et en fibres,
au mieux de sa forme à cette période de l’année est idéal et
stimule les intestins paresseux.
Pour les boissons, l’idéal serait de consommer un verre de vin
par plat. Étanchez votre soif avec de l’eau, car les repas de fête,
assez salés, ont tendance à déshydrater l’organisme. Un verre
de vin apporte en moyenne de 60 à 70 calories selon le degré
d’alcool.
C’est les fêtes alors faites vous plaisir,
un repas de fête totalise de 1500 à 2000 calories soit l’équivalent
d’une journée normale. Pour éviter les conséquences,
rectifiez le tir les deux jours suivants. Le midi déjeunez
normalement car il ne faut surtout pas arriver affamé au dîner
ce serait pire, mangez de tout mais en petite quantité.
Bonne fête
à tous !!!
Isabelle
Ribeiro
Novembre 03
Le décollement de la
rétine
Il existe peu de “vraies” urgences en
ophtalmologie mais le décollement de la rétine en est une et
doit faire consulter rapidement afin d’éviter toutes
complications irréversibles.
On parle peu de ce problème et pourtant il continue chaque année
de faire des victimes, sans soins il peut aboutir à une cécité.
Mais afin d’être plus vigilant face à ce problème apprenons
ensemble a en reconnaître les signes.
Le décollement de rétine est l’une des affections les plus
graves en ophtalmologie et l’une des rares à nécessiter un
traitement urgent. C’est aussi une affection relativement fréquente
qui touche plusieurs milliers de personnes chaque année.
Schématiquement, le globe oculaire est constitué de trois
membranes ou enveloppes. La plus externe, rigide, protège l’œil,
c’est la sclère, prolongée en avant par la cornée. Une
membrane intermédiaire, la choroïde, assure la nutrition. La
membrane interne permet la réception du message visuel, c’est
la rétine. L’œil est rempli d’un tissu transparent et gélatineux,
l’humeur vitrée, solidement fixée à la rétine en plusieurs
endroits.
En vieillissant, l’humeur vitrée à tendance à se rétracter
et donc à tirer sur la rétine, qui peut se détacher par
endroits de la membrane nourricière à laquelle elle est accolée.
Se produit alors le décollement de la rétine, cet étirement
entraîne un déchirement rétinien. Un peu d’humeur vitrée
peut s’insinuer entre les deux membranes, aggravant ainsi le décollement.
Celui-ci est d’autant plus grave qu’il se situe près de la
macula, le centre optique qui permet de distinguer les détails et
les couleurs. S’il se produit plus en périphérie, le champ
visuel est amputé et la vision nocturne altérée.
Les signes de début de décollement sont en fait la traduction de
la déchirure rétinienne et se traduisent donc par des éclairs
lumineux répétés dans un secteur fixe et des mouches volantes.
Ultérieurement une baisse de la vision avec une impression de
rideau et de limitation du champ visuel apparaît.
L’âge (après 50 ans), une forte myopie ou une atteinte de l’œil
(chirurgie, traumatisme, diabète) favorisent les décollements de
rétine, mais personne n’est vraiment à l’abri d’un tel
accident, d’où l’importance de ces éclairs lumineux qui
doivent impérativement faire consulter le jour même. Plus on
laisse s’aggraver un décollement, plus le traitement est
difficile et le risque de cécité élevé.
Environ 60% des décollements de rétine apparaissent chez des
myopes, même jeunes, surtout si leur myopie est forte. La raison
est mal connue, mais les spécialistes estiment que l’œil myope
subit un vieillissement accéléré et donc une altération plus
rapide de l’humeur vitrée. Chez les myopes, les troubles
peuvent apparaître en même temps dans les deux yeux. La seule
parade efficace consiste donc à subir des examens réguliers chez
l’ophtalmologiste et à consulter au moindre trouble.
En ce qui concerne le traitement, les résultats chirurgicaux sont
très bons (retour à une vision normale dans 80 à 85 % des cas)
à deux conditions : le diagnostic doit être très rapide et
l’intervention doit être effectuée par un chirurgien
ophtalmologiste entraîné à cette chirurgie délicate.
L’intervention est réalisée sous anesthésie générale,
l’opération dure au moins une heure. Il faut ponctionner le
liquide responsable du décollement, coller la déchirure rétinienne
par le froid (cryothérapie) ou le chaud (laser) et replaquer la rétine
à la paroi. Puis on la maintient en la comprimant grâce à un
gaz ou à un liquide, introduits temporairement à l’intérieur
du globe oculaire. Mais une personne ayant eu un décollement de rétine
reste fragile. Elle doit se plier à des examens réguliers, pour
détecter les signes annonciateurs de décollement, qui seront
traités par des séances de coagulation au laser afin de
replaquer la rétine à la paroi.
La vue est
un de nos biens le plus précieux alors ne prenons pas de risques
inutiles, c’est bien informé que nous arriverons le mieux à
combattre nos problèmes de santé !!!
Isabelle
Ribeiro
Octobre 03
Bien vacciné,
bien
protégé!
L’une des plus grandes réussites médicales
de ce siècle a été la quasi- éradication des principales
maladies infectieuses de l’enfant, provoquant ainsi une baisse
importante du taux de mortalité infantile. Mais si certaines
d’entre elles persistent néanmoins, il est impératif que le
système immunitaire de nos enfants puisse les combattre avec
efficacité.
Un enfant vacciné est immunisé contre les principales maladies
graves comme la poliomyélite, la coqueluche la diphtérie…. Les
enfants en bas âge sont exposés à ces maladies c’est pourquoi
ils doivent être à jour de leur vaccin.
La période de la rentrée est un excellent motif pour vérifier
que leur carnet de santé soit à jour alors voyons ensemble quels
sont les vaccins obligatoires, les vaccins conseillés, les
rappels, les maladies qu’elles évitent… enfin tout ce qu’il
faut savoir pour être bien protégé !!
C’est à la vaccination que la médecine doit ses plus grands
succès. « Prévenir plutôt que guérir » pourrait être
la devise de nos vaccins !
Certaines personnes pourraient s’interroger sur l’utilité des
vaccins, sur l’utilité d’éviter ces maladies après tout
naturelles. Cet état d’esprit est dû au fait que, étant donné
leur rareté on en a oublié leur gravité !
Il faut savoir que les vaccins sont remboursés par la sécurité
sociale mais si vous ne possédez pas de couverture sociale
suffisante, il existe des centres de vaccination (PMI) où vous
pourrez bénéficier gratuitement de ces vaccinations.
La vaccination consiste à introduire dans l’organisme par
injection, ou par ingestion une substance ou un germe, bactérie
ou virus, dans le but de provoquer la fabrication d’anticorps
qui permettront de protéger contre la maladie.
La
tuberculose : Le vaccin par le BCG (ou bacille de
Calmette-Guérin) protège contre la tuberculose, il peut être
pratiqué à partir de l’âge de 1 mois pour les enfants vivant
dans un milieu à risque et est obligatoire avant toute entrée en
collectivité (y compris pour les enfants gardés par une
assistante maternelle).
C’est une immunité acquise qui protège contre la diffusion des
bacilles. Cette protection n’est pas totale au plan individuel
mais c’est une protection de masse efficace.
On teste son efficacité grâce à une intradermoréaction (IDR)
qui consiste à injecter sous l’épiderme une minime quantité
de substance se comportant comme un antigène. Une réaction négative
montre l’absence de réaction à cet antigène
et la nécessité d’une vaccination.
Une réaction positive modérée montre la présence d’anticorps
et donc un état de protection contre la maladie alors qu’une réaction
très fortement positive montre dans certains cas la présence
d’une maladie active.
Le cas du BCG est particulier il provoque une immunité particulière
sans anticorps dans le sang. Il se fait par scarification (légères
incisions à l’épaule sur lesquelles est déposé le vaccin) ou
par une bague multi –puncture (plusieurs mini pointes). Le
vaccin pratiquement indolore n’entraîne pas de réaction sauf
parfois un suintement ou une ulcération locale et très rarement
un ganglion dans le territoire correspondant.
La tuberculose étant en recrudescence il est nécessaire d’être
très vigilant.
Diphtérie,
Tétanos, Coqueluche, Poliomyélite : se fait dès le
deuxième mois par 3
injections à 1 mois d’intervalle puis trois rappels tous les
cinq ans et ensuite un rappel tous les dix ans pour le tétanos
polio. Ce vaccin est obligatoire.
Le vaccin peut donner de la fièvre, une inflammation locale
(douleur et rougeur au point de ponction) et parfois un nodule
assez ferme et non douloureux pendant plusieurs mois.
Ce vaccin est d’autant plus important que grâce à lui
la diphtérie et la polio n’existent presque plus dans les pays
industrialisés.
Rougeole,
Oreillons, rubéole (ROR) : Fortement conseillé mais non
obligatoire à partir de 1 ans,
peut être pratiquée pour la rougeole à partir de 9 mois
pour les enfants vivant en collectivité, suivie d’une
revaccination 6 mois plus tard en association avec les oreillons
et la rubéole. La vaccination immédiate peut être efficace si
elle est faite moins de trois jours après le contact avec un cas.
Entre 3 et 6 ans une seconde vaccination est recommandée pour
tous les enfants. Si la vaccination n’a pas été pratiquée
dans l’enfance elle peut être faite vers 11-13 ans. En ce qui
concerne la rubéole elle peut être faite à tout âge pour les
jeunes femmes en âge de procréer n’ayant jamais été vaccinée,
la maladie contractée pendant la grossesse peut provoquer de
graves malformations chez le fœtus.
L’hépatite
b : est recommandée à partir de 2 mois sauf si la mère
est porteuse du virus de l’hépatite B où le vaccin doit être
fait à la naissance. 2 injections sont faites à un mois
d’intervalle puis un rappel 6 mois plus tard. Il n’y a jamais
eu aucun cas décrit de maladie démyélinisante chez l’enfant,
donc le risque est nul. En outre plus la vaccination est faite tôt,
plus l’immunité aura un caractère définitif. Il ne sera donc
plus utile de prévoir une revaccination sauf risque professionnel
particulier. Lors de vaccination tardive il est conseillé de
faire un rappel tous les 10 ans.
La
grippe fortement conseillée après 70 ans ou chez les
personnes souffrant de maladies chroniques ou affaiblissant le
système immunitaire (diabétiques, antécédents cardiaques,
personnes sous chimiothérapie…….). Ce vaccin est à
renouveler chaque année car la souche change tous les ans.
D’autres vaccins comme l’Haemophilus Influenzae b, l’hépatite
A ou les maladies à pneumocoques pourront vous être proposées,
parlez en avec votre médecin traitant ou le pédiatre. Il saura
vous conseiller.
Les vaccins sont là pour nous aider voire même
dans certains cas nous sauver la vie ne les négligeons pas même
si certains peuvent provoquer quelques désagréments, le plus
souvent soulagés par un peu de paracétamol.
En cas de doute ou de craintes n’hésitez pas à en parler à
votre médecin traitant ou votre pharmacien qui saura vous répondre
et fera taire vos doutes !!!
Isabelle
Ribeiro
Juillet / Août
03
Le soleil en beauté!
Qu’il est bon et doux de se retrouver au
soleil après des mois de grisaille citadine ! Le soleil nous est
indispensable, il permet la synthèse de la vitamine D, qui nous
protège du rachitisme et de l’ostéoporose (15 petites minutes
par jour au soleil suffisent à maintenir nos réserves en cette
précieuse vitamine). Certains troubles dermatologiques
(psoriasis, dermite seborrhéique…) peuvent s’améliorer grâce
à lui.
Cependant on ne peut oublier que si les bienfaits du soleil sont
assez bien connus ses méfaits ne le sont pas moins. Pourtant on découvre
chaque année de nouveaux cas de cancers de la peau !
On ne peut plus s’exposer comme avant n’importe quand et
n’importe comment. Les mentalités doivent changer, il y a
urgence ! Selon la saison, les heures de la journée, sous
certains climats (tropiques) et altitudes (montagne), les UV font
mal même si l’on n’en voit pas les effets immédiats. Pas
besoin en effet d’avoir un coup de soleil pour que les UV, en
parti-culier les UVA, fassent des dégâts… sur les fibres élastiques,
celles-ci cassent et se désolidarisent du collagène. Résultat :
la peau perd en élasticité et en fermeté.
Dès l’age de 40 ans, certaines personnes commencent à voir,
après une exposition au soleil, leur cou se colorer de plaques
rouges et blanches. Elles sont surprises et croient évidemment à
un coup de soleil… Or ces plaques sont en réalité le signe
d’une faiblesse des fibres élastiques, c’est à dire d’un
vieillissement précoce. Simultanément on commence à voir apparaître
des petites rides et des taches brunes. A force d’expositions répétées
et intenses, c’est aussi le système immunitaire de la peau
(cellules de Langherans) qui est malmené. Quand les défenses
sont amoindries, les lésions sur les cellules ou sur l’ADN ne
sont plus ou mal réparées. Des mutations cellulaires s’opèrent
alors et peuvent au bout de plusieurs années, dégénérer en
cancers cutanés (mélanomes). On compte environ 10% de nouveaux
cas chaque année surtout chez les jeunes pas seulement par négligence
mais aussi parce que les crèmes ne protégeaient pas
suffisamment. Aujourd’hui les normes sont de plus en plus
strictes mais il est cependant difficile de s’y retrouver.
De plus on a longtemps pensé que le coup de soleil était le
passage obligé avant le bronzage, aujourd’hui nous savons que
cela est totalement faux. Un sondage récent montrait que près de
40% de la population (hommes et femmes confondus) ne mettait
aucune crème solaire avant une exposition. Effroyable non ?
Méfions-nous de nos faux amis comme le vent et les nuages qui
peuvent être de véritables traîtres, attention aussi à la réverbération.
Les UV réfléchissent sur les surfaces claires (sable, murs,
neige…). Ainsi même sous un parasol il est nécessaire de bien
se protéger.
Il ne faut également pas perdre de vue que des expositions
intensives et des coups de soleil attrapés pendant l‘enfance
peuvent avoir des conséquences dramatiques à l’age adulte. Un
enfant a une peau plus vulnérable et en moyenne 3 fois plus exposée
que celle d’un adulte, les enfants doivent donc bénéficier
d’une protection maximale. Pas d’exposition avant l’age de 3
ans cela est primordial pour lui assurer un bon capital santé.
L’idéal consiste à porter un tee-shirt (blanc ou de couleur
claire), des lunettes de soleil de bonne qualité et un chapeau
(une casquette à visière ou un bob à bord large pour protéger
la nuque et le front. Sur les zones découvertes, l’utilisation
d’un produit solaire haute protection adaptée à leur peau est
indispensable. Il faut en appliquer généreusement et renouveler
l’application toutes les deux heures. N’oubliez pas les
oreilles, la nuque et les mollets, lieux pri-vilégiés des coups
de soleil. Pensez à leur donner régulièrement à boire pour éviter
tout risque de déshydratation. Si ceci est valable pour les
enfants, cela l’est tout
autant pour les adultes.
Il est important de bien choisir sa crème selon sa couleur de
peau mais il ne faut pas oublier de prendre en compte le lieu de
l’exposition (on ne se protège pas de la même façon au bord
de la mer ou à la montagne ou sous les tropiques !) et l’age de
la “victime” entre autre.
En ce qui concerne sa protection pas d’économie intempestive
visez des crèmes de bonne qualité ayant fait leur preuve, n’hésitez
pas à demander conseil. Attention un tube ouvert l’année précédente
ne doit pas être réutilisée mais jetée, effectivement car ses
pouvoirs actifs sont amoindris par le contact avec l’air.
Appliquez toujours la crème ou le lait en couche assez épaisse
à renouveler toutes les 2 ou 3 heures et après chaque bain de
mer, évitez le soleil entre 12 et 16 heures et exposez-vous
progressivement les premiers jours. Après chaque exposition,
prenez soin de votre peau avec un après soleil. Le bronzage en
sera plus beau, durera plus longtemps et la peau
“ragaillardie” sera plus souple. N’oubliez jamais que même
bronzée la peau doit encore être protégée. Une peau mouillée
absorbe 5 fois plus de rayons et se dessèche très vite d’où
l’importance de bien se sécher après chaque bain.
Maintenant essayons de déchiffrer les termes présents sur nos précieux
tubes de crème solaire.
IP, SPF, FPS : l’IP (Indice de Protection) concerne les UVB, le
SPF (Sun Protective Factor) ou FPS (Facteur de Protection Solaire)
indique une protection globale UVA/UVB. Quand il n’y a qu’un
seul indice sur le produit, il représente la protection UVB.
Sachez que l’indice UVA, pas toujours mentionné est toujours
inférieur à celui des UVB. Pour obtenir l’indice réel, après
deux heures d’exposition, il faut le diviser par 4. Ainsi un SPF
30 finit en SPF 8 environ, non pas que les filtres se dégradent,
mais on bouge, on transpire, on se baigne et la protection n’y résiste
pas.
Le SPF 8 est adapté à un faible ensoleillement et à une peau
habituée au soleil alors que le SPF 30 est plus adapté à un
fort ensoleillement et aux peaux claires (d’où l’importance
de renouveler l’application).
Photo stabilité : Un écran est dit photo stable quand après
deux heures d’exposition, les UV ont à peine réussi à l’altérer.
Son efficacité à l’arrivée doit être supérieure ou égale
à 70% à celle de départ.
Ecran total : Il y a souvent confusion car on a uti-lisé ces
termes pour parler des produits qui avaient les plus forts indices
de protection du marché. Ensuite on a dit qu’un écran total
signifiait une protection capable de stopper tous les UV. Or, cela
n’a jamais été vrai à 100% mais à 90% et seulement au moment
de l’application. La formule n’a plus lieu d’être
aujourd’hui, puisque, chimiques ou minéraux, quasiment tous les
écrans ont un pouvoir de filtration maximal.
Ecrans chimiques ou minéraux : leur façon de protéger est différente.
Les filtres absorbent les UV, les écrans minéraux les réfléchissent.
Comme les filtres pénètrent dans l’épiderme, il y a un risque
d’intolérance. On ne les trouve plus en France mais si vous
achetez vos produits à l’étranger, prudence. Avec les écrans
minéraux, en revanche, il n’y a pas de sensibilisation
ou de risque d’allergie. Pour cette raison on les préfère
pour les enfants et les peaux réactives.
Voilà
vous êtes prêts à affronter notre “grand ami” le soleil
alors à vous de jouer !!!
Isabelle
Ribeiro
Juin 03
Le
cannabis : vente
libre ou interdiction?
Le débat est souvent relancé, doit-on légaliser
le cannabis (appelé également marijuana ou
“joint”) ou doit-on l’interdire ? Le débat reste
entier, pour vous aider à y voir plus clair voyons ensemble ce
qu’est réellement le cannabis, ses effets, ses vérités…
En France, on estime à 35 000 par an le nombre de jeunes qui
deviennent toxicomanes. En fait, ils sont une centaine à tomber
dans le piège chaque jour. Mais au-delà des chiffres, il
s’agit toujours d’une terrible souffrance destructrice pour
celui qui la vit et pour tout son entourage. A commencer par sa
famille.
Point de départ dans 95 % des cas de toxicomanie sévère, un
premier “joint” rapidement suivi d’un deuxième puis d’un
troisième…. Et c’est l’engrenage. D’où l’extrême
importance de ne pas banaliser à outrance le cannabis sans
cependant dramatiser. Et pourtant des stars de renom, du show-biz
ou du sport voir même du monde politique en font régulièrement
l’apologie tandis qu’à l’autre bout de la chaîne des
associations spécia-lisées et des médecins se battent pour
sortir les toxicomanes de l’enfer. C’est ce paradoxe qui
caractérise le plus le cannabis !
Tout d’abord contrairement à ce que l’on entend souvent il
faut savoir que le cannabis n’est pas une drogue douce car il
n’y a pas de drogues “douces” ni de drogues “dures”. Il
n’y a que des drogues plus ou moins rapides. Le cannabis fait
partie des drogues à action lente, d’autant plus insidieuse
dans ses effets. Il existe une dépendance physique aux drogues créée
par la fixation de la molécule toxique sur les récepteurs des
cellules cérébrales et le blocage de ceux-ci et des effets
psychiques plus graves pouvant entraî-ner des troubles du
comportement et la destruction progressive et insidieuse de la
personnalité.
Il ne faut pas oublier non plus que l’usage excessif du
“joint” (5 à 10 par jour) peut donner, en un an, des
sinusites et bronchite chroniques qu’un fumeur de tabac de 2 à
4 cigarettes par jour connaît en 5 à 10 ans. Il est dix fois
plus prédisposé à avoir un cancer du poumon ou aérodigestif.
Le tabac peut tuer, ça tout le monde le sait. Un garçon qui fume
son paquet de cigarettes par jour à partir de 15 ans peut mourir
d’une maladie cardiaque à 50 ans ou d’un cancer du poumon
mais entre temps il aura une vie affective, professionnelle et
sociale normale. Alors que le jeune qui rentre dans le circuit du
cannabis aura une vie de “galère”. Sur les 600 000 ou 700 000
exclus dont on parle en France, un tiers sont des drogués, peut-être
ne l’auraient-ils pas été s’ils n’avaient pas été
toxicomanes !
Après la comparaison avec le tabac comparons-le à l’alcool.
L’alcool a une durée de 6 heures dans le sang. L’élimination
du cannabis est beaucoup plus longue. Quatre jours après avoir
fumé un “joint”, il y’a encore 50 % du produit dans
l’organisme. Au bout de 8 jours il en reste encore 25 %. Ce qui
veut dire qu’un fumeur régulier (1 ou 2 joints par semaine)
accumule le produit qui se stocke dans les tissus y compris le
cerveau. Cela explique que 14 à 17 % des accidents de la route
des jeunes de 18 à 25 ans sont dus à l’ivresse cannabinique,
plus forte que celle de l’alcool.
Autre idée fausse souvent répandue consiste à penser que la
toxicomanie touche uniquement des personnes fragiles
psychologiquement. C’est faux tout le monde peut être touché
les fragiles et ceux qui ne le sont pas, les riches et les
pauvres, les enfants de familles unies comme ceux de familles séparées,
les catholiques comme les protestants, les juifs ou les
musulmans…..
La drogue entraîne des troubles psychiques, certes mais ces
derniers ne sont que la conséquence de la drogue et non la cause.
Il ne faut pas perdre de vue que la prise de cannabis peut avoir
des conséquences sur la sexualité.
Ainsi chez l’homme le THC, principe actif du cannabis, peut
provoquer une diminution du nombre et de la mobilité des
spermatozoïdes en proportion de l’intensité de son usage.
De plus, il entraîne une réduction progressive du niveau des
hormones mâles produites.
Chez la femme le cannabis peut entraîner une altération de
l’ovulation. De plus il est toxique pour le fœtus. La femme
enceinte qui continue à
fumer du cannabis met au monde un enfant de poids et de taille inférieurs
à la moyenne. Pour les deux sexes il y’a le risque sournois
d’induire une altération de l’ADN des chromosomes porteurs du
message génétique, phénomène aux conséquences imprévisibles.
Le cannabis a également une action néfaste sur le système
immunitaire. Ainsi le THC provoque l’inhibition de la
reproduction des lymphocytes, cellules blanches du sang portant
des anticorps permettant à l’organisme de lutter contre les
maladies infectieuses. Chez le sujet normal, 5,9 % des lymphocytes
sont en constante division de reproduction, chez l’usager de
cannabis ce pourcentage tombe à 2.3 %.
Il ralentit les fonctions intellectuelles. Absorbé en petite
quantité le cannabis engendre un véritable effet euphorique et rêveur,
et un appétit ouvert. Les perceptions auditives et visuelles
peuvent être modifiées.
En revanche en consommation régulière, on peut constater une altération
du comportement et des fonctions psychiques. Le sujet perd son
“self control”, le sens du réel, la notion de temps et
d’es-pace. Le cannabis altère l’équilibre délicat existant
entre le centre du plaisir et le centre de la volonté. Ce qui
explique le ralentissement de l’intérêt intellectuel, une
certaine indifférence, l’éloignement de la vie sociale, des périodes
d’euphorie mêlée d’agressivité suivies de périodes
d’apathie et de dépression de plus en plus longues. Il entraîne
aussi des troubles de la mémoire.
L’un des premiers symptômes du fumeur de cannabis est la
conjonctivite car il provoque une rougeur des conjonctives et la
dilatation des pupilles. Au-delà du look cela peut être une
raison pour garder ses lunettes de soleil y compris le soir. Un
changement de comportement, un désintérêt scolaire subit, des
crises de fou rire, de déprime ou de larmes sans raisons valables
peuvent amener l’entourage à s’interroger.
A chacun d’être vigilant, rien ne sert de
jouer à l’autruche mieux vaut affronter la vérité en face.
Maintenant
à vous de vous faire votre propre opinion car n’oublions pas
que la drogue est un fléau qui existe depuis la nuit des temps et
donc plus difficile à combattre !!!!
Mai 03
Toute la vérité sur
les salades
Les beaux jours sont à notre porte, les
vacances approchent à grands pas, nos envies de minceur aussi,
les plats d’hiver n’ont plus la côte: place aux salades.
Colorées, craquantes et croquantes elles sont les reines de l’été
à consommer sous toutes leurs formes pour leur grande qualité
nutritionnelle, parfois méconnue, mais en prenant quelques précautions.
La salade en elle-même ne fait pas maigrir, en revanche elle est
très riche en eau et pauvre en calories. Elle est l’aliment idéal
de tout régime alimentaire. A condition de ne pas la noyer
d’huile, car celle-ci fournit beaucoup d’énergie pour un
faible volume (une cuillérée à soupe équivaut à environ 100
calories environ). En cas de régime alimentaire un assaisonnement
avec un jus de citron, une sauce à base de yaourt ou une sauce
allégée est préférable.
La salade est un aliment riche en fibres, tout particulièrement
la mâche, le cresson et la scarole. Les fibres jouent un rôle
important dans la prévention des cancers du colon et du rectum.
Elles assurent également un bon équilibre de la flore
intestinale, accélèrent le transit et favorisent l’hydratation
des selles, ce qui est un excellent moyen
de combattre la constipation.
Quelle que soit leur nature, les salades sont très riches en
potassium, un oligo-élément indispensable au bon fonctionnement
du cœur et des muscles. Le cresson et la laitue renferment aussi
du calcium, du phosphore et du sodium. Le pourpier est riche en
magnésium. La mâche comporte des quantités non-négligeables de
fer, ainsi que du magnésium tout comme la scarole. Si les salades
sont riches en oligo-éléments, les tomates, céleris, carottes
et fenouils en sont également largement
pourvus.
Les salades et crudités permettent aussi de faire le plein de
vitamines notamment la vitamine C. La mâche, le cresson, le
fenouil et la tomate en contiennent des quantités élevées. En
revanche contrairement à une idée reçue, la carotte est
relativement pauvre en vitamines C. Des aliments tels que les
carottes, les endives, les salades et les tomates sont très
riches en provitamine A, qui se transforme ensuite, dans
l’organisme, en vitamine A, indispensable au bon fonctionnement
des yeux et de la beauté de la peau. Cette provitamine A peut
remplacer les apports en vitamine A d’origine animale, que
l’on trouve dans le foie et le beurre.
La lumière oxyde les végétaux et accélère la perte en
vitamine C. Il convient donc de la conserver dans un endroit frais
et obscur, comme le bac à légumes d’un réfrigérateur. L’idéal
est de la consommer dans les 48h qui suivent l’achat. En
revanche il ne faut jamais la laisser tremper longtemps car elle
perdrait alors la totalité de ses oligo-éléments. Ces derniers
étant solubles dans l’eau.
Les salades cueillies dans les prairies peuvent provoquer des
maladies du foie. Ainsi le pissenlit, la mâche et le cresson
sauvage peuvent être infestés par un ver, la douve. Ce parasite
est fréquent en France. Il se développe dans des prairies
chaudes et humides, infectant les herbivores. Si vaches et moutons
en sont souvent atteints, la contamination est beaucoup plus rare
chez l’homme mais elle peut tout de même survenir, se
manifestant par une affection hépatique appelée
“la douve du foie”, qu’il convient de soigner par des
antiparasitaires. Aussi faut-il éviter de cueillir des salades
sauvages, surtout si elles poussent à proximité de troupeaux
d’herbivores.
Les crudités et salades consommées en excès
finissent par irriter les intestins. Les nutritionnistes préconisent
une prise journalière maximale de 100 à 200 g
de légumes crus.
Les salades toutes prêtes en sachet sous vide contiennent à peu
près les mêmes valeurs en vitamines à l’exception de la
vitamine C, dont la teneur diminue notablement. Cependant les légumes
frais perdent très rapidement leur vitamine C jusqu’à 65 % en
3 jours. Les produits sous vide peuvent donc rester plus riches,
à condition toutefois que le sachet demeure bien fermé. Une fois
celui-ci ouvert, salades et crudités prêtes à l’emploi
se dégradent très vite.
On conseille de consommer les salades et crudités en début de
repas car les enzymes qu’elles contiennent ainsi que
l’assaisonnement qui les accompagne facilitent le transit en
activant les différentes secrétions digestives. Pour rendre les
crudités encore plus digestes, il est recommandé de les râper
ou de les émincer en très petits cubes, ce qui fragmente la
cellulose.
Alors
aliment quasi-modèle les
salades et crudités sont à privilégier toute l’année mais
encore plus l’été alors profitons-en c’est tellement simple
de se faire plaisir en se faisant du bien !!!
Isabelle
Ribeiro
Avril 03
Votre langue vous dit
tout
Blanche ou rouge, sèche ou lisse, la langue
est un organe changeant.
C’est aussi un témoin qui vous en dit long sur votre santé.
Faisons un tour d’horizon de ces petits désagréments et les
traitements pour y remédier.
Organe du goût et de la parole, la langue fait souvent parler
d’elle. Chez les personnes en bonne santé elle est rose et
humide, sa surface est régulière et couverte de minuscules
granulations. Toute modification de son aspect doit attirer
l’attention. Gênantes voire douloureuses, les atteintes de la
langue sont souvent bénignes. Cependant un changement d’aspect
peut témoigner d’une maladie touchant le reste de
l’organisme.
Si la langue présente des lésions, des ulcérations douloureuses
entourées d’une zone rouge, apparaissant sur le pourtour de la
langue, ce sont des aphtes.
Ces lésions dont l’origine est mal connue, peuvent survenir à
la suite d’une extraction dentaire ou d’un petit traumatisme.
Elles sont parfois déclenchées par des aliments : fruits secs ou
acides, gruyère, tomates… Le stress jouerait un rôle
favorisant.
Les lésions disparaissent spontanément en une dizaine de jours
mais des traitements locaux peuvent accélérer la guérison. Des
bains de bouche antiseptiques (Eludril, Hextril, Synthol…)
peuvent vous aider et
vous soulager. Parfois une carence en vitamines B12 ou B6 peut
expliquer l’apparition d’aphtes à répétition. Parlez en à
votre médecin qui fera le diagnostic et pourra vous prescrire un
traitement pour y remédier.
Si sur une langue rouge vif apparaissent des dépôts blanchâtres
d’aspect crémeux, il s’agit le plus souvent d’un muguet,
une infection due à un champignon de la famille des
“candida”.
Fréquente, cette mycose s’explique par un déséquilibre de la
flore bactérienne normalement présente dans le tube digestif. Un
traitement antibiotique prescrit pour une autre infection peut en
être la cause. Le champignon responsable se multiplie plus
facilement chez les nouveau-nés, les personnes âgés et chez les
personnes dont le système immunitaire est affaibli par une
maladie ou un traitement (sida, chimiothérapie…).
Pour que tout rentre dans l’ordre il est nécessaire de prendre
un médicament contre les champignons (antifongique) pendant trois
semaines, durée qui correspond au cycle de renouvellement du
champignon. Le traitement est associé à des bains de bouche à
base de bicarbonate de soude associé à un antifongique destinés
à rééquilibrer la flore buccale.
Autre problème la bouche sèche. Le phénomène s’observe très
souvent chez ceux qui respirent par la bouche en dormant mais il
peut indiquer également un début de déshydratation ou un
mauvais fonctionnement des glandes salivaires, dont les causes
sont multiples : stress, âge, radiothérapie locale, prise de
certains médicaments (psychotropes).
Pour y remédier des traitements sous forme de salive artificielle
en spray permettent d’humidifier la bouche. Si le nez est bouché,
il faut selon les cas, traiter la rhinite responsable ou corriger
une déviation de la cloison nasale. Si la sécheresse est due à
une déshydratation le traitement consiste en une réhydratation
par la bouche mais aussi en perfusion si cette dernière est très
importante.
Dans le cas de douleur de la langue, de sensation de brûlure,
picotement, mauvais goût dans la bouche on parle alors de
glossodynies qui sont un fréquent motif de consultation. Même si
la gène est réelle, l’examen ne révèle le plus souvent
aucune anomalie de la langue. Ces sensations anormales
s’observent souvent chez les grands anxieux et chez les femmes
à la ménopause.
Des bains de bouche peuvent soulager la douleur. Le médecin
pourra proposer en cas d’angoisse responsable des troubles,
d’entreprendre une psychothérapie.
En cas de maux récidivants ou résistant à tout type de
traitement il est important de consulter un médecin rapidement
afin d’écarter une pathologie cancéreuse.
La langue est de nos organes les plus importants il nous sert à
parler, à définir les différents goûts, à manger….
Ne la négligeons
pas et prenons-la au sérieux elle peut nous servir de “baromètre
santé” alors sachez reconnaître ses troubles et les soulager
au plus vite, c’est tellement dommage de souffrir pour rien !!!!
Isabelle
Ribeiro
Mars 03
La migraine
Les maux de tête touchent 5 millions
d’entre nous et prennent des formes très variées. Faute de
bien savoir les combattre ils peuvent vite devenir un véritable
fléau pour ceux qui en sont victimes.
Trop de travail, de soucis, une digestion difficile et la migraine
envahit votre tête, ce n’est pas le tissu nerveux cérébral
qui fait mal mais ce qui est autour, c’est à dire les artères,
les veines, les nerfs, les parois osseuses du crâne, les muscles
du cou ou les articulations entre les vertèbres cervicales. Selon
la structure touchée, la cause des douleurs et leurs traitements
diffèrent.
Avant de débuter un traitement contre les migraines il faut déjà
faire la différence entre une vraie migraine et un maux de tête
causé par un excès de tension musculaire ou psychologique.
La céphalée de tension
Votre mal de tête est gênant mais pas très violent. Il ne vous
empêche pas vraiment de travailler, mais trouble tout de même
votre concentration, les douleurs sont présentes du matin au soir
et peuvent durer plusieurs jours d’affilée, peut-être souffrez
vous alors de céphalées de tension. Il ne s’agit pas d’un
problème de tension artérielle mais de tension musculaire. Des
stress répétés, de la fatigue accumulée, parfois une tendance
anxieuse ou dépressive, entraînent des crispations inconscientes
des muscles du crâne ou du cou qui finissent par constituer de véritables
contractures musculaires.
Le plus souvent les douleurs se situent à la base du crâne, débordent
parfois vers le cou. Elles peuvent également s’installer en
casque autour de la tête ou en bandeau au dessus des yeux. Elles
touchent plus fréquemment les personnes jeunes et actives. Chez
certaines, elles constituent un véritable baromètre de la
pression psychologique. Chez d’autres, elles témoignent
simplement d’une crispation du cou au cours de la journée.
Quand on sent la douleur s’installer, l’idéal est de prendre
un peu de repos, de se mettre au calme dans un endroit aéré, si
cela est possible il faut s’allonger un quart d’heure en se
calant bien la nuque, puis se masser le cou et le haut des épaules.
Si la fréquence de ce type de maux de tête augmente il faut
consulter un médecin afin de confirmer le diagnostic et essayer
de déterminer les facteurs déclenchants
auxquels on pourrait remédier.
Le traitement passe tout d’abord par les antidouleurs classiques
(Aspirine, Doliprane) ou les anti-inflammatoires non stéroïdiens,
qui ne contiennent pas de cortisone (Nurofen).
Un produit décontracturant peut se révéler également très
utiles mais ces derniers ont l’inconvénient de faire dormir. En
revanche il est impératif de respecter une hygiène de vie préventive.
Apprendre à gérer son stress au quotidien est indispensable.
Organiser ces journées de façon à bénéficier de moments de détente,
marcher chaque jour un peu, savoir arrêter une discussion qui
s’envenime, faire part de son avis avec fermeté mais
courtoisie…
Si cela n’est pas suffisant la relaxation ou l’hypnose peuvent
dans certains cas rendre de grands services.
La vraie migraine
Elles commencent le plus souvent après l’âge de 20 ans,
touchent quatre fois plus de femmes et sont dues à une dilatation
des artères cérébrales.
Tous les migraineux ne présentent pas des crises identiques mais
certains symptômes sont généralement présents. La personne
migraineuse sent venir sa douleur, qui est pulsatile (elle bat
dans la tempe), située d’un seul côté au moins au début et
aggravée par la moindre activité physique. Les nausées et
vomissements sont fréquents et la lumière est mal supportée.
Sans traitement les crises durent de 4 à 72 heures. A priori il
existerait une prédisposition génétique du système
neuro-vasculaire (nerfs et vaisseaux) à réagir de façon
excessive à certaines stimulations internes ou externes. Les
crises pourraient être déclenchées par la modification, lors
d’un stress, d’une horloge interne, probablement située dans
l’hypothalamus. Cette petite zone du cerveau est justement très
sensible aux facteurs hormonaux, aux variations veille-sommeil et
aux changements émotionnels. La perturbation cérébrale entraîne
ensuite des réactions en chaîne au niveau des vaisseaux qui se
contractent puis se dilatent, et des nerfs. Ceux-ci libèrerait
une substance qui joue un rôle clé dans le contrôle de la
douleur : la sérotonine. C’est pour cette raison que les
antimigraineux spécifiques agissent tous sur la sérotonine.
Il faut consulter un médecin afin d’apprendre à bien utiliser
les médicaments et à gérer les crises en fonction de leur
intensité et de leur fréquence.
Si la migraine est modérée il faut associer des petits moyens
simples (comme un gant d’eau fraîche ou une compresse souple
que l’on refroidit au congélateur (Dolofriz) à poser sur le
front, de visualiser la douleur pulsatile en imaginant les
vaisseaux de son cerveau reprendre leur tension normale ou de
prendre du coca ou du café, riches en caféine,
efficaces en début de crises, en particulier si elles
surviennent au réveil), à un antalgique classique (aspirine,
Doliprane 1 g par prise et 3 g par jour au maximum). Les anti
inflammatoires non stéroïdiens sont de plus en plus fréquemment
utilisés, notamment lorsqu’il s’agit de migraines survenant
au moment des règles. Débutez alors le traitement la veille du
jour où commencent habituellement la migraine. Mais attention ces
médicaments sont contre-indiqués en cas de problème digestifs.
Si la douleur est importante des antalgiques plus forts sont alors
nécessaires. Seul votre médecin traitant pourra vous les
prescrire et vous expliquera leur utilisation, veillez à les
avoir toujours avec vous afin de pouvoir les prendre le plus tôt
possible.
Les médicaments spécifiques de la migraine qui sont à base
d’ergot de seigle existent sous forme de comprimés (Gynergène,
Migwell) ou de spray nasal (Diergo-spray). Ces produits ne possèdent
pas d’action antalgique directe mais calment la migraine en
agissant sur les récepteurs de la sérotonine. Il faut connaître
leurs effets secondaires (risque à long terme de troubles
circulatoires des mains et des pieds) et savoir qu’ils sont
contre-indiqués en cas de grossesse et d’hypertension artérielle.
Ils peuvent aussi augmenter les vomissements. Ce sont néanmoins
les plus utilisés actuellement.
Crises violentes
Si les crises sont violentes il est possible d’utiliser un autre
médicament spécifique comme le Sumatriptan qui agit uniquement
sur le principal récepteur de la sérotonine ce qui augmente leur
tolérance. Ils peuvent toutefois entraîner des fourmillements et
des sensations d’oppression thoraciques et ne doivent pas être
utilisés en cas d’angine de poitrine.
Si les crises sont fréquentes (4 par mois ou plus) un traitement
de fond est proposé. Il faut alors être patient car son
efficacité ne se fait sentir qu’au bout de 15 à 30 jours.
Avec le temps on apprend à reconnaître les facteurs déclenchants
(alcool, jeûne, grasse matinée, stress, contrariétés….) et
à minimiser leur impact. La relaxation et l’acupuncture peuvent
à certains moments de la vie vous aider.
Actuellement
les laboratoires travaillent surtout à la mise au point de
produits dérivés du sumatriptan toujours plus faciles d’emploi
et mieux tolérés. Mais si spécifiques soient-ils ces
traitements ne résolvent pas tous les problèmes. Le médicament
qui soulagerait à coup sûr toutes les migraines sans provoquer
aucun effet secondaire est encore à inventer !!
Isabelle
Ribeiro
Février
03
Légumes
secs : tous
petits mais pleins d'énergie!
Peu utilisé malgré leurs vertus
nutritionnelles, lentilles, haricots, pois et fèves méritent
d’être redécouverts et de figurer à nouveau dans nos
assiettes.
Autrefois ils occupaient une place d’honneur dans notre
alimentation. Leur consommation a, aujourd’hui, fortement diminué.
Nous n’en mangeons plus qu’une seule fois tous les 10 à 15
jours soit en moyenne 2 à 6 g par personne et par jour. A
l’heure ou pâtes, riz et pommes de terre sont plébiscités, il
est temps de réhabiliter les légumes secs, qui possèdent de
nombreux atouts nutritionnels.
Une alimentation équilibrée doit comporter des protéines
d’origine animale (viandes, poissons, œufs, laits et dérivés)
et végétale. Or, les légumes secs figurent parmi les végétaux
qui en contiennent le plus, ce qui leur a valu leur surnom de
“viande du pauvre”. Il suffit d’en consommer régulièrement
pour rééquilibrer les apports en protéines indispensables à la
reconstitution de l’organisme. Dans le cadre d’une
alimentation équilibrée, il est recommandé de manger de la
viande, du poisson ou des œufs, deux fois par jour pour un homme,
une fois par jour pour unfemme.
Pour éviter les baisses de tonus et les fringales les légumes
secs sont « l’aliment forme » idéal. Ils doivent
essentiellement leurs qualités énergétiques aux glucides
complexes qu’ils contiennent. Ces derniers doivent fournir en
moyenne 40 % des apports caloriques de la journée. Surtout
constitués d’amidon, ils sont assimilés très progressivement
sous l’action des enzymes digestives. Ainsi l’énergie diffuse
lentement dans l’organisme, ce qui crée une sensation de satiété
durable et évite les grignotages de l’après-midi.
Une bonne façon de stabiliser votre poids.
Notre consommation quotidienne de fibres (15 à 20g) est très éloignée
de ce que préconisent les nutritionnistes (30 à 35 g.) Vous
souffrez de paresse intestinale, voire de constipation, faites
appel aux légumes secs qui sont une excellente source de fibres.
Régalez-vous de lentilles, de pois, de haricots… Quel que soit
leur mode de préparation, en consommant en moyenne 200 g de légumes
secs cuits vous apportez à votre organisme la moitié des fibres
qui lui sont nécessaires.
Le magnésium intervient dans la transmission de l’influx
nerveux. Stress et surmenage augmentent nos besoins en ce minéral,
alors que notre lutte incessante contre les kilos en trop nous
conduit à négliger les aliments qui en contiennent le plus. Les
légumes secs fournissent en moyenne le tiers des apports
journaliers recommandés (AJR). Une salade de lentilles aux pommes
et aux noix voilà comment bien démarrer un déjeuner sans un
apport calorique trop important.
Pour des os en pleine forme, nous avons besoin de calcium mais
aussi de phosphore indispensable à la minéralisation du
squelette. Si les produits laitiers sont riches en calcium, les légumes
secs sont quant à eux riches en phosphore alors pourquoi ne pas
associé les deux comme avec une purée de pois à l’emmenthal
par exemple.
En cette période nous sommes tous un peu fatigués car souvent
nous manquons de ce précieux oligo-élément qu’est le fer. Nécessaire
à la formation des globules rouges, il entre dans la constitution
de l’hémoglobine, qui transporte l’oxygène vers les tissus.
Si vous n’êtes pas un gros consommateur de viande
les légumes secs peuvent vous aider. Potage crécy aux
pois cassés, lentilles, haricots à la tomate… un seul de ces
plats couvrent la moitié de vos besoins en fer. Pour favoriser
son absorption consommez au même repas un fruit riche en vitamine
C (agrumes, kiwi…).
La vitamine B9 ou acide folique est nécessaire à la division et
à la multiplication des cellules. Elle participe aussi à la
synthèse des protéines. Cette vitamine joue donc un rôle
essentiel pendant la grossesse. Lentilles, haricots et pois cassés
sont d’excellentes sources de cette vitamine.
En moyenne la portion de légumes secs crus est de 40 g pour un
enfant de plus de deux ans, de 60 g pour la femme et de 70 g pour
l’homme. Les nutritionnistes conseillent de manger un féculent
par repas ( en plus du pain), en consommant successivement chaque
jour de la semaine les aliments suivants : légumes secs, semoule,
pomme de terre, riz, blé cuit, pâtes plus un septième féculent
au choix. Les légumes secs se conservent à l’abri de
l’humidité et de la lumière sans chaleur excessive.
N’oubliez pas d’associer à la consommation des légumes secs
un apport suffisant de vitamine C, qui favorise une bonne
assimilation du fer qu’ils contiennent. Elaborez vos menus en
respectant les règles d’équilibre alimentaire. Consommez un
produit laitier, une crudité (fruit ou légume), du pain ( en
complément des féculents ou des légumes secs) et des matières
grasses en quantité limitée à chaque repas.
Les légumes secs (les haricots essentiellement) contiennent des
sucres qui fermentent dans le gros intestin et sont responsables
de ballonnements. Il est conseillé de les faire tremper avant la
cuisson pour limiter cet inconvénient. Sachez qu’ils se digèrent
plus facilement si vous les associez à de l’estragon, de la
sarriette et du cerfeuil.. Enfin n’hésitez pas à changer
l’eau en cours de cuisson, qui doit se poursuivre avec de
l’eau bouillante.
J’espère vous avoir convaincu d’inviter à votre table ces légumes
secs que nous oublions trop souvent au détriment de notre santé
et ne cherchez pas d’excuses pour les éviter même
au cours de régimes ils sont excellents alors désormais
pensez-y votre organisme vous le rendra !!!
Isabelle
Ribeiro
Janvier 03
Alerte à la
gastro-entérite
Depuis quelques semaines l’alerte a été
lancée, la gastro-entérite est présente parmi nous.
Comme le rhume, et la grippe, la gastro-entérite, appelée
autrefois « grippe intestinale » apparaît le plus
souvent en hiver sous forme d’épidémie. Elle fait des ravages
dans les collectivités et atteint souvent plusieurs membres de la
même famille. Les personnes touchées présentent alors, à tour
de rôle, des symptômes identiques : diarrhée aiguë et
crampes abdominales d’apparition brutale, accompagnées parfois
de nausées, de vomissements, de courbatures et de fièvre.
La gastro-entérite est une maladie contagieuse dont il existe
deux grandes formes. L’une d’origine virale, entraîne des
selles liquides. Elle est surtout transmise par l’adénovirus,
également responsable de bronchites, et le rotavirus à
l’origine des diarrhées du nourrisson, tous deux très résistants
au froid.
L’autre due à des bactéries, provoque une diarrhée pouvant
contenir des glaires et du sang. Dans les deux cas, gargouillement
et spasmes sont présents. Vomissements, maux de tête et fièvre
peuvent être isolés ou associés. Exceptionnellement, ces symptômes
peuvent être le signe d’une atteinte inflammatoire du côlon,
la maladie de Crohn.
La prévention de ces épidémies est simple, elle passe par
l’adoption de quelques règles d’hygiène élémentaires.
En cas de "gastro" d’origine virale les microbes sont
véhiculés par les matières fécales et transmis par les mains
sales. On peut être contaminé en touchant une poignée de porte
(surtout dans les lieux publics) ou n’importe quel objet manipulé
par d’autres (argent, nourriture..). Ce n’est sans doute pas
un hasard si les épidémies se développent dans les écoles où
les enfants ne se lavent pas toujours les mains avant de déjeuner
à la cantine. De même le fait de s’alimenter sur le pouce
n’est certainement pas étranger à la propagation
des microbes. Non parce que les sandwichs du commerce sont
avariés, mais parce qu’on les mange avec des mains sales !
Les "gastro" d’origine bactérienne, elles sont moins
fréquentes, mais plus sévères. Le germe le plus courant est la
salmonelle, présente dans les aliments : la viande, les
oeufs, les produits laitiers et lactés. Autre germe en cause les
shigelles, les bactéries du type "campylobacter" (
transmis par le lait cru et les animaux domestiques) ainsi que les
colibacilles (viande, lait).
Les gastro-entérites d’origine virale peuvent être
spectaculaires, mais elles guérissent au bout de quelques jours,
les défenses immunitaires de l’intestin se chargent de régler
le problème. Pour calmer les douleurs, vous pouvez prendre un
antispasmodique, associé à un antidiarrhéique
(Imodium ou Smecta) mais sans
excès.
Il est conseillé aussi de suivre un régime alimentaire dit
"sans résidus", c’est à dire sans fibres, excluant légumes
et fruits crus, laitages et féculents. Le riz en revanche, reste
autorisé. L’important est de boire abondamment. La déshydratation
est en effet le principal danger notamment chez les enfants et les
personnes âgées, qui doivent parfois absorber des solutions de réhydratation.
Si malgré le traitement tout ne rentre pas dans l’ordre en
quelques jours et que la fièvre excède 38°5C, il faut consulter
un médecin.
En période d’épidémie, le diagnostic ne présente aucune
difficulté. Les maux peuvent avoir une tout autre origine. Si
vous êtes déjà enrhumé, surmené ou stressé, les défenses
immunitaires sont affaiblies, l’intestin est alors plus vulnérable
aux agressions d’un virus.
Le médecin peut demander un examen de sang ainsi qu’une
coproculture ( examen des selles) afin d’éliminer une contamination par les salmonelles ou d’autres bactéries
responsables de toxi-infections alimentaires et établir un
antibiogramme. En fonction des résultats, cet examen permet de
prescrire un traitement antibiotique adapté qui sera accompagné
d’un antispasmodique (Spasfon) et d’un régime sans résidus.
La prévention restant la meilleure arme, lavez-vous bien les
mains après être allé aux toilettes surtout avant de faire la
cuisine ou de passer à table. Ne réutilisez pas sans les
nettoyer des ustensiles mis en
contact avec
de la viande, du poisson ou des œufs crus.
Si vous avez une "gastro" couvrez votre nez avec un
masque avant de prendre bébé dans vos bras, et pendant quelques
jours limitez aussi le nombre de bisous.
Vous voilà paré et prévenu mais la peur n’évitant pas les
dangers soyez vigilants, respectez et faites respecter à votre
entourage les règles
élémentaires d’hygiène.
Ce serait tellement dommage de rater votre entrée en 2003 alors qu’un
simple lavage des mains peut tout éviter !!!!!!
Isabelle
Ribeiro
Décembre 02
Les
coquillages :
invitons la vitalité à notre table!
Au moment des fêtes, huîtres et coquillages
sont à l’honneur, grâce aux transports modernes, ils sont
disponibles presque toute l’année, mais l’hiver reste la
saison qui leur convient le mieux.
C’est dans l’océan que les coquillages puisent vitamines et
oligo-éléments, ils ne manquent pas d’atouts nutritionnels qui
en font des aliments de choix.
Leur chair est très peu énergétique, elle apporte de 70 à 130
Calories pour 100g, et aussi peu de lipides qu’une viande maigre
à condition de ne pas l’associer à une sauce trop riche. Les
coquillages contiennent autant de protéines que le poisson soit
en moyenne, pour 100g, 30% des apports quotidiens recommandés.
Ils constituent aussi une excellente source de magnésium,
indispensable au bon fonctionnement neuromusculaire. Ce sont les
bigorneaux et les bulots qui en contiennent le plus, environ 100g
de leur chair couvre plus du quart de nos besoins en phosphore, un
constituant des os. La même quantité permet de faire le plein en
vitamines B12, nécessaire à la formation des globules rouges et
à la synthèse des protéines. Ils renferment également
d’autres oligo-éléments en quantité notable : fer, cuivre,
zinc, iode et sélénium.
Les huîtres dont la réputation n’est plus à faire sont les
reines du goût et de la légèreté.
Il en existe deux espèces : les plates et les creuses. Ces dernières,
les plus consommées, proviennent essentiellement de la côte
atlantique. Celles du bassin de Marennes-Oléron sont affinées en
“claires” dans d’anciens marais-salants, ce qui leur confère
leur goût et leur teinte verte unique. Les “fines de claires”
bénéficient d’ailleurs d’un Label rouge. En fonction de leur
origine, les huîtres se caractérisent par une teneur en iode
assez élevée (surtout les belons) et une saveur plus ou moins
marquée. Elles sont classées en différentes catégories,
suivant leur poids. Même laiteuses pendant leur période de
reproduction (les mois sans “r”), elles ne contiennent que 1%
de lipides (graisse).
Achetez
les vivantes et bien fermées, dans leur bourriche d’origine,
qui se garde 8 à 10 jours. L’étiquette doit indiquer leur
provenance et leur date d’emballage. Ouvrez les au dernier
moment, sans les laver avec un ustensile adapté. Elles doivent
baigner dans leur eau et se rétracter sous la pointe du couteau.
Les huîtres se conservent au frais sur un lis de glace. Elles se
consomment crues avec un filet de citron ou de vinaigre à l’échalote,
mais aussi pochées ou gratinées dans leurs coquilles. Les
praires, cousines des palourdes vivent dans le sable des grèves.
Une douzaine d’entre elles vous apporte 300 mg environ de
potassium. Choisissez-les de grande taille, rincez les bien une
fois ouvertes car elles sont souvent sableuses. Mieux vaut les
consommer crues ou natures mais elles peuvent également se cuire,
se farcir ou se déguster en potage. Les palourdes sont une source
de fer recommandée à ceux qui n’aiment pas la viande rouge.
Leur chair est ferme et très iodée. Les palourdes noires sont réputées
pour leurs finesses. Les palourdes se consomment crues ou farcies.
Les bulots abritent une chair riche en vitamine B12. Préférez
les petits aux gros, à la consistance parfois caoutchouteuse.
Faites-les cuire rapidement après achat, dans une eau bouillante,
salée et aromatisée mais vous pouvez les acheter cuits pour vous
simplifier la vie. Les bigorneaux, on les trouve toute l’année,
surtout sur les côtes normande et bretonne. 100g de bigorneaux
suffisent pour couvrir vos besoins quotidiens en magnésium. Les
moules sont vendues dans des paniers ou des bourriches, au litre
ou au poids (1litre = 700 à 800g). L’étiquette doit préciser
la provenance et la date d’expédition. Elle est bleue pour les
moules d’élevage, rouges pour celles qui proviennent de la pêche.
C’est une source de calcium avec 100mg au 100g. À l’achat
assurez-vous que leur coquille est fermée, consommez les crues le
jour même ou cuisinez les sans tarder. Elles se conservent dans
un endroit frais ou dans le bas du réfrigérateur couvertes
d’un linge humide. Les coquilles Saint-Jacques, un délice
maigre pour fins gourmets, elles n’apportent que 0,5g de lipides
aux 100g. Elles sont fraîches d’octobre à mai, le reste de
l’année elles proviennent d’élevages étrangers et sont
vendues décoquillées. À chacun son coquillage selon ses goûts,
ses besoins ou ses moyens. Ils peuvent améliorer un repas de fête
en un clin d’œil à moindre frais et en prenant soin de votre
ligne et de votre forme alors ne vous en privez pas. Je vous
souhaite de bonnes fêtes et vous attends bon pied, bon œil
l’année prochaine.
Isabelle
Ribeiro
Novembre 02
Les
antibiotiques :
stop au systématique!
Nous consommons chaque année beaucoup
d’antibiotiques, bien plus que nos voisins européens. Si nous
en consommons autant c’est bien sur parce que nos médecins nous
en prescrivent, souvent d’ailleurs à notre demande.
Or dans les angines par exemple, les deux tiers au moins des
prescriptions sont inutiles. Sur les dix millions d’angines
diagnostiquées en France chaque année, neuf millions sont traitées
par antibiotiques et seulement deux millions seraient dus au
streptocoque A, bactérie justifiant un tel traitement. Dans 60 à
90% des cas en effet, les angines sont dues à des virus sur
lesquels l’antibiothérapie n’a aucun effet. Pour les
bronchites, même situation, ils sont donnés dans plus de 80% des
cas. Alors que là encore, des virus sont le plus souvent
responsables. Autre inconvénient de cette consommation excessive
d’antibiotiques, plus on en prend, plus on favorise
l’apparition de résistances. Pour le moment le problème se
pose principalement à l’hôpital et il concerne uniquement
quelques bactéries dangereuses pour les patients dont le système
immunitaire est déprimé (SIDA, cancer, personnes âgées…).
Mais en ville aussi, il arrive que des bactéries responsables
d’otites chez le jeune enfant, comme le pneumocoque, deviennent
résistantes à certains antibiotiques. Ce n’est pas anodin
puisque ce germe est susceptible de provoquer une méningite.
Consciente de cette situation l’agence du médicament a édité
une série de recommandations visant à inciter les médecins à
modérer leurs prescriptions d’antibiotiques.
Les enfants souvent sous antibiotiques
semblent moins aptes que les autres à lutter contre les
infections. Leur système immunitaire a plus de mal à se mettre
en route.
Les antibiotiques peuvent entraîner des diarrhées ou des
candidoses digestives (champignons). Ces effets secondaires
fragilisent l’enfant et retardent l’acquisition d’une bonne
immunité, puisque celle-ci s’élabore à partir des cellules
digestives. Hormis le fait que ces prescriptions inadaptées coûtent
cher à la sécurité sociale, elles ont le gros inconvénient de
renforcer le phénomène de l’antibiorésistance, c’est-à-dire
la résistance que les bactéries développent vis à vis des
antibiotiques quand ces derniers sont trop employés. La résistance
oblige l’utilisation de médicaments de plus en plus puissants
aux spectres de plus en plus larges pouvant entraîner de plus en
plus d’effets indésirables.
A l’œil nu, le médecin ne peut généralement pas faire la
différence entre angine virale ou angine bactérienne, dans les
deux cas la gorge est rouge, les amygdales sont augmentées de
volume, il existe des ganglions dans le cou et de la fièvre. Dans
le doute et ne voulant pas exposer son patient aux complications
possibles d’une angine bactérienne, il prescrit des
antibiotiques.
C’est pourquoi la Caisse nationale d’assurance maladie
envisage de généraliser à toute la France une expérience déjà
menée en Bourgogne, à savoir l’utilisation par le médecin
lors de la consultation d’un test simple qui permet à l’aide
d’une bandelette appliquée sur les amygdales de savoir s’il
s’agit d’une angine à streptocoque. La généralisation de ce
test, qui coûte six francs, permettrait d’éviter 7 millions de
prescriptions d’antibiotiques et de réaliser près de 100
millions d’euros d’économie. C’est pour toutes ces raisons
que depuis plusieurs semaines nous pouvons voir à la télévision
des petits spots publicitaires nous incitant à ne plus réclamer
de façon systématique des antibiotiques.
Un de ces spots met en scène une famille dont l’enfant est
enrhumé et à qui le pédiatre n’a pas prescrit
d’antibiotiques. Le père de cet enfant est en colère ne
comprenant pas la réaction du médecin ni celle de son épouse
qui trouve cela normal. Il est vrai que dans l’esprit populaire
avoir des antibiotiques signifie être réellement malade, ce qui
est ridicule puisque nous savons de façon certaines que les
antibiotiques n’ont absolument aucune action sur les virus
hormis le fait de vouloir éviter une surinfection. Par ailleurs
une infection virale rend aussi malade qu’une infection bactérienne
!!!
Sous un
ton humoristique le message est très clair, nous ne devons pas
prendre d’antibiotiques si cela n’est pas indispensable. Il
faut savoir également qu’aujourd’hui les cas d’allergies
aux antibiotiques sont de plus en plus nombreux cela peut également
être du à une utilisation excessive de ces médicaments. Sachons
nous montrer responsable et intelligent et apprenons à réutiliser
les antibiotiques à bon escient, ces médicaments sont tellement
précieux pour notre santé alors ne les gâchons plus !!!
Isabelle
Ribeiro
Octobre 02
Legionellose
: la
nouvelle épidémie?
Découverte en 1976 lors d’un congrès
d’anciens combattants américains (d’où son nom de maladie du
légionnaire !) où plus de 200 participants ont été atteints
par une pneumonie foudroyante inconnue jusqu’à là faisant 40
morts.
En janvier 1977 la bactérie responsable de cette pneumonie est
mise en évidence.
Depuis quelques années cette bactérie refait parler d’elle de
plus en plus souvent. La raison essentielle est qu’elle touche
des endroits publics comme les immeubles, les maisons de retraite
et les hôpitaux notamment mais aussi grâce à l’amélioration
des recherches de diagnostic et à une meilleure connaissance de
la maladie.
Depuis 1987 tout nouveau cas de légionellose doit être
obligatoirement déclaré par le médecin qui en fait le
diagnostic.
Cette maladie provoque essentiellement des infections pulmonaires
aiguës. La durée d’incubation est de 2 à 10 jours. Les
premiers symptômes ressemblent à une grippe (fièvre, toux sèche)
puis la fièvre augmente (39,5°C), le malade a des sensations de
malaise ainsi que des douleurs abdominales (nausées,
vomissements), parfois accompagné de troubles psychiques.
Certaines personnes sont plus susceptibles que d’autres d’être
contaminées.
Les facteurs de risques sont :
l’âge (la moyenne d’âge des malades se situe autour de 50
ans), le sexe masculin (3 malades sur 4 sont des hommes), le
tabac, l’alcool, les traitements médicaux contenant des
immunosuppresseurs, certaines maladies qui affaiblissent le système
immunitaire (sida, cancer, diabète…).
A ce jour aucun cas de contamination entre humains n’a été
rapporté.
Les principales sources de contamination sont les tours de
refroidissement, les climatiseurs, les bains à jet, les bains à
remous (jacuzzi), les fontaines réfrigérantes, les fontaines décoratives,
douches…. La contamination se fait par les voies respiratoires.
Le diagnostic se fait grâce à un test urinaire et peut être
complété par une recherche d’antigènes dans le sang.
Le traitement par antibiotiques permet un rétablissement total en
3 semaines, mais il est important de le mettre en place
rapidement. Un traitement bien adapté permet une rémission en 8
à 12 jours, puis la guérison après 3 à 4 semaines, sans
traitement ou inadapté le décès peut survenir 6 à 8 jours après
les premiers symptômes.
Que peut-on faire chez soi pour éviter la légionellose
?
Servez-vous de l’eau chaude régulièrement, les points d’eau
qui restent inutilisés longtemps sont particulièrement sujets
aux contaminations de la légionellose
Le milieu optimal de prolifération de la légionelle est une température
à 40°C. Il faut donc régler votre chauffe-eau à 60°C. A cette
température les légionelles sont tuées en 25 minutes environ.
Pensez à détartrer et désinfecter tous les 6 mois les éléments
de robinetterie : pommeaux, douche, brise-jet, joints et
flexibles, 15 minutes dans de l’eau additionnée d’eau de
javel suffisent.
Les systèmes de climatisation doivent être entretenus par des
professionnels et la recherche des légionelles doit être faite
chaque année.
La
psychose ne réglera pas les problèmes mais si chacun réagit
avec intelligence nous
pourrons sans aucun doute lutter contre ce nouveau fléau !!
Isabelle
Ribeiro
Juillet / Août
02
Un été sans bobo!
Nous attendons ce moment toute une année
alors pourquoi le gâcher par des petits soucis qui peuvent être
facilement évité.
Pour que les vacances riment avec insouciance, voici quelques
conseils de prévention.
Le mal des transports :
Il touche petits et grands mais loin d’être une fatalité il
peut être facilement évité. Aérez-vous régulièrement, ne
voyagez surtout pas le ventre vide, prenez un repas léger avant
le départ. Vous pouvez essayer un traitement homéopathique
(Cocculine) qui évite la somnolence due aux médicaments
classiques (Nautamine).
Contre les douleurs d’oreilles en avion pensez à mâcher du
chewing-gum au décollage et à l’atterrissage, pensez également
à déglutir ou vous pouvez également essayer les boules Quies
avion.
Les allergies solaires :
De tous petits boutons apparaissent sur les épaules, les bras,
les cuisses, c’est à dire les zones exposées. La lucite
estivale, une allergie solaire très fréquente, se manifeste par
des plaques rouges qui démangent terriblement.
Exposez-vous le moins possible et protégez toujours les endroits
irrités contre les effets du soleil. Demandez à votre pharmacien
une crème qui apaise les démangeaisons (crème Parfenac). Pour
limiter les risques vous pouvez aussi appliquer un écran total.
Les piqûres d’animaux :
À la campagne ou bien au bord de la mer, toutes sortes de petites
bêtes peuvent jouer les trouble-fête et risquent fort de gâcher
vos belles vacances.
Contre les piqûres de moustique et d’aoûtat, appliquez des glaçons
et une compresse imbibée de vinaigre.
Contre les piqûres de guêpe, n’enlevez pas le dard avec une
pince à épiler car il contient du venin, grattez-le tout
doucement avec l’ongle. Appliquez une solution antiseptique
(biseptine, bétadine). Contre les piqûres de méduse, lavez à
l’eau de mer, puis à l’eau claire et au savon. Désinfectez
avec de l’alcool à 60° et appliquez une pommade à la
cortisone.
Contre les piqûres d’oursin, appliquez de la vaseline pour
ramollir la peau. Quelques heures après, ôtez les épines avec
une pince à épiler puis désinfecter.
Vous pouvez glisser dans la valise un tube de Mosquitox kid
arkomedica qui protège 6 heures et contient en plus un filtre
solaire qui peut être utile si vous allez dans un endroit infesté.
Les petites plaies :
Elles peuvent être d’origine variées mais avec le sable elles
peuvent s’infecter facilement alors même petites ne les négligez
pas.
Si la plaie est souillée rincez la rapidement, lavez-la ensuite
au savon de Marseille puis appliquez un antiseptique et placez un
sparadrap de préférence résistant à l’eau que vous changerez
au moins une fois par jour.
Les bosses :
Calmez la douleur à l’aide d’une crème à base d’arnica
(Arnicagel, compresses à l’arnica Pharmadose, pommade Hémoclar).
Renouvelez l’application une heure plus tard et plusieurs fois
dans la journée. Si vous n’en avez pas appliqué un sac de glaçons.
L’insolation :
Due à un excès de soleil suivi de troubles visuels avec maux de
tête, fièvre et somnolence. Le repos au frais et à l’ombre
est indispensable, pensez à boire beaucoup d’eau légèrement
salée (Vichy) si possible pour éviter la déshydratation.
Appliquez un linge humide et froid sur le visage et les zones
atteintes par les coups de soleil. Pour éviter d’en arriver là,
limitez les trajets en voiture aux heures les plus chaudes de la
journée (14-16 heures). Ne vous exposez pas à cette période de
la journée et buvez beaucoup d’eau fraîche.
Pour les coups de soleil pensez à la crème Biafine en couche épaisse.
Chez le nourrisson l’eau représente 75% du poids du corps, soit
davantage que chez l’adulte. La déshydratation a donc des conséquences
plus graves. Pour éviter cet accident, faites boire régulièrement
vos enfants. Ne les laissez pas dans votre voiture, ni dans leur
poussette au soleil.
La constipation :
En voyage le changement de rythme et d’habitudes alimentaires
est très souvent responsable.
Mangez des légumes cuits, buvez beaucoup d’eau. Vous pouvez éventuellement
demander à votre médecin traitant de vous prescrire un laxatif léger (Tamarine, Lansoyl) ou un
traitement homéopathique (Platina 5CH, 5 granules 3 fois par
jour).
Irritation des yeux :
Si vos yeux sont rouges le soir, mettez des lunettes sombres et
effectuez un lavement apaisant (collyre apaisant Uvéline, collyre
antiseptique Biocidan, sérum physiologique). Si les douleurs sont
importantes, consultez un médecin car le soleil peut entraîner
de véritables brûlures à ne pas négliger. Plus les expositions
sont longues et fréquentes plus les lésions sont graves. A la
mer choisissez des lunettes filtrantes de catégorie 2 ou 3, de
catégorie 3 ou 4 à la montagne, car la luminosité y est plus
forte. Prenez des lunettes efficaces plutôt que des lunettes
sympas au look intéressant !!
Attention aussi aux yeux des enfants. Avant 1 an, 90% des UVA
parviennent à la rétine et plus de 50% des UVB, contre 60 et 25%
à 13 ans. Le port de lunettes protectrices est donc très
important même à un
très jeune âge.
Les ampoules :
Elles sont toujours dues au frottement du pied contre la chaussure
et favorisés encore plus par la chaleur.
Si l’ampoule est ouverte, appliquez une solution antiseptique et
recouvrez-la d’une compresse sèche. Si vous êtes sujet aux
ampoules portez des chaussettes en coton et mettez des pansements
en prévention (pansements ampoules saul’action à l’huile
adoucissante, pansement colloïde anti ampoules Scholl).
Vous voilà
parer pour passer d’excellentes vacances. Les noms cités ne
sont donnés qu’à titre d’exemple, vous pouvez demander
conseil à votre pharmacien ou à votre médecin qui saura vous
conseiller au mieux. N’oubliez pas d’emporter votre traitement
habituel qui pourrait être difficile à trouver sur place et
votre ordonnance. Je vous souhaite de bonnes vacances et vous
donne rendez-vous à la rentrée en septembre en pleine forme.
Isabelle
Ribeiro
Juin 02
Tabac et
pilule : la
mauvaise alliance
Si aujourd’hui personne ne peut ignorer les
méfaits du tabac, l’association tabac-contraception orale est
moins connue. Voyons quels en sont les véritables risques.
On considère qu’à partir de cinq cigarettes par jour, le tabac
devient nuisible à la santé,
pour les hommes comme pour les femmes.
On le sait fumer augmente les risques de cancers (des poumons
notamment), de maladies cardio-vasculaires et de troubles
pulmonaires. Mais ce que l’on sait moins, c’est qu’il
existe, chez les femmes des risques particuliers liés au
tabagisme. En effet, tabac et pilule ne font pas bon ménage…
Le risque majeur concerne le système cardiovasculaire. Deux paramètres
doivent être pris en compte : les dégâts intrinsèquement liés
au tabac et leur potentialisation par l’association avec la
pilule. Le tabac favorise l’épaississement des plaquettes
sanguines et le dépôt de cholestérol au niveau artériel. En
outre, il provoque une élévation de la tension artérielle et du
rythme cardiaque. Autant de facteurs qui cumulés les uns aux
autres pendant des années, augmentent sensiblement le risque
cardio-vasculaire.
Jusqu’à la ménopause, les femmes sont moins exposées à ce
risque parce qu’elles sont naturellement protégées par leur
secrétions hormonale d’œstrogènes. Mais cette protection
naturelle diminue avec l’âge, plus sensiblement chez les
fumeuses, et davantage encore quand le tabac est associé à une
contraception orale.
Les conséquences peuvent s’avérer dramatiques.
Le taux d’infarctus du myocarde et d’accidents vasculaires cérébraux
augmente.
Chez les fumeuses sous pilule l’avancée en âge est le facteur
déterminant car il multiplie le risque relatif. Le risque
d’infarctus chez la jeune femme est faible mais le tabac
l’accroît. Ce risque augmente avec le temps, il devient
important chez la femme qui fume après 35 ans.
C’est pourquoi il est très recommandé de ne pas fumer sous
pilule entre 35 et 50 ans…. Ou de choisir un autre moyen de
contraception.
Sachez que les dégâts du tabac au niveau artériel s’annulent
après 5 ans d’arrêt. En revanche, la potentialisation du
risque par la pilule cesse immédiatement à l’arrêt de
celle-ci. Autre effet du tabac, des pertes de sang surviennent au
cours des 6 cycles qui suivent l’introduction de la pilule. Ces
saignements sont plus importants au cours du premier cycle, puis
diminuent. Ils sont d’autant plus abondants si l’on fume
beaucoup.
Le tabac est directement responsable d’une baisse de la fertilité.
Les non fumeuses qui désirent un enfant sont enceintes plus
rapidement que les fumeuses après l’arrêt de la contraception.
Il faut savoir également que le tabac provoque une anticipation
de la ménopause d’environ deux ans.
Les conséquences de l’ostéoporose sont aggravées par le
tabac. Le risque de fracture après la ménopause augmente chez
les fumeuses car les os sont fragilisés.
L’effet cancérigène du tabac n’épargne pas la femme. Il
peut se traduire notamment par des cancers du col de l’utérus
et des dysplasies graves (présence de cellules précancéreuses
au niveau du col utérin).
Il ne faut pas oublier que fumer pendant la grossesse augmente le
risque de grossesse extra-utérine, de fausse-couche, de naissance
prématurée et de mort subite du nourrisson.
De plus, le poids des nouveau-nés est plus faible. Arrêter de
fumer pendant la grossesse est immédiatement bénéfique.
Le tabac a une action également sur la peau en limitant l’arrivée
de l’oxygène vers la peau, accélérant ainsi le vieillissement
cutané.
La pilule ou le tabac à vous de choisir !
Vous pouvez en parler avec votre médecin traitant ou votre gynécologue
qui vous aidera à choisir la meilleure solution.
Pourquoi ne pas profiter de l’été tout proche pour tenter de
s’arrêter de fumer, les beaux jours, ensoleillés, peuvent être
une aide utile.
Alors à
vous de faire le bon choix en pensant en toute objectivité, en
priorité à votre santé, notre bien le plus précieux….. !!!!!
Isabelle
Ribeiro
Mai 02
Les astuces minceurs
Chaque année dès l’arrivée du printemps
et des beaux jours, réapparaissent les régimes ! Tous nos
magazines en débordent, tous plus formidables et faciles les uns
que les autres. Pourtant ne nous leurrons pas pour un résultat
durable il n’y a pas de secret seule une alimentation équilibrée
associée à de l’exercice physique sont réellement
efficaces. Mais pour nous aider il existe diverses astuces, voici
tout un tas d’idées à piocher au fil de nos envies de minceur
et de gourmandise.
Un régime n’est certes jamais facile à réaliser à fortiori
encore plus s’il n’est fait que de frustrations. C’est
pourquoi une collation est à prévoir de façon systématique.
Elle permet d’éviter les grignotages et les “craquages”.
Pour 120 calories vous pouvez opter pour un yaourt ou 100 g de
fromage blanc maigre plus un fruit frais de 100 à 120 g. Autre
collation, 3 crackers ou 30g de pain ou 1 petit suédois plus une
portion de fromage fondu allégé, dernière possibilité un
agrume pressé avec une galette de riz soufflé non sucré.
Ayez toujours dans votre réfrigérateur des tomates cerises, des
radis, des carottes ou quelques crudités prêtes à grignoter
pour combler un petit creux.
Pensez à boire suffisamment, si possible 1 litre à 1,5 litres
dans la journée, en alternant eau plate et eau gazeuse si vous préférez.
Cela ne fait pas maigrir mais vous permet d’éliminer
correctement les déchets. Et en cas de petite faim, boire un
verre d’eau peut aussi vous aider à attendre le repas ou la
collation suivante.
Dans la mesure du possible essayez de ne jamais sauter de repas ce
qui vous évitera d’avoir des fringales qui vous entraîneraient
sur des chemins dangereux. Ne supprimez plus totalement le pain et
les féculents qui aident à équilibrer l’apport nutritionnel
tout en donnant une bonne sensation de satiété. Les pâtes, le
riz et les légumes secs sont à préparer au “naturel” (cuits
dans un bouillon parfumé), et à associer de préférence avec
des légumes frais, ce qui permet d’en limiter la portion. Par
exemple pâtes et tomates, riz et champignons, lentilles et
carottes…
Quant au pain il a lui aussi été réhabilité. Dans les régimes
le pain complet est souvent conseillé car il calmera mieux la
faim et plus longtemps. De plus grâce à ses fibres il aura
d’autres vertus comme la lutte contre la constipation entre
autre.
Premier point noir des régimes : la cuisson. Pour les cuissons à
la poêle, investissez dans une vraie poêle anti-adhésive (et si
possible également dans une sauteuse et une cocotte). Vous économiserez
des matières grasses. Prenez en bien soin car ces poêles ont le
défaut d’être fragiles. Autre cuisson intéressante la cuisson
à la vapeur ou à la cocotte minute. Le micro-ondes peut se révéler
très utile pour réchauffer sans matières grasses. Parfait également
dans la cuisson des poissons (sans corps gras ajouté et en
gardant toutes les saveurs) et préparer en un tour de main
compotes et fruits cuits au naturel. Contrairement aux idées reçues
méfiez-vous des grillades car certaines viandes à griller
(entrecôte, côte d’agneau…) sont en fait riches en graisses,
et peu adaptées dans une alimentation légère. Optez pour les
morceaux les plus maigres : filets, gigots, et grillez-les sur un
gril à revêtement antiadhésif légèrement huilé.
Dans tous les types de cuisson ayez la main légère avec
l’huile, et ce quelle que soit son origine (tournesol, olive,
colza…), elle apporte 100% de lipides et 900 calories au 100g,
soit 80 à 100 calories pour une cuillère à soupe.
La cuisson à la papillote permet de cuisiner sans corps gras
ajouté, mais avec aromates et fines herbes pour un maximum de
saveurs. Ce type de cuisson préserve bien la richesse minérale
et vitaminique des aliments. Elle peut se cuire au four
traditionnel, au micro-onde ou à la vapeur. Les plats cuisinés
“minceur” aux rayons frais ou surgelés sont en général
savoureux et d’un prix accessible. Choisissez ceux qui vous
paraissent suffisamment copieux (attention aux sauces souvent
abondantes mais peu rassasiantes) et qui vous apportent une
portion correcte de viande ou de poisson (au moins 80 à 100g).
Pour améliorer le goût des choses tout en l’allégeant en matières
grasses, ayez le réflexe crème fraîche légère qui
n’apportera que 20 calories pour une cuillère à soupe rase et
rendra votre plat encore meilleur. Cuisiner léger, ce n’est pas
cuisiner triste alors pensez aux épices, poivres variés et
aromates pour égayer et ensoleiller les plats. N’oubliez pas
les fines herbes qui sont un petit plus sur les plats qui ne coûte
rien en calories mais est un vrai bonheur pour le plaisir des yeux
et des papilles.
Après un bon repas léger vous prendrez bien un petit morceau de
fromage. Sachez que les fromages allégés (25 à 30% de matières
grasses) sont aussi riches en protéines et en calcium que les
autres mais nettement moins gras et moins énergétiques. Les pâtes
fermes comme la mimolette, le gruyère, la tomme… apportent le
moins de calories. Aujourd’hui il existe de nombreux fromages
allégés pour tous les goûts alors faites-vous plaisir. Le
fromage fondu allégé nature ou aromatisé aux noix ou aux fines
herbes peut être utilisé pour tartiner le pain du petit déjeuner
et remplacer ainsi le beurre très avantageusement. Une portion ne
représente en moyenne que 25 calories contre 75 calories pour 10g
de beurre. Pour le dessert vous pouvez opter pour un yaourt,
nature, “light”, aux fruits avec ou sans édulcorant, ils sont
plus savoureux les uns que les autres. Les fruits sont également
idéaux. Les fraises, les groseilles et les framboises sont à
privilégier au printemps, pour des collations ou des desserts
gourmands et sans risque (moins de 45 calories pour une barquette
de 125g).
Autre atout régime : la pomme, coupe-faim pratique et sain. Mais
n’oubliez pas son apport énergétique, une belle pomme de 150
à 200g apporte 75 à 100 calories. Si vous en mangez plusieurs
dans la journée, le total calorique augmente vite.
N’oubliez
jamais que pour réussir un régime il faut avant tout se faire
plaisir et varier les repas au maximum. Ne devenez pas esclave de
la balance, ne vous pesez pas tous les jours mais deux fois par
semaine au maximum.Un bon régime est un régime lent 1 à 2 kilos
par semaine au maximum suffisent pour éviter les effets rebonds
et la reprise de tous les kilos dès une alimentation normale. En
matière de régime patience et plaisir doivent être les
maitre-mots !!!!
Isabelle
Ribeiro
Avril 02
Les
ganglions : que
cachent-ils?
U ne petite boule palpable au niveau du cou
ou sous l’aisselle ne traduit le plus souvent qu’une
inflammation ou une infection banale. Mais les ganglions peuvent
parfois révéler une maladie plus grave.
Tout le monde a des ganglions, les enfants comme les adultes. Ces
petites boules ne posent problèmes
que lorsqu’elles grossissent sans raison apparente. Mais tout ce
que l’on peut sentir sous la peau n’est pas forcément un
ganglion. Il peut s’agir d’un kyste, d’un lipome (boule de
graisse), de l’augmentation de volume d’une glande (salivaire
notamment) ou encore d’une petite hernie (au niveau de
l’aine). Au moindre doute, il ne faut donc pas hésiter à
demander un avis médical. D’autant que dans la majorité des
cas, ganglion ou pas le médecin pourra vous rassurer.
Généralement à peine plus gros que des petits pois et réunis
en chaîne ou en grappe, les ganglions font partie du système
lymphatique, dans lequel circule la lymphe. Ils se constituent de
tissu lymphoïde, où se multiplient certains globules blancs :
des lymphocytes T ou B, véritables cellules guerrières impliquées
dans les mécanismes de
défense de l’organisme. Les ganglions jouent donc un rôle
particulièrement important dans notre immunité. En cas
d’agression (infection…), la lymphe draine les agents étrangers
vers le ganglion le plus proche. Stimulé, celui-ci grossit et
sert de barrage à la dissémination de l’infection en activant
la prolifération de certains lymphocytes. Ces cellules, capables
de reconnaître l’agresseur, ont pour fonction respectivement de
le détruire et de fabriquer des anticorps contre lui.
L’adénopathie traduit une atteinte du ganglion, qu’elle soit
inflammatoire, infectieuse ou cancéreuse. Elle se caractérise
par une augmentation du volume du ganglion. Si l’adénopathie
apparaît molle et douloureuse sous une peau chaude, une infection
est sans doute en cause. S’il n’y a pas d’augmentation de la
chaleur locale et que la boule roule sous le doigt, il peut
s’agir d’une tumeur. Mais il ne faut pas généraliser, la présence
d’un ganglion non douloureux au niveau du cou, par exemple ne
signifie pas obligatoirement que ce soit un cancer.
Il faut savoir également que chez les personnes très minces on
peut palper des ganglions superficiels, par exemple au niveau
inguinal (à l’aine). Les ganglions qui accompagnent une
infection peuvent mettre parfois plusieurs semaines à disparaître
après la guérison. Cette régression peut même se révéler
incomplète, notamment en cas d’infection dentaire ou
d’infection de la gorge répétée. Il arrive ainsi que l’on
conserve un petit nodule sous la mâchoire ou dans le cou. On
observe aussi des ganglions axillaires (dans l’aisselle), banals
chez les travailleurs manuels, qui, en raison de leur profession,
se blessent souvent.
Nous avons des ganglions superficiels, dont les plus importants
sont localisés de chaque côté du cou, sous les aisselles, dans
l’aine. Les ganglions profonds se situent dans le médiastin
(intérieur du thorax, entre les poumons) et dans l’abdomen (le
long de la colonne vertébrale et dans la région pelvienne). Ils
sont tous reliés entre eux par les vaisseaux lymphatiques. Seuls
les ganglions superficiels peuvent être palpés. Pour explorer
les autres, les médecins ont recours aux examens radiologiques :
radiographie du thorax, échographie, scanner et IRM (imagerie par
résonance magnétique).
Heureusement la plupart des adénopathies se trouvent directement
liées à des affections bénignes mais c’est parce que ce
n’est hélas pas toujours le cas qu’il ne faut jamais les négliger.
Un examen clinique approfondi s’avère toujours nécessaire. Le
médecin commence par rechercher une infection dans le territoire
du ganglion augmenté de volume (angine, plaie infectée, griffure
de chat, panaris…) ainsi qu’une éventuelle lésion suspecte
au niveau de la peau (grain de beauté qui s’est modifié) ou
des seins. Un examen ORL, une radiographie du thorax, une prise de
sang (formule sanguine, recherche d’éléments révélateurs
d’une inflammation ou d’anticorps dirigés contre une maladie
spécifique, telles la toxoplasmose, la mononucléose infectieuse,
la rubéole…) permettent ensuite d’aiguiller le diagnostic. Si
nécessaire, le médecin peut procéder à une ponction
ganglionnaire à l’aide d’une aiguille. Celle-ci est utile
pour observer les cellules et les mettre en culture, à la
recherche notamment du bacille de Koch (responsable de la
tuberculose). Une biopsie complétera souvent la ponction. Elle
fournira ainsi des informations plus vastes, mais aussi plus précises
sur le tissu ganglionnaire. Pour la réaliser on retire le
ganglion sous anesthésie locale ou générale selon sa
localisation.
Il est important de ne pas les négliger sans toutefois non plus
rentrer dans l’excès inverse !
Votre principal allié est votre médecin, donc n’hésitez pas
à lui en parler si vous sentez une petite grosseur inexistante
auparavant ou si cela devient douloureux.
C’est en connaissant mieux son corps et son fonctionnement que
l’on apprend à mieux le défendre !
Isabelle
Ribeiro
Mars 02
Végétarien mais en
pleine forme!
A une époque comme la notre où la “mal
bouffe” est de plus en plus d’actualité, nous sommes de plus
en plus nombreux à essayer de reprendre de bonnes habitudes.
Plats de tradition, retour aux valeurs sûres, alimentation
bio….
S’il y a 30 ans être végétarien était une “chose” rare
et bizarre, aujourd’hui près de 7% de la population française
est végétarienne soit près de 3 millions de personnes et ce
chiffre est en progression constante.
Voici quelques clés pour comprendre ce mode de vie avec ses choix
alimentaires pas
nouveau mais de plus en plus “tendance”.
Les végétariens excluent de leur
alimentation tout ce qui provient des animaux morts (viande,
volaille, abats, poissons). Les lacto-ovo-végétarien consomment
les œufs, le lait et les produits dérivés (ce sont les plus
nombreux), les lacto-végétariens uniquement le lait et les
produits dérivés. Ces deux catégories bénéficient ainsi de
protéines d’excellente qualité.
Il ne faut pas confondre végétarien et végétalien. Le végétarien
consomme des aliments d’origine animale (laits, œufs), le végétalien
les exclut. Pour parvenir à un apport en protéines satisfaisant,
le végétalien joue sur les complémentarités existant parmi les
aliments d’origine végétale. Ainsi pour éviter les carences,
il doit chaque jour associer céréales et légumes secs.
Etre végétarien n’est pas qu’une simple façon de se
marginaliser bien au contraire, les végétariens couvrent
largement les apports souhaités en fibres alimentaires (30 à 35g
par jour), avec un apport moyen de 50g par jour contre 15g dans le
cadre d’une alimentation traditionnelle de type “omnivore”
(qui mange de tout). Ceci s’explique par la place importante
qu’occupent les céréales (consommées complètes), les légumes
secs, les fruits et les légumes. N’hésitons pas à nous en
inspirer pour optimiser nos apports quotidiens en fibres, sels minéraux
et vitamines !
Les végétariens sont également plus vigilants que nous sur
leurs apports alimentaires, notamment en vitamines et en sels minéraux.
Ils font souvent appel à des produits que nous pouvons tous
utiliser pour donner un petit “plus” à notre alimentation :
la levure en paillettes, pour sa richesse en vitamines, du groupe
B, et le germe de blé, essentiellement pour son apport en
vitamines E.
L’alimentation biologique est naturellement associée à
l’alimentation végétarienne car elle exclut les pesticides de
synthèse et les engrais chimiques. Les aliments qui portent le
label AB (réservé aux produits dont au moins 95 % des ingrédients
sont issus de la culture biologique), ou ceux où les ingrédients
biologiques atteignent au moins 70% sont choisis le plus souvent.
Le soja, essentiel dans l’alimentation du végétarien est
principalement consommé sous deux formes : le lait de soja
(tonyu) et le tofu (lait de soja caillé). Si sa composition en
protéines, lipides et glucides est proche du lait de vache, sa
teneur en calcium est peu importante. Pour assurer une bonne
couverture des apports nutritionnels conseillés en calcium (900
mg par jour pour la femme), il est nécessaire de choisir un lait
de soja enrichi en calcium.
Aujourd’hui il est facile de trouver dans le commerce des
desserts à base de soja (yaourt, crème…), cela afin de le
faire mieux connaître et qu’il ne soit plus réservé aux végétariens
uniquement. Libre à chacun d’y goûter et de se faire sa propre
opinion….
Idem pour le tofu que l’on peut trouver préparé ou non dans
les rayons frais des supermarchés, pour une première dégustation
mieux vaut commencer par ceux qui sont préparé car le tofu a peu
de goût et de saveur, mais cela n’engage que moi ! On a coutume
de dire que le tofu remplace le steak, il est d’ailleurs parfois
appelé “steak végétarien” mais attention sur le plan
nutritionnel il est totalement diffèrent.
Il est important de ne pas imposer un mode alimentaire
particulier, surtout en période de croissance. Si vous souhaitez
proposer une alimentation végétarienne à votre enfant,
parlez-en au préalable avec votre médecin traitant. N’hésitez
pas à demander conseil à une diététicienne pour limiter les
risques de carences et apprendre comment associer les aliments.
Consultez immédiatement en cas de fléchissement de la courbe de
croissance ou de poids, d’une perte d’appétit, d’une
fatigue ou d’une vulnérabilité aux infections.
Maintenant libre à vous de choisir régime omnivore ou végétarien,
ce dernier peut être excellent pour la santé s’il est suivi
correctement et respecte un certain équilibre. Avant de changer
de régime n’hésitez pas à en parler à votre médecin
traitant ou votre pharmacien surtout si vous souffrez d’une
maladie ou affection quel qu’elle soit.
N’oubliez
pas que loin d’être une mode le végétarisme doit être un
mode de vie avant tout…
Isabelle
Ribeiro
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