Textos publicados     Textes publiés

- L’attaque cérébrale : attention urgence! Juin 05  

- Avons-nous réellement besoin des omega3 Mai 05  

- Les maladies nosocomiales Avril 05

- Medicaments et aliments : les mariages à éviter!!! Mars 05

- Mangeons des pommes Février 05

- Le chocolat : faites-vous plaisir!!! Décembre 04  

- Les aigreurs d’estomac Novembre 04

- Nos “ados” sont fatigués!!!! Octobre 04  

- S’arreter de fumer: oui mais sans grossir!!!!! Septembre 04 
- Piqûres, brûlures, morsures : les bons réflexes!!!! Juillet 04  

- Le mal des transports Juin 04 

- Caries?? Attention à vos dents!!! Mai 04 

- L’intolérance au gluten : une vigilance permanente!!!! Avril 04

- La cystite: une infection pas si banale Mars 04
- L'ostéoporose: un mal féminin? Février 04
- La bronchiolite Janvier 04
- Des fêtes gourmandes: oui mais sans kilos! Décembre 03
- Le décollement de la rétine Novembre 03
- Bien vacciné, bien protégé! Octobre 03
- Le soleil en beauté! Juillet/Août 03
- Le cannabis: vente libre ou interdiction? Juin 03
- Toute la vérité sur les salades Mai 03
- Votre langue vous dit tout Avril 03
- La migraine Mars 03
- Légumes secs: tous petits mais pleins d'énergie! Février 03
- Alerte à la gastro-entérite Janvier 03
- Les coquillages: invitons la vitalité à notre table! Décembre 02
- Les antibiotiques : stop au systématique! Novembre 02
- Legionellose: la nouvelle épidémie? Octobre 02
- Un été sans bobo! Juillet/Août 02
- Tabac et pilule: la mauvaise alliance Juin 02
- Les astuces minceurs Mai 02
- Les ganglions: que cachent-ils? Avril 02
- Végétarien mais en pleine forme! Mars 02

Juin 05

L’attaque cérébrale : attention urgence!

 

L’accident vasculaire cérébral (AVC) est souvent précédé de signes discrets et transitoires. Apprendre à les reconnaître peut permettre d’agir rapidement et de limiter les séquelles voire de sauver une vie.

 

Les premiers signes peuvent passer inaperçus car ils sont souvent mis sur le compte de la fatigue. Ainsi un bafouillage, une perte des mots pendant quelques secondes durant une conversation ou bien une difficulté passagère et inhabituelle à la marche ou la sensation de "mollesse" dans les bras faisant échapper les objets doivent vous faire réagir. Ces troubles disparaissant rapidement sont négligés alors qu’ils devraient être un signal d’alerte qu’il faut prendre rapidement au sérieux.

Ces symptômes ne doivent pas être laissés de côté car il s’agit parfois d’une mini attaque transitoire qui peut durer plusieurs minutes et disparaître comme elle est venue. Dans 20 à 40% des cas, elle précède de quelques heures l’attaque cérébrale, qui, elle n’est pas spontanément réversible. Si les signes précurseurs sont reconnus immédiatement et que le sujet ou un proche contacte un médecin ou le SAMU (15) les examens nécessaires seront faits sans délai et éviter un certain nombre d’accidents vasculaires plus graves.

Ces attaques cérébrales sont d’une grande gravité puisque sur 130 000 cas annuels en France, un quart des patients décède, un quart guérit et les autres gardent des séquelles.

Les signes qui doivent vous alerter`

impérativement sont :

• Une diminution de la force d’un bras, d’une jambe ou de tout un côté du corps.

• Une perte de la sensibilité d’un bras, d’une jambe, de la face (engourdissement) ou de tout un côté du corps.

• Une incapacité soudaine à trouver ses mots ou à les prononcer. A ne pas confondre avec les difficultés des personnes âgées qui cherchent leurs mots de façon chronique.

• Un trouble soudain de l’équilibre et de la marche pouvant entraîner une chute.

• Une perte subite de la vision d’un œil.

Si vous reconnaissez l’un de ces signes chez une personne de votre entourage, appelez un médecin ou mieux faites le 15.

Décrivez les symptômes à votre interlocuteur et précisez à quelle heure ils ont commencé. L’équipe médicale n’a alors environ que trois heures pour procéder au traitement le plus efficace actuellement : la thrombolyse.

Il s’agit d’injecter, en intraveineuse un produit destiné à dissoudre le caillot qui a bouché l’artère. Ce traitement obéit à des règles strictes : administré uniquement dans les unités neuro-vasculaires de certains hôpitaux. Il s’effectue dans un délai de trois heures, car au-delà il existe un risque d’hémorragie cérébral.

Un tel traitement augmente de 30% le nombre de malades récupérant sans séquelles.

Il existe des unités spécialisés dans de nombreux hôpitaux à Paris (Bichat, Lariboisière, Henri- Mondor, la Salpetrière, Tenon et Sainte-Anne) et en Province (Bourg en Bresse, Besançon, Bordeaux, Dijon, Grenoble, Lille, Lyon, Montpellier, Nancy, Rouen, Toulouse Purpan et Rangueil).

Vous l’avez compris dans le cas d’attaque cérébrale la rapidité est primordiale d’où la nécessité de bien connaître les signes.

Une des causes principales de l’AVC est l’hypertension quand elle n’est pas traitée ou mal stabilisée.

Parlez-en à votre médecin traitant et à tout âge faites contrôlez de temps à autre votre tension artérielle ce simple geste peut parfois éviter de gros soucis!

 

Isabelle Ribeiro

 

 

Mai 05

Avons-nous réellement besoin des omega3

 

Aujourd’hui on en parle comme d’ingrédients miracles, capables de nous protéger de nombreuses maladies.

Que sont au juste les Oméga 3, quelles sont leurs vertus et où les trouver pour en profiter?

Désormais les vedettes de nos assiettes s’appellent les Oméga 3, présents en abondance dans l’huile de colza et certains poissons. Mais que sont-ils exactement? Ils appartiennent à la grande famille des lipides particulièrement des acides gras poly insaturés qui constituent les membranes de nos cellules, et dont dépend le bon fonctionnement de notre organisme.

Comme les Oméga 6 que l’on trouve dans beaucoup d’huiles et dans les viandes, ils sont dits "essentiels", car notre organisme ne peut les synthétiser. Ils doivent donc être apportés par l’alimentation. Plus précisément c’est leur chef de file, le fameux acide alpha linolénique (ALA) que notre corps ne peut fabriquer. C’est donc sur lui qu’il faut miser, car à partir de celui-ci nous pouvons fabriquer deux dérivés de la famille, l’acide cicosapantaénoïque (EPA) et docosahexa-énoïque (DHA), nécessaires aux cellules, et que l’on trouve en large proportion dans les poissons gras. Oméga 3 et Oméga 6 jouent un rôle opposé et complémentaire dans les processus de l’inflammation, la coagulation et la vasodilatation, l’essentiel est de trouver l’équilibre. Or notre alimentation nous apporte trop d’Oméga 6 et pas assez d’Oméga 3.

Le rapport aujourd’hui est de 17 pour 1 alors qu’il devrait être de 5 pour 1. 1/4 seulement de nos besoins en Oméga 3 seraient couverts. Pourtant une alimentation équilibrée suffirait à couvrir nos besoins. Au vu des résultats des études, les Oméga 3 semblent pouvoir prévenir les maladies cardio-vasculaires. Les scientifiques avaient remarqué que les Esquimaux et les Japonais, grands consommateurs de poissons, étaient peu sujets aux infarctus.

En plus de diminuer les risques d’athérosclérose, grâce à leurs vertus fluidifiantes, ces acides gras augmentent le taux de bon cholestérol aux dépens du mauvais. Enfin en agissant sur l’excitabilité des cellules, ils limitent les troubles du rythme cardiaque.

Plusieurs études portant sur les bienfaits du célèbre régime crétois, riche en acide alpha linolénique, ont montré qu’une alimentation riche en Oméga 3 divisait par deux le risque de maladie cardio-vasculaire et permettait de réduire de 75% celui d’infarctus chez les personnes cardiaques.

Autre atout leurs effets anti-cancer, qui pourraient s’expliquer par leur influence sur le système immunitaire.

Les Oméga 3 jouent un rôle essentiel pour le cerveau. S’ils participent au développement cérébral du fœtus, puis du nourrisson.

Ils interviennent ensuite notamment dans la résistance au stress et à l’anxiété.

Des études menées au Japon et aux Etats-unis ont montré que les personnes qui manquaient d’Oméga 3 souffraient plus souvent de trouble de l’humeur et qu’une augmentation de leur consommation diminuait de 50% le risque de récidive de dépression. Ces acides gras semblent intervenir dans le processus de l’apprentissage et de la mémoire. Les seniors dont l’alimentation en est riche gardent de meilleures performances intellectuelles. D’où un effet possible mais encore à démontrer contre la maladie d’Alzheimer. Pour augmenter votre consommation d’Oméga 3, profitez des meilleures sources naturelles. L’huile de colza est la plus équilibrée en acides gras. Utilisez-la, à raison de 2 à 3 cuillérées par jour, pour les assaisonnements et même la cuisson.

Elle contient 10% d’Oméga 3 mais aussi 58% d’acides gras mono-insaturés, réducteur du taux du mauvais cholestérol.

Les noix et l’huile de noix contiennent 12% d’oméga 3 mais cette dernière est fragile et instable à la cuisson. La mâche contient très peu de graisse (0,4%) mais est pourtant très riche en acide alpha-linolénique (240mg pour 100g). Le chou vert (335mg pour 100g), le pissenlit (279mg pour 100g) et le cresson (290 mg pour 100g) sont des sources d’acides gras essentiels peu caloriques et précieuses.

La graine de lin détient le record avec 25g d’oméga 3 aux 100g. Certes nous ne la con-sommons pas telle quelle, mais lorsqu’elle est utilisée pour nourrir les animaux, elle permet d’optimiser considérablement l’apport en Oméga 3 des viandes de poulet, de porc et des œufs ou encore des produits laitiers.

Les poissons gras (saumon, truite, thon, hareng, maquereau, sardine…) contiennent plus d’EPA et de DHA que d’acides alpha-linolénique. Ne misez donc pas tout sur eux, mais consommez-en une fois par semaine.

Les compléments sont inutiles si votre alimentation est riche en Oméga 3 et pourraient même avoir un effet nocif.

Carburant indispensable au bon fonctionnement de notre corps les Oméga 3 n’ont donc pas fini de nous étonner !!!

 

Isabelle Ribeiro

 

 

Avril 05

Les maladies nosocomiales

 

Il y a encore une dizaine d’année ce terme était quasi inconnu. Aujourd’hui tout le monde en a entendu parler. Chaque année près de 800 000 personnes contractent une infection à l’hôpital.

Si elles ne sont pas toujours graves, ces maladies nosocomiales représentent un risque que l’équipe médicale combat au quotidien.

Voyons ensemble quelles sont les personnes les plus touchés, les risques réels et les mesures entreprises pour les éviter.

Les personnes qui subissent de nombreux gestes dits “invasifs” parce qu’ils entraînent une “effraction” cutanée sont particulièrement à risque.

En effet la peau est une excellente barrière contre les microbes. Une incision chirurgicale, l’introduction d’un cathéter (pour une perfusion), la pose d’une sonde urinaire ou la mise en place d’une ventilation artificielle entre autre sont autant d’exemples de soins à risque. Les services de chirurgie et de réanimation se trouve donc en première ligne. Certains malades sont aussi plus fragiles que d’autres. Une personne diabétique ou immunodéprimée en raison d’un cancer par exemple sera plus sensible à ce type d’infection.

Depuis une vingtaine d’année le nombre de maladies nosocomiales s’élève parallèlement aux progrès de la médecine. Aujourd’hui on ose opérer des personnes très âgées ou très malades, ce que l’on refusait auparavant par manque de savoir-faire. Peut-être payons-nous ces avancées techniques par davantage d’infections.

Les soignants se sont largement mobilisés, ces dernières années, pour diminuer les risques. Cela commence à porter ses fruits dans certains domaines. Mais il est évident qu’il reste des progrès à accomplir. On estime que plus de 6% des malades hospitalisés contracte une telle infection.  Les infections nosocomiales survenant entre quarante-huit et soixante-douze heures après l’admission sont signalées au service d’hygiène de l’hôpital. Lorsqu’elles présentent des caractères inhabituels, elles doivent aussi être signalées aux autorités sanitaires départementales.

Ce dispositif d’alerte permet de repérer, éventuellement des cas similaires à différents endroits du territoire et de remonter une filière de contamination. On peut ainsi prendre des mesures rapides, afin de la stopper.

Il existe également un système de surveillance coordonné au niveau national.

Pour lutter contre ce fléau de nombreux moyens ont été développés. Ainsi le matériel à usage unique s’est généralisé dans tous les domaines où cela est possible. Par ailleurs la stérilisation et la décontamination des instruments chirurgicaux ou de diagnostic (endoscopes) font l’objet de procédures très précises. Des actions de sensibilisation sont menées auprès des soignants, afin qu’ils ne véhiculent pas les microbes d’un malade à l’autre et ce à tous niveaux (médecins, infirmières, aide-soignants, kiné…).

On leur conseille de se laver les mains avec une solution hydro-alcoolique, qu’ils gardent sur eux après chaque soin et entre chaque patient. Cela évite de se passer les mains à l’eau quarante fois par jour (source d’irritations et donc d’infections!). Sans compter que les points d’eau n’existent pas partout et qu’un lavage des mains est rarement effectué dans les règles de l’art. Ce dernier devant durer 3 minutes!!!

L’efficacité de ces mesures dépend des équipes et des moyens financiers qui sont mis en œuvre. Après une campagne de sensibilisation, le nombre de cas baisse.

Dans les hôpitaux de l’Assistance Publique, à Paris, une diminution de 25% en 10 ans des infections à staphylocoques dorés, multirésistants aux antibiotiques a été obtenu. Un meilleur contrôle de l’environnement a fait passer les cas de légionellose de vingt huit à huit par an. Les infections au niveau du site opératoire ont baissé aussi.

Dans l’évaluation de chaque hôpital la lutte contre les infections nosocomiales et le nombre de cas recensés par an est pris en compte.

Mais il reste encore beaucoup à faire, comme dans un marathon les derniers kilomètres seront les plus durs.

Les mentalités doivent également changés. Celles des soignants mais aussi celle des patients. L’antibiothérapie n’est plus systématique car elle entraîne une sélection de germes de plus en plus résistants plus difficile à combattre.

Le risque zéro n’existe dans aucun domaine mais il est de plus en plus faible. Faites confiance à l’équipe médicale ce sont avant tout des professionnels responsables.

 

Isabelle Ribeiro

 

 

Mars 05

Medicaments et aliments : les mariages à éviter!!!

 

Prendre plusieurs médicaments en même temps peut provoquer des mauvaises surprises mais mélanger ces médicaments avec certains aliments peuvent en provoquer tout autant.

Voyons ensemble les combinaisons à éviter.

 

Le cheminement d’un médicament dans notre organisme est parfois semé d’embûches. Il peut ainsi rencontrer des situations imprévues, capables de réduire ou d’augmenter son action, ce qui est susceptible d’entraîner des effets toxiques. Le respect de quelques précautions permet d’éviter bien des complications.

• Anticoagulant et chou : Les personnes qui suivent un traitement anticoagulant avec un produit de la famille des antivitamines K (Préviscan, Sintrom…) doivent se méfier des aliments qui contiennent de la vitamine K. Celle ci s’oppose en effet à l’action du médicament prescrit pour empêcher une coagulation trop facile du sang, facteur d’accident cardiaque. Pendant toute la durée de votre traitement, évitez de mettre trop souvent à votre menu des aliments riches en vitamine K comme les abats, les épinards ou les avocats et éviter soigneusement le chou qui en contient le plus.

• Antidépresseurs et fromages : Si vous prenez un antidépresseur de la famille des IMAO (inhibiteurs de la mono-amine oxydase) attention à votre consommation de fromage. Ce médicament empêche la dégradation de la tyramine, un acide aminé dont l’accumulation dans l’organisme provoque des effets indésirables : crise d’hypertension artérielle, sueurs, palpitations, nécessitant la consultation d’un médecin. On appelle ces réactions “l’effet fromage” car elles surviennent quand le patient consomme du gruyère, du cantal ou du bleu riches en tyramine. Attention aux excès de bananes pour les mêmes raisons.

• Lait et antibiotiques : Prenez vos antibiotiques avec de l’eau et non pas avec du lait car le calcium interagit avec les antibiotiques de la famille des tétracyclines qui traitent notamment les abcès dentaires et l’acné sévère. Il empêche la solubilisation du principe actif au niveau de l’estomac, une étape nécessaire pour que la molécule active entre dans la circulation sanguine  et atteigne l’organe “malade”. Aussi prenez votre traitement une heure avant votre bol de lait du matin.

• Menthe et homéopathie : Les homéopathes sont partagés sur la nécessité d’interdire ou pas l’usage de la menthe lors d’un traitement. En effet le médicament homéopathique pénètre dans l’organisme par l’intermédiaire des vaisseaux sanguins situés sous la langue. Or la menthe a un effet vasoconstricteur. Elle est capable de diminuer légèrement le diamètre des vaisseaux, ce qui peut ralentir le passage du médicament, sans toutefois annuler son action. Aussi par principe de précaution, de nombreux homéopathes recommandent d’attendre quelques heures après la prise des granules pour vous brosser les dents avec un dentifrice mentholé ou pour déguster un thé à la menthe.

• Tranquillisants et pamplemousse : Le jus de pamplemousse interfère avec certains médicaments pour le cœur (inhibiteurs calciques), la terfénadine (traitement anti-allergique) ou les benzodiazépines (anxyolitiques). Ce jus de fruit ralentit l’action d’une enzyme, provoquant une augmentation de l’absorption du remède au niveau de l’intestin et un ralentissement de sa destruction par le foie. Dans ce cas l’efficacité du médicament est augmentée. Dans certains cas elle peut être équivalente à la prise de plusieurs comprimés et intensifier les effets indésirables. Il est donc recommander de respecter un intervalle de deux heures entre la prise du médicament et le jus de fruit.

• Millepertuis et immunosuppresseurs : le millepertuis est une plante reconnue pour ses propriétés antidépressive. Mais elle accroît fortement la dégradation par les enzymes hépatiques de certains médicaments, ce qui réduit leur efficacité. Sont concernés les antirétroviraux (pour le SIDA), les immunosuppresseurs ou la pilule. Vous devez informer votre médecin si vous êtes consommateur de millepertuis. Même chose si vous fumez, les produits de combustion cancérigènes retrouvées dans la cigarette diminuent l’action des immunosuppresseurs, dont il faudra alors augmenter les doses.

• L’alcool : Déconseillé avec tous médicaments. L’absorption d’éthanol (molécule de l’alcool) majore les effets calmants de la plupart des anxiolytiques, des antidépresseurs ou des neuroleptiques. Un antibiotique le métronidazole (Flagyl) est à l’origine de nausées et de maux de tête lorsqu'il est combiné à l’alcool. Idem avec le Kétoconazole prescrit pour traiter les infections fongiques (“Champignons”).

• Le café : La caféine augmente les effets secondaires digestifs et cardiaques de la théophylline, un broncho-dilatateur utilisé pour traiter l’asthme. Elle peut également diminuer l’action de certains sédatifs et calmants, comme les benzodiazépines et au contraire augmenter l’action des diurétiques. A boire avec modération donc! Quant au thé il diminue l’absorption intestinale du fer. A éviter si vous êtes traitée pour une carence en fer.

• Stérilet et anti-inflammatoire : Des grossesses ont été observées chez des femmes porteuses d’un stérilet et ayant pris des anti-inflammatoires non stéroïdiens(AINS). Ce dispositif intra utérin agit en provoquant une inflammation locale de l’utérus empêchant ainsi l’implantation de l’œuf. L’hypothèse d’une interaction a été posée mais non démontrée dans le doute préférez le paracétamol pour vos douleurs.

Lors d’un nouveau traitement n’hésitez pas à interroger votre médecin ou votre pharmacien afin d’éviter tout incident et si vous suivez déjà un traitement évitez l’automédication qui peut se révéler catastrophique dans certains cas.

 

Isabelle Ribeiro

 

Février 05

Mangeons des pommes

 

Selon un proverbe anglais “une pomme par jour éloigne le médecin” on pourrait même y ajouter “et avec deux c’est encore mieux”!!

Fruit le plus consommé au monde avec la banane, la pomme fait l’unanimité autour d’elle. Il est vrai qu’elle possède de nombreux atouts.

La pomme fruit magique pour la santé est pourtant méconnue, profitons de l’hiver pour redécouvrir ses bienfaits et ses saveurs.

La pomme apporte en moyenne 54 calories pour 100g soit environ 85 calories pour un fruit de taille moyenne, ce qui reste tout à fait raisonnable, surtout quand on sait qu’elle est source de “bonne” énergie. Elle la dispense sous forme de glucides lentement assimilés par l’organisme. De plus la pomme est un excellent frein aux fringales. On attribue cette propriété très appréciée à sa richesse en fibres insolubles, comme la cellulose ou la lignine qui stimulent et accélèrent le transit intestinal, et solubles telle la pectine typique de la pomme et précieuse dans le cadre d’un régime amincissant. La pectine forme en contact avec l’eau, un gel épais dans l’estomac qui va “mimer” la sensation de rassasiement avant d’être évacué naturellement. En outre ces fibres ont une autre particularité en emprisonnant les sucres de la pomme et ainsi ralentir leur pénétration dans le flux sanguin. Ce ralentissement permet d’éviter les pics de sécrétion d’insuline et diminue ainsi les envies compulsives de grignotage sucré en dehors des repas. Cet effet de la pectine explique pourquoi la pomme est conseillée aux diabétiques.

De nombreuses vitamines sont présentes dans la pomme : vitamines du groupe B, vitamine E, provitamine A et surtout la précieuse vitamine C qui a tendance à se concentrer dans la peau. En effet la peau contient 4 à 6 fois plus de vitamines C que la chair. La richesse en vitamine C dépend aussi de la variété. Les Reinettes et les Boskoop, par exemple apportent 4 fois plus de vitamines C que les golden ou les pommes rouges. Bien entendu, plus la pomme est fraîchement cueillie, plus elle est riche en vitamine C, même si les procédés de conservation moderne (atmosphère neutre et température contrôlée) ne leur en font perdre que 15% après plusieurs semaines. La cuisson également lui en fait perdre entre 20 et 30%. Mais la douceur des fibres cuites pour les intestins irrités méritent qu’on accepte de perdre, de temps en temps, un peu de cette précieuse vitamine.

La pomme est constituée d’environ 85% d’eau contenant, sous forme dissoute, de nombreux minéraux et oligo-éléments, le potassium étant le mieux représenté (145mg au 100g). Cette richesse en potassium, associée à une très faible teneur en sodium fait de la pomme un diurétique naturel et une excellente alliée pour tous ceux qui ont des problèmes d’hypertension. Phosphore, calcium et magnésium sont représentés en petite quantité, ainsi que de nombreux oligo-éléments essentiels à la santé (zinc, manganèse, cuivre, fluor, sélénium…).

Outre leurs propriétés rassasiantes et régulatrices du taux de glycémie, les fibres de la pomme sont en en partie responsables de ses vertus hypocholestérolémiantes scientifiquement prouvées. La consommation régulière de pommes crues (2 à 3 fois par jour) a montré son efficacité dans ce domaine. “Pèle la poire à ton ami, la pomme à ton ennemi” : c’est croquée à pleines dents, sans être épluchée, que la pomme donne le meilleur d’elle-même … Le proverbe a encore raison, la peau concentre la vitamine C, les effets hypocholestérolémiants sont plus prononcés quand la pomme est dégustée avec la peau. Toutes ses constatations s’expliquent car non seulement la peau est riche en vitamine C et en fibres, mais elle abrite une autre sorte de substances : les polyphénols. Ces molécules se retrouvent dans la chair mais en quantité moindre. Pourtant pas question de croquer dans n’importe quelle pomme. Car si la peau renferme des substances bénéfiques, elle se trouve en première ligne face aux pesticides et autres engrais. Les flavonoïdes et autres polyphénols de la pomme possèdent des propriétés antioxydantes. Ils neutralisent, en partie les radicaux libres, très agressifs pour les cellules, qui se forment en permanence dans l’organisme ou en réponse aux agressions de l’environnement (pollution, tabagisme, infections microbiennes…). Ils le protègent ainsi des maladies qui en découlent : cancers, maladies cardio-vasculaires…. Ajoutés à la vitamine C, ils réduisent de manière significative la croissance de certaines cellules cancéreuses (du foie et du colon en particulier). Par ailleurs il existerait un lien entre capacité respiratoire et consommation de pommes. Il a été montré en laboratoire que le potentiel antioxydant des pommes étaient très largement supérieur à ceux des vitamines C ou E. Les effets “santé” de leurs polyphénols dépendent non seulement des quantités ingérées, mais aussi de leur bio disponibilité (c’est à dire de leur devenir dans l’organisme) très variable selon leur nature et encore mal connue. Cependant même si la pomme n’est pas un fruit “miracle”, elle mérite largement qu’on la croque deux ou trois fois par jour et que l’on redécouvre ses nombreuses et  délicieuses variétés.

 

Isabelle Ribeiro

 

 

Décembre 04

Le chocolat : faites-vous plaisir!!!

 

Chocolat : mot magique dans ces périodes de fête, s’il évoque tant de doux et délicieux souvenirs, nombreux sont ceux qui hésitent à y succomber.

Le chocolat est un aliment très apprécié en France puisque nous sommes 60% à en consommer une fois par semaine et 20% une fois par jour, avec une consommation moyenne de 7kg de chocolat par an et par personne. Dans le monde, plus d’un million de tonnes de chocolat sont consommées chaque année, ce qui fait du chocolat une gourmandise universelle.

Initialement cultivé en Amérique pré-colombienne, le cacao était utilisé par les médecins aztèques comme une plante médicinale et il était la boisson sacrée des dieux Mayas. En Europe, le chocolat fut d’abord un met réservé aux rois et aux reines et il était déjà considéré au 18ème siècle comme un aliment stimulant, digestif et aphrodisiaque. Il était même prescrit comme remède contre la phtisie, le rhume, la diarrhée ou le choléra…

Le chocolat contient 60% de glucides, 30% de lipides, 5% de protéines et de nombreux minéraux (potassium, magnésium, phosphore, calcium, fer).

Il est très énergétique (500cal/100g) en raison de sa richesse en sucres (57%) et en graisses. Il se digère très bien mais doit être consommé avec modération chez les personnes qui assimilent mal les graisses. Il apporte 60% d’acides gras saturés, mais il est aussi riche en phytostérols qui favorisent l’augmentation du bon cholestérol et la diminution des triglycérides. En comparaison au beurre laitier, le beurre de cacao n’a pas d’effet néfaste sur le taux de cholestérol si le chocolat est consommé en quantité raisonnable.

Il contient des vitamines et des polyphénols, substances qui font actuellement l’objet de nombreux travaux visant à démontrer leurs effets protecteurs cardio-vasculaires (dimi-

nution du “mauvais” cholestérol et du risque de formation de caillots sanguins).

Il renferme des antioxydants capables de s’opposer au vieillissement des cellules, notamment le cuivre et l’épicatéchine (un tanin également présent dans le thé), substance qui pourrait réduire les risques de cancer. Il est également riche en substances toniques et stimulantes avec notamment la théobromine, 250mg/100g (substance dangereuse pour les chiens), la caféine, 70mg/100g, des cannabinoïdes et de la phénylethylamine. La théobromine exerce une action stimulante sur le système nerveux, et de la sérotonine, un médiateur chimique employé en pharmacologie comme antidépresseur.

Contrairement aux idées reçues, le chocolat n’entraîne ni boutons ni constipation, ni mal au foie, en ce qui concerne la migraine

la phényléthylamine pourrait jouer un rôle favorisant, mais à condition de consommer plusieurs tablettes par jour. Les véritables allergies au chocolat seraient rares.

Le chocolat noir n’est pas moins calorique que le chocolat au lait mais il contient moins de sucre. Ils sont diffèrent par leurs qualités nutritionnelles. Le chocolat noir est riche en cuivre, 100g suffisent à couvrir 22% des apports journaliers recommandés. Il contient aussi du magnésium (112mg par tablette) et du fer. Le chocolat au lait renferme 4 fois plus de calcium et du phosphore. Quant au chocolat blanc c’est plutôt une friandise, bien qu’il apporte du calcium.

En principe le chocolat se compose de sucre, de cacao (au moins 35%), de beurre de cacao et d’arômes (vanille), plus du lait dans sa version lactée. Or une directive européenne récente autorise les fabricants à introduire, en plus du beurre de cacao, d’autres matières grasses végétales, à raison de 5% maximum du poids total. Il peut s’agir d’huiles de palme, de karité, de noyau de mangue nettement moins coûteuses. Ce “nouveau” chocolat a moins de goût et d’arôme que la version “classique”. Moins riche en cacao, il contient aussi de moindres quantités de magnésium et d’autres oligo-éléments.

 

Alors que de bonnes raisons pour profiter des fêtes de fin d’année pour redécouvrir cette merveille qu’est le chocolat. Alors profitez-en, nous n’avons pas toujours l’occasion de nous faire du bien en se faisant plaisir…!!!!

 

Isabelle Ribeiro

 

 

Novembre 04

Les aigreurs d’estomac

 

“J ’ai des aigreurs”, “ça brûle”, “j’ai des renvois d’acide”. Les maux d’estomac sont fréquents mais passagers et bénins pour la plupart. Il s’accompagnent de douleurs plus ou moins pénibles.

Les aigreurs d’estomac sont souvent liées au stress, à une mauvaise hygiène de vie, à l’abus d’excitants ou encore à la consommation de certains médicaments. Pour assurer une bonne digestion, votre estomac réclame quelques ménagements et si vous l’agressez sans arrêt, vous risquez de mettre en danger la muqueuse qui le tapisse. Les atteintes peuvent aller de la simple inflammation (gastrite) à l’ulcération voire la perforation. Si vos maux persistent ou récidivent, ils peuvent révéler une maladie plus grave, n’attendez pas pour consulter votre médecin.

La digestion commence dans la bouche : les aliments y sont broyés, mastiqués, soumis à l’action de la salive. Ils sont ensuite avalés, passent dans l’œsophage qui débouche dans l’estomac. Un “clapet” assure la fermeture entre les deux organes et empêche la remontée du bol gastrique vers la partie basse de l’œsophage (reflux gastro-oesophagien). Il touche environ 30 à 45% de la population.

A l’autre extrémité, la jonction est établie avec le duodénum au niveau du pylore. L’estomac a pour fonction la pré digestion des aliments, il assure leur brassage et secrète quantité d’enzymes (dont la pepsine, impliquée dans la digestion des protéines) et d’acide chlorhydrique qui composent le suc gastrique. Une fois bien mélangés, prédigérés, transformés en un liquide épais les aliments sont dirigés vers le duodénum.

La protection de la muqueuse gastrique est assurée par le mucus qui adhère à cette muqueuse et s’oppose à la diffusion des ions acides et aussi par la secrétion de bicarbonates qui neutralisent l’acidité. Les aigreurs ou brûlures qui signent la gastrite surviennent lorsqu’il se produit un déséquilibre entre les systèmes de protection et les facteurs d’agression. Un cran au-dessus, l’ulcère gastrique ou duodénal correspond à une perte de muqueuse gastro-duodénale.

Les ennuis commencent une fois que le bol alimentaire a quitté l’estomac, le liquide acide restant n’a plus de substrat à traiter et s’il est en excès il devient agressif pour les muqueuses. C’est d’ailleurs à distance des repas (1 à 3 heures après) que les douleurs se manifestent, elles peuvent même réveiller la nuit. Elles se présentent sous forme de crampes ou de brûlures et peuvent être calmées par les aliments ou par un antiacide.

Au banc des accusés les excitants (café, épices), les alcools forts, le tabac.. (la nicotine augmente le risque de survenue d’ulcère et en ralentit la cicatrisation).

N’abusez pas de l’automédication qui calme la douleur mais peut masquer une complication.

Redoublez de prudence si vous prenez souvent des anti-inflammatoires non stéroïdiens ils affaiblissent les défenses de la muqueuse et peuvent provoquer une irritation voire une ulcération de la paroi gastrique.

La majorité des aigreurs sont soulagée par des mesures d’hygiène de vie.

Evitez de jeûner sous prétexte que vous avez du mal à digérer, l’alimentation exerce un effet tampon sur l’acidité gastrique, il vaut mieux au contraire fractionner les repas (4 ou 5 fois par jour).

Adoptez  une alimentation variée et équilibrée en évitant les plats en sauce, les fritures, les fromages fermentés et les graisses. Elles retardent la vidange gastrique et prolonge le séjour des aliments dans l’estomac provoquant une sensation de lourdeur (le fameux poids sur l’estomac!).

Limitez la consommation d’excitant qui augmentent l’acidité de l’estomac : café, alcool, épices, chocolat, condiments, tabac.

Essayez de manger au calme et prenez le temps de mastiquer. Une bonne mastication conditionne en partie le bon déroulement de la digestion, elle laisse à la salive le temps d’agir.

Pratiquez régulièrement une activité sportive.

Evitez le port de vêtements trop serrés qui exercent une pression abdominale. Ne vous coucher pas immédiatement après dîner. Si toutes ces mesures ne suffisent pas consulter votre médecin qui pratiquera une fibroscopie afin de voir quelles sont les lésions réelles et adaptera le traitement efficacement.

Ne laissez pas quelques maux d’estomac vous gâcher la vie et vous rendre grincheux agissez!!!!!

 

Isabelle Ribeiro

 

 

Octobre 04

Nos “ados” sont fatigués!!!!

 

La rentrée n’est pourtant pas si éloignée mais le matin, ils sont “hébétés”, le soir, ils sont “vidés” et dans la journée, ils sont “nases”, “éreintés”….

Ce manque d’entrain que nombre de parents mettent sur le compte des grands bouleversements de l’adolescence est parfois le signal d’un trouble physique ou psychologique plus profond, à prendre au sérieux…. ou tout simplement une hygiène de vie à revoir.

La fatigue “normale” répond à un stress ou à un effort prolongé, elle se dissipe plus ou moins rapidement au repos. L’asthénie correspond à un état chronique dont l’installation est progressive et qui peut durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Elle n’est pas liée à un effort particulier et ne disparaît pas au repos. On distingue l’asthénie physique la sensation de fatigue apparaît au cours de la journée et atteint son maximum le soir et la psychasthénie ou fatigue psychique dans laquelle morosité, idées noires, mal-être… sont parfois les prémices d’une véritable dépression. On le sait bien le passage de l’enfance à l’âge adulte est en dehors de tout contexte pathologique, générateur de fatigue : aux rapides transformations physiques (plus 25 à 30cm en taille, plus 20 à 25kg en poids, apparition des caractères sexuels secondaires, modifications du corps…) s’ajoutent les bouleversements hormonaux, la maturation psychique, sans oublier le travail à fournir pour mener à bien la scolarité. De quoi induire une fatigue bien naturelle qu’il ne faut pas confondre avec la fatigue liée à des causes médicales.

Au cours de ce passage progressif vers le monde adulte, l’adolescent revendique aussi plus de liberté, plus d’autonomie et affiche une opposition systématique à tout ce qui de près ou de loin s’inscrit dans les normes familiales jusqu’alors respectées.

Ainsi c’est le moment où pour mieux surmonter les épreuves de la puberté, il aurait besoin d’avoir une alimentation équilibrée, de bien dormir, de s’oxygéner… alors que bien souvent il mange n’importe quoi ou suit un régime aberrant, passe ses nuits sur Internet au lieu de dormir et ses dimanches au lit au lieu de prendre l’air!

A 16 ans un jeune a davantage besoin de sommeil qu’à 12 ans, l’organisme produit en effet durant la nuit les nombreuses hormones indispensables à sa transformation en adulte. Se coucher tôt est aussi une bonne habitude car c’est à la fin de l’adolescence que se fixent les rythmes du sommeil. Ce qui conduit les spécialistes à recommander selon les enfants de 9 à 12 heures de sommeil.

On est souvent loin du compte avec les levers au petit matin, les longues journées d’école, le travail à faire chez soi…. Etre disponible et compréhensif ne dispense pas les parents de tenter d’obtenir que l’adolescent respecte les principes de bases d’une bonne hygiène de vie. En faisant intervenir au besoin le médecin de famille ou le pharmacien afin que ces derniers donnent des conseils mieux adaptés et qui lui paraîtront plus sérieux s’ils viennent d’un tiers qu’ils respectent. Limiter les sorties trop tardives, ne pas laisser passer le train du sommeil (paupières lourdes, bâillements…), aérer la chambre, écouter de la musique plus calme le soir… pourront l’aider à se détendre afin de passer une meilleure nuit.

A cette période où le corps enfantin se transforme progressivement en un corps adulte, l’alimentation aussi est primordiale. C’est pourtant l’âge des régimes faméliques ou du hamburger, soda sucré avalé en vitesse. S’il est difficile d’intervenir sur les repas pris à l’extérieur, le petit déjeuner, lui se prend à la maison et vous pouvez en profiter pour rétablir l’équilibre ; jus de fruits, yaourt, fruits, céréales, œufs apporteront une part des nutriments indispensables : vitamine A et C, magnésium, calcium et autres oligo-éléments. Si votre ado rechigne à prendre du temps pour le petit déjeuner pensez au petit coup de pouce des cocktails vitamines oligo-éléments que vous proposera votre médecin ou votre pharmacien. Pour inciter l’ado à passer ses repas en famille, évitez absolument les conflits et les règlements de compte jouez plutôt la détente et la gaieté pendant le repas.

Si la fatigue à l’adolescence est souvent liée à une mauvaise hygiène de vie, elle a parfois une cause médicale qu’il faut identifier. Il s’ennuie, se traîne, perd le goût de tout à des idées noires attention à la dépression.

S’il est fatigué, fiévreux, sans appétit il a peut être contracté la mononucléose infectieuse appelée également “maladie du baiser”.

Le virus se transmet essentiellement par la salive, contagieuse mais bénigne elle peut même passer inaperçue, elle provoque l’apparition de ganglions gonflés au niveau du cou, des aisselles de l’aine. Après une période d’incubation de 2 à 6 semaines, apparaît classiquement une forte angine, rouge ou blanche, associée à de la fièvre, des maux de tête, des courbatures ou des contractures musculaires…

La fatigue très intense est le signe clinique le plus marquant, souvent le plus alarmant. Une simple prise de sang confirmera le diagnostic. Le traitement est avant tout celui des symptômes, la patience étant la meilleure arme.

La fatigue de l’adolescent n’est pas une simple banalité alors prenons là au sérieux car si ce dernier a besoin de prendre sa liberté et son envol il appréciera également qu’on s’occupe de lui……

 

Isabelle Ribeiro

 

 

Septembre 04

S’arreter de fumer: oui mais sans grossir!!!!!

 

La rentrée est souvent synonyme de bonnes résolutions, le plus dure est alors de s’y tenir. Le prix des cigarettes augmentant et devenant de plus en plus prohibitif pourquoi ne pas profiter du retour des vacances pour s’arrêter de fumer?

Oui me direz vous mais vous avez peur de prendre quelques kilos superflus.

La perspective de prendre des kilos sitôt l’arrêt de la cigarette démotive plus d’un fumeur.

Voyons ensemble comment y remédier!

Dans l’entre-deux-guerres, les publicités encourageaient les femmes à fumer plutôt que de craquer sur des sucreries pour éviter de grossir. Aujourd’hui cette crainte n’incite plus à fumer mais empêche bon nombre de fumeurs et surtout de fumeuses à arrêter. Il est vrai que plus de deux tiers des fumeurs prennent des kilos quand ils arrêtent : en moyenne 2,8 kilos pour les hommes et 3,8 kilos pour les femmes. 10% des ex-fumeurs et 14% des ex-fumeuses “gagneraient” même plus de 13 kilos…..

Cette prise de poids s’explique de plusieurs façons, mais la principale est le retour au poids naturel, c’est à dire celui que le fumeur aurait eu s’il n’avait pas fumé. La nicotine augmente en effet artificiellement les dépenses énergétiques de l’organisme. Les grands fumeurs “brûlent” ainsi 200 à 400 calories de plus par jour (de la graisse principalement) surtout s’il continue à se nourrir comme avant et à ne pratiquer aucune activité physique.

L’augmentation de l’insuline provoque aussi des fringales et une attirance pour les aliments sucrés. Et comme l’effet coupe faim de la cigarette disparaît l’appétit augmente, surtout le premier mois.

Autre raison le besoin de s’occuper les mains et de combattre le manque quoi de mieux que de compenser par des bonbons, sucettes, chewing gum ou autres sucreries le tout riche en calories.

Autre cause le stress, la cigarette vient souvent combler un manque ou calmer un stress trop important, à l’arrêt de cette dernière la compensation par des aliments peut se faire ressentir.

Cela dit grossir à l’arrêt du tabac n’est pas une fatalité bien heureusement puisqu’un tiers des fumeurs ne prennent pas de poids. Il est possible de se maintenir ou de limiter la prise de kilos qui seront plus faciles à reperdre un peu plus tard (une chose à la fois pas tous les combats en même temps!).

Mais surtout ne faites pas de régime draconien deux grosses contraintes en même temps et c’est l’échec garanti!!

Mieux vaut être raisonnable et adopter dès le premier jour d’arrêt quelques règles d’alimentation et d’hygiène de vie simple et de bon sens.

Réduisez les graisses, en particulier saturées,  apportées par les charcuteries, les plats en sauce, les fromages, les viandes grasses, les viennoiseries…

Mangez des “bonnes” protéines pour garder vos muscles : viande maigre, poissons, laitages allégés.

Consommez plus de fruits et de légumes que d’habitude.

Buvez davantage pour couper les fringales et éliminer (thé, eaux aromatisées, boissons aux édulcorants….. (attention aux sodas très sucrés et riches en calories).

Eviter le plus possible de grignoter entre les repas ou sinon grignoter intelligent (un fruit, un laitage…).

Faites régulièrement de l’exercice physique. Profitez de votre forme retrouvée grâce à l’arrêt de la cigarette. 1 heure de marche permet de brûler autant de calories que si vous fumiez 20 à 30 cigarettes. En même temps vous contrôlerez les besoins compulsifs de tabac et vous diminuerez le stress, cause principale de la rechute.

Vous pensez ne pas y arriver tout seul et vous redoutez de prendre trop de kilos, n’oubliez pas les consultations anti-tabac (vous trouverez les coordonnées auprès de votre médecin traitant, de l’hôpital le plus proche ou sur Internet : www.tabac-info.net) où l’on vous donnera des conseils pratiques adaptés à votre profil (mode de vie, habitudes alimentaires…). Les substituts nicotiniques (gommes, comprimés, patchs…) disponibles en pharmacie sans ordonnance peuvent aussi vous aider à contrôler la prise de poids.

Ce combat n’est pas à mener seul même très motivé alors faites-vous aider, cela n’a rien de déshonorant bien au contraire le principal est d’atteindre son but. Alors bon courage et bonne chance dans ce combat vous en sortirez forcément mieux, plus fort, plus beaux et plus riches!!!!!

 

Isabelle Ribeiro

 

 

Juillet 04

Piqûres, brûlures, morsures : les bons réflexes!!!!  

Avec les beaux jours, les sorties et les activités de plein air se multiplient. Les brûlures, piqûres et autres blessures aussi.

Mer, air, terre, forêts… partout il y’a des petites bêtes qui mordent ou qui piquent et c’est en été que nous avons le plus de risques de les rencontrer. Comment les éviter et se soigner pour ne pas transformer les vacances en mauvais souvenir!

 

Ça pique, ça mord :

Les oursins : en cas de piqûres retirez tous les piquants avec une pince à épiler afin de ne laisser aucun morceaux puis bien désinfecter. L’idéal pour les éviter est de ne pas marcher pieds nus dans les rochers.

 

Les méduses : Il faut savoir que les lésions peuvent n’apparaître que 3 semaines plus tard!!

En cas de contact avec une méduse il faut immédiatement rincer à l’eau de mer puis à l’eau douce sans frotter.

Consultez un médecin si les plaques persistent ou au moindre signe anormal (malaise, œdème…).

Ne vous grattez pas sinon vous risquez de rompre les petits filaments transparents dont les vésicules sont remplies de venin urticant. N’appliquez rien sur la peau avant de demander conseil à un médecin ou un pharmacien.

 

Les vipères : Sur 1000 à 2000 personnes mordues chaque année, on déplore 1 à 3 décès. Une fois sur trois la morsure de vipère ne libère pas de venin.

Lors des promenades en forêt porter des chaussures montantes et des pantalons et n’hésitez pas à taper un peu des pieds en marchant pour les prévenir de votre arrivée afin qu’elles s’enfuient. En cas de morsure, entourez-la d’un linge froid, si vous en avez une utilisez une pompe à venin. Faites vous diriger calmement vers l’hôpital le plus proche. Dans la majorité des cas le médecin se contentera d’une surveillance durant deux à trois jours et un traitement antibiotique.

Si vous croisez un serpent ne bouger pas attendez qu’il passe son chemin. Ne vous agitez pas en cas de morsure afin d’éviter toute dissémination du venin dans l’organisme par augmentation du rythme cardiaque. Evitez de sucer la plaie pour aspirer le venin et n’injectez aucun sérum antivenimeux. Les risques d’allergie au sérum sont très élevés. Ne faites pas de garrot, qui en arrêtant toute circulation artérielle, empêche aussi l’oxygénation des tissus et le retour veineux. Deux risques guettent le blessé : la gangrène au-dessous du garrot (par manque d’oxygène), et l’arrêt cardiaque quand on retire le garrot (les toxines accumulées remontent alors brutalement vers le cœur).

 

Abeilles, guêpes et frelons : Les insectes piqueurs tuent 20 à 25 personnes par an (choc allergique brutal).

Dans la majorité des cas, les piqûres n’entraînent qu’une rougeur parfois spectaculaire.

Il faut retirer le dard en pressant la peau de part et  d’autre. Puis désinfectez. La pompe à venin peut aussi être utile. Le recours à un médecin est nécessaire en cas de piqûre dans la gorge, de douleur violente ou si la rougeur ou le gonflement se généralise sur tout un membre voire sur tout le corps.

Si une guêpe ou une abeille se pose sur vous essayez de ne pas bouger et laissez-la repartir tranquillement.

 

Ça brûle :

Barbecue : Il est responsable d’innombrables accidents et ce chaque année dès les premiers beaux jours.

En cas de brûlures passez les parties atteintes sous l’eau froide en prenant soin de laisser couler l’eau un peu plus haut que la plaie afin que le jet ne tombe pas directement sur l’endroit de la brûlure, et cela environ 15 minutes. Si les brûlures semblent étendues ou profondes appelez les urgences (SAMU ou pompiers).

N’allumez jamais le barbecue avec de l’alcool ou de l’essence. Ne laissez pas les enfants jouer à proximité et surtout ne mettez jamais de corps gras (huile, beurre) sur la lésion.

 

Soleil : Exposez-vous progressivement pas plus d’un quart d’heure le premier jour. Utilisez un bon écran de protection, buvez régulièrement pour vous réhydrater. Adoptez une alimentation riche en fruits (antioxydants). Au retour de la plage rincez la peau à l’eau douce pour éliminer le sable, le sel et les produits solaires. En cas de coup de soleil appliquez des compresses d’eau froide et une pommade cicatrisante (type biafine). Si les brûlures sont étendues ou importantes entraînant frissons, nausées, démangeaisons, taches de décolorations, fatigue générale, consultez un médecin au plus vite.

Ne vous exposez jamais aux heures les plus chaudes. N’utilisez pas de produits solaires faits maison ils ne possèdent pas de filtres indispensables pour être suffisamment protecteur.

Eviter de garder les produits de l’an passé s’ils ont été ouverts car ils perdent de leur qualité protectrice.

 

Ça saigne : Une blessure en randonnée, sur un bateau, à vélo c’est fréquent.

Lorsqu’il s’agit d’une petite plaie, comprimez la simplement à l’aide d’une compresse ou d’un tissu. Lavez la blessure à l’eau savonneuse, appliquez un antiseptique et mettez un pansement ou faites un bandage sans serrer.

En cas de saignement important (plaie sur une grosse veine ou sur artère (identifiable grâce à son jet puissant), faites un point de compression avec le pouce en appuyant fermement. Appelez les secours en expliquant le mieux possible la situation.

Nous attendons tous nos vacances avec impatience, alors ne laissons pas de petits incidents les gâcher, notre meilleure arme est la prévention mais en cas piqûre, brûlures ou plaies connaître les premiers soins peuvent vous être d’un grand secours!!!!

 

Isabelle Ribeiro   

 

 

Juin 04

Le mal des transports  

En bateau, en auto, en avion ou en train, un enfant sur deux et un adulte sur trois souffrent du mal des transports (cinétose pour les médecins). La perspective désagréable d’être malade pendant tout un trajet suffit parfois à faire renoncer à un voyage. Heureusement il existe de nombreux moyens pour y remédier.

Sans être très grave “ce mal au cœur” est très pénible pour celui qui en souffre et n’est pas toujours compris par l’entourage qui croit à un caprice, jusqu’à ce que les choses se gâtent réellement. Votre pharmacien vous conseillera la prise de médicaments homéopathiques ou en allopathie (médecine traditionnelle) qui limiteront l’incidence des malaises et aideront au bon déroulement de votre voyage.

Aussi étrange que cela puisse paraître, l’origine du mal des transports se situe dans l’oreille. Il se produit une discordance entre les capacités d’adaptation du vestibule, organe de l’équilibre situé dans l’oreille interne, et les secousses et les stimulations excessives provoquées lors des déplacements. Tous les mouvements sont bons pour déclencher les affres du “mal au cœur” et vous gâcher la joie du départ. Le tableau clinique n’est pas réjouissant : vous commencez à vous sentir fatigué, vous avez mal à la tête, vous transpirez, vous frissonnez, vous avez des nausées et une forte envie de vomir. Lorsque les vomissements persistent, ils peuvent entraîner des troubles profonds et vous plonger dans un état de somnolence et de torpeur ou, au contraire, dans un état d’agitation et d’anxiété. Heureusement la fin du voyage apporte un soulagement salutaire assez rapide.

Certaines personnes n’ont jamais connu le mal des transports et ce quelles que soient les conditions, ce qui ne veut pas dire qu’elles ne le connaîtront jamais!

La fréquence du mal des transports dépend de la sensibilité de chacun et des mouvements auxquels nous sommes soumis en fonction du type de transport. En voiture votre malaise est déclenché par le confinement, le manque d’aération, les odeurs, la fatigue.

Si en plus le conducteur a une conduite un peu sportive (vitesse, virages serrés, accélération brutale), votre état peut virer à la catastrophe!

Le mal de mer est la conséquence directe des mouvements lents du bateau. La mer n’est pas toujours d’huile et le tangage ou le roulis peuvent laisser de mauvais souvenirs.

En train, c’est la position assise en sens contraire de la marche qui peut incommoder. En avion, le mal des transports est plus lié à une sensibilité individuelle ou à une angoisse qu’aux réels mouvements de l’avion. Ce n’est plus vrai lorsque la météo s’en mêle avec la traversée des fameux trous d’air ou des zones de turbulence, l’avion est alors bien secoué et nous avec.

Les antinaupathiques, médicaments pour éviter le mal des transports, peuvent être pris à titre préventif. Il en existe de nombreux et il est préférable de demander conseil à son médecin ou son pharmacien avant le départ.

Ils agissent sur le centre du vomissement en inhibant son mécanisme et ils ont un effet anti-vertiges et anti-nausées. Vous devez les prendre une demi-heure à une heure avant le départ et renouveler la prise au cours du voyage si nécessaire. Leur effet indésirable majeur est le risque de somnolence mais ce n’est pas gênant si vous ne pensez pas prendre le volant en cours de route et si l’effet s’estompe à l’arrivée. L’homéopathie est une alternative intéressante, surtout pour les enfants. Elle est dénuée de contre indications et d’effets secondaires notamment sur la vigilance. Il existe également un patch à coller derrière l’oreille, il est très efficace pour les longs trajets mais sa délivrance demande un avis médical.

Pour prévenir plutôt que guérir, évitez de jeûner ou à l’inverse de trop manger avant le départ. Sur un bateau tenez-vous plutôt sur le pont qu’à l’intérieur du bateau. Diminuez les mouvements de tête. Fermez les yeux ou fixer un point éloigné. Ne lisez pas en voiture et n’utilisez pas de jeux vidéos. Choisissez la partie la plus stable du véhicule, en place avant dans une voiture, voyagez au milieu d’un bateau ou entre les ailes dans un avion.

Le voyage c’est le début des vacances, alors ce serait si bête de gâcher ce moment magique et souvent intéressant pour les paysages traversés, alors pensez-y avant de partir!!!  

 

Isabelle Ribeiro   

 

 

Mai 04

Caries?? Attention à vos dents!!!  

Caries, tout le monde connaît le terme mais beaucoup d’entre nous pensons que cela ne touche que les enfants “accro” des bonbons. Si cela peut être un facteur favorisant il n’en est pas la seule cause et tout le monde petits et grands peuvent en souffrir.

La généralisation du brossage des dents biquotidien et l’emploi courant du fluor dans les dentifrices ont nettement fait chuter le nombre de caries en 30 ans.

Pourtant ces attaques de l’émail font encore de nombreuses victimes.

L’apport régulier de fluor (par le dentifrice), les brossages fréquents et les visites semestrielles de contrôle chez le dentiste suffisent généralement à se protéger du risque carieux.

Malheureusement ces conditions ne sont pas toujours respectées et à certains âges de la vie ou dans certaines situations, nos dents sont particulièrement susceptibles aux attaques de la plaque dentaire…

Dès ses premières années, l’enfant doit apprendre à se brosser les dents. Souvent il grignote toute la journée, avec une préférence pour les aliments sucrés et/ou acides. En supprimant ces mises en contact répétés de l’émail avec le sucre, on limite réellement le risque de caries. Pour le brossage, choisissez un dentifrice dont le dosage en fluor est adapté à l’âge de l’enfant. C’est un taux relativement faible qu’il faut respecter car les enfants de moins de 6 ans ont tendance à avaler du dentifrice lors du brossage.

Les dentifrices pour enfants apportent donc peu de fluor. Pour une efficacité optimale, l’idéal est que les parents mettent la bonne dose de dentifrice sur la brosse et surveille le brossage. Vers 6 ans lorsque les dents définitives sortent, la vigilance doit être encore plus assidue. Vers 12 ans le brossage et l’utilisation d’un dentifrice fluoré sont encore plus importants car l’émail est poreux pendant plusieurs mois après son apparition et donc très susceptible à la carie. A l’adolescence lorsque les dents définitives sont sorties et bien installées, les dentifrices plus dosés en fluor peuvent être utilisés sans restriction. Cette période est aussi le moment choisi pour l’orthodontie. L’encombrement des appareils et les “recoins” qui piègent les débris alimentaires majorent le risque de caries. Le brossage doit être minutieux et fréquent avec un dentifrice spécifique et une brosse à dents adaptée.

Autre moment privilégié pour la carie, la grossesse ;

Avec une hygiène dentaire soigneuse et des soins appropriés chez son dentiste le vieux dicton “un enfant, une dent de perdue” n’a plus cours.

La femme enceinte cumule les raisons de prendre soin de ses dents : non seulement elle parie sur leur bon état futur, mais elle travaille aussi pour la santé de son bébé.

Le mauvais état bucco-dentaire des futures mères provoquerait la naissance de bébés de poids statistiquement plus faible…. Et après la naissance, il est prouvé qu’il existe une transmission microbienne buccale de la mère vers l’enfant. Quand la maman goûte les petits plats pour voir si ce n’est pas trop chaud par exemple elle donne l’occasion aux bactéries de contaminer bébé!

Le vieillissement ainsi que la prise de certains médicaments entraînent une baisse de sécrétion

salivaire. Or la salive est le meilleur anti-carie qui soit! Lorsqu’elle se fait plus rare, son pouvoir de neutralisation des acides est insuffisant, elle stagne et les bactéries prolifèrent.

Généralement ce manque de salive s’accompagne d’une légère altération du goût, de la nécessité de boire davantage au cours des repas et d’une mauvaise haleine. On le constate lors de certains traitements médicaux au long cours mais également après une radiothérapie ORL. Lors de ces épisodes ou la sécrétion de salive est insuffisante, l’hygiène buccale est plus que jamais primordiale et seule capable de prévenir les caries. Les brossages fréquents avec un dentifrice au fluor (dont le dosage est spécifiquement adapté) améliore la reminéralisation de l’émail dentaire et lui permettent de mieux résister aux attaques bactériennes.

Plusieurs autres populations sont à risque aggravé de caries et, plus généralement, de troubles bucco-dentaires y compris de gingivite.

Parmi elles, les personnes âgées qui souvent n’ont plus envie de se nourrir correctement et ont perdu de leur dextérité pour assurer leur hygiène dentaire.

Ou encore les fumeurs, plus sujets aux problèmes gingivaux et, par conséquent, aux déchaussements de leurs dents.

Dans ce cas, la racine des dents est mise à nu ; ainsi exposée aux fluides buccaux, elle présente un risque plus élevé de carie que l’émail.

 

En outre le nettoyage inter dentaire devient de plus en plus difficile. L’alternance entre un dentifrice à haute teneur en fluor et un dentifrice spécifique aux pathologies gingivales semblent adaptée pour couvrir les risques multiples en cas de déchaussement.

Lorsqu’on se sait plus sensible aux caries pour diminuer les risques la prévention s’impose.

Nous connaissons aujourd’hui l’implication majeure de la plaque dentaire dans la survenue des caries. L’éliminer aussi fréquemment que possible est donc la première des dispositions à prendre : un brossage après chaque repas est indispensable, ainsi que la réduction des grignotages ou de prise de boissons sucrées entre les repas.

En outre le rôle du fluor par voie locale dans la reminéralisation de l’émail étant aujourd’hui avéré, le choix du dentifrice et de son dosage en fluor devra être adapté à l’âge et à la nature du risque.

Une carie peut être très douloureuse et met en péril l’avenir de la dent alors ne prenons pas de risques inutiles!!!

 

Isabelle Ribeiro   

 

 

Avril 04

L’intolérance au gluten : une vigilance permanente!!!!

 

La maladie cœliaque est une forme d’intolérance alimentaire intestinale au gluten, partie protéique du blé et de certaines céréales. Le traitement consiste à exclure le gluten dont la présence est à rechercher avec une vigilance d’autant plus pointilleuse que le blé est à la base de notre alimentation.

La maladie cœliaque peut se manifester à tout âge, chez le très jeune enfant dès l’introduction des farines céréalières ordinaires, les farines destinées aux nourrissons de moins d’un an sont sans gluten, mais aussi chez l’adolescent ou l’adulte. Cette intolérance est liée à un dysfonctionnement survenant sur un terrain génétique prédisposé. En cas de consommation de gluten, apparaissent immédiatement des troubles digestifs : diarrhées, vomissements et amaigrissement liée à la mauvaise assimilation des aliments. Le diagnostic s’appuie nécessairement sur une biopsie intestinale  et sur un dosage sanguin qui confirme la présence dans le sang de certains anticorps (antitransglutaminase et antigliadine).

Une fois le diagnostic établi le malade cœliaque doit suivre un régime strict sans gluten dont l’observance rigoureuse augmente les chances de régression voire de disparition au bout de quelques années.

Le principe du régime est simple mais sa mise en œuvre très difficile car le gluten est omniprésent dans notre alimentation et sous des formes très diverses. La restriction totale concerne donc essentiellement les différentes variétés de blé, le seigle, l’orge et l’avoine.

Pour les articles du commerce pré-emballés c’est l’étiquette qui fournit les renseignements donc aucun aliment indiquant la présence de blé, d’orge,  de seigle, d’avoine, d’amidon, d’amidon modifié ou d’autres ingrédients pouvant contenir de l’amidon (sucre glace, chocolat…) ne doit être acheté.

Actuellement seuls les produits pour nourrissons sont obligés de préciser “sans gluten”. Pour les autres produits la mention “contient du gluten” “n’est pas obligatoire”. Au moindre doute n’hésitez pas à appeler le fabricant.

Il existe un grand projet de directive européenne qui obligera les fabricants à mentionner sur l’étiquette les principaux allergènes alimentaires dont le gluten.

En pratique il faut supprimer tout ce qui est à base de farine de blé et d’autres céréales interdites même à l’état de traces. Donc pas de pain, de biscottes, de céréales de petit déjeuner, aucun biscuit, aucune viennoiserie, pas de chapelure, pas de pâte feuilletée ni de pâte brisée, pas de semoule, pas de beignets, pas de crêpes, ni de chocolat, ni de poudre de chocolat (sauf en cas de cacao pur), de confiseries, de nougat, de sucre glace et bien évidemment pas de préparation à base de farine de blé.

Sont autorisés les produits contenants du maïs, de la maizéna, du tapioca, du riz, de la farine de riz, du soja, de la farine de soja, du sarrasin du manioc et les produits diététiques sans gluten.

En règle générale préférez le “fait maison” à l’industriel au moins vous serez sur des ingrédients.

Vous n’avez pas droit aux pâtes ordinaires (il en existe sans gluten) mais vous pouvez manger du riz, des pommes de terres (pas de pommes dauphines qui contiennent du gluten dans la pâte), pas de raviolis, de quiche, de pizza, de préparations panées, en beignet, en croûte, de farces (souvent faites avec de la mie de pain), pas de quenelles. En revanche vous pouvez manger des légumes secs mais faits maisons car les “industriels” contiennent des épaississants dans la sauce.

Pas de problèmes pour les fruits et légumes, les viandes, les poissons, le jambon et les oeufs de préférence faits maison.

Le lait est autorisé mais pas le lait chocolaté ni aromatisé, pas de laits gélifiés ni d’œufs au lait ou autres préparations lactées. Tous les yaourts et fromages blancs sont autorisés. Méfiez-vous des versions aromatisées ou aux fruits. Les fromages sont autorisés sauf les fromages fondus, à tartiner, à la crème qui peuvent contenir d’autres substances que du lait.

Le beurre, la crème fraîche, et les huiles sont permises mais pas en version allégée.

Evitez la moutarde, le poivre et les épices moulus( préférez les versions en grains entiers, car dans les versions moulues il peut y avoir des anti-agglomérants à base d’amidon) et la levure chimique. Toutes les boissons sont autorisées sauf la bière, les panachés et les infusions en sachets.

Pour mieux vous informer l’AFDIAG (Association Française Des Intolérants Au Gluten) 2 rue de Vouillé 75015 Paris (01 56 08 08 22 ou www.afdiag.org) vous renseignera sur les produits autorisés, interdits, les magasins diététiques spécialisés…

Nous ne connaissons pas notre chance nous qui pouvons manger de tout sans trop y penser alors pour une fois cessons de nous regarder le nombril……!!!!!!

 

Isabelle Ribeiro   

Mars 04
La cystite : une infection pas si banale

À l’origine de 3 millions de consultation chaque année, l’infection urinaire est le plus souvent une maladie féminine. Dans 80% des cas il s’agit de cystite aiguë ans complications dont les récidives sont fréquentes.
La cystite aiguë simple est une affection bénigne, sans gravité immédiate, mais dont les symptômes sont très douloureux. Avec un traitement correct débuté précocement, le soulagement se fait sentir en 24 à 72 heures en évitant les complications.
L’appareil urinaire se compose d’une partie haute (avec les deux reins, les bassinets et les deux uretères) et d’une partie basse composée de la vessie et de l’urètre. Les reins produisent l’urine, les bassinets et les uretères la conduisent vers la vessie où elle s’accumule avant d’être évacuée par l’urètre. La cystite est une infection aiguë ou chronique du contenu de la vessie et une inflammation de la paroi vésicale. Ses symptômes sont très caractéristiques et doivent vous alerter : besoin impérieux d’uriner tout au long de la journée, brûlures douloureuses lors de l’émission des urines, mictions peu abondantes et troubles, une impression de grande fatigue et parfois de la fièvre.
Les germes responsables sont nombreux et variés mais le plus courant est une bactérie d’origine digestive nommée l’Eschérichia coli.
Les femmes sont principalement concernées car leur méat urinaire est situé en avant du vagin, lui même positionné en avant de l’anus. Cette anatomie favorise l’infection vésicale à partir des colibacilles intestinaux issu de la flore fécale et des germes de la flore périnéale avec relais par le vagin. Le diagnostic se fait grâce à un examen des urines l’ECBU (examen cyto bactériologique des urines) qui permettra de déterminer le germe responsable de l’infection et d’adapter ainsi l’antibiothérapie.
La cystite aiguë simple est sans conséquence à terme sur la fonction rénale, mais elle se rappelle à votre bon souvenir plus ou moins fréquemment. En cas de récidives fréquentes le médecin devra en rechercher la cause.
Pendant la grossesse le risque de complication vers une pyélonéphrite est plus élevé. La cystite n’a alors pas d’incidence sur la prématurité et le développement du fœtus. La pyélonéphrite est une infection du parenchyme rénal. Elle s’accompagne de fièvre et de douleurs lombaires avec une présence importante de germes dans les urines. Son pronostic est grave et constitue une urgence médicale car sans soins la maladie comporte toujours un risque de passage à la chronicité qui peut aboutir à une insuffisance rénale voire même une septicémie.
Après la ménopause les infections urinaires peuvent être également plus fréquentes du fait de la diminution du taux d’œstrogènes qui atrophie la flore vaginale. Le traitement hormono-substitutif associé à un traitement local avec une crème à base d’œstrogènes corrige ce déséquilibre. Les germes responsables sont les mêmes qu’en période d’activité génitale.
Chez les diabétiques une surveillance systématique des infections est vivement recommandée car 12% des cystites se présentent sans symptômes évidents.
Le respect d’un certain nombre de règles d’hygiène permet de réduire la fréquence des récidives ou d’améliorer une cystite en cours.
Ne laissez pas une constipation s’installer et traitez une diarrhée car toutes deux peuvent propager des germes. Observez une bonne hygiène corporelle intime, avec une toilette externe à l’aide de produits non agressifs pour les muqueuses. Evitez le port de pantalons trop serrés ou de sous-vêtements synthétiques qui favorisent la macération et la multiplication de certaines bactéries.
Pensez à boire régulièrement : uriner élimine les bactéries! Vous devez donc les entretenir au rythme de 5 à 6 par jour par des apports hydriques abondants (au moins 1,5 litre par jour). Videz régulièrement et complètement votre vessie sans chercher à vous retenir en cas de besoin. Si vous n’arrivez pas à bien vider votre vessie faites en part à votre médecin car les résidus favorisent l’infection.
Les relations sexuelles peuvent être impliquées dans la survenue de cystite, l’acte sexuel aidant mécaniquement le passage des bactéries vaginales vers le méat urinaire. Uriner après un rapport sexuel peut être une bonne mesure préventive.
Effectuez toujours votre toilette intime de l’avant vers l’arrière afin de ne pas ramener les germes intestinaux pouvant être présent dans les selles.
Surveillez votre alimentation en évitant les épices et l’alcool qui peuvent être irritants ainsi que les sports comme la moto, l’équitation, le vélo… qui peuvent également favoriser les irritations.
Les hommes peuvent également présenter une cystite mais du fait de la disposition anatomique et d’un urètre plus long les risques sont moindre. En ce qui concerne l’infection urinaire du nourrisson et du jeune enfant elle doit toujours faire consulter car elle peut être due à une malformation de l’appareil urinaire.

La cystite est une affection banale, souvent bénigne mais elle ne doit pas pour autant être négligée alors dès les moindre signes n’hésitez pas à consulter votre médecin ou tout au moins à prendre conseil auprès du pharmacien car si les complications sont rares la pyélonéphrite principale complication ne doit surtout pas être prise à la légère !!! 

Isabelle Ribeiro 

 

Février 04
L'ostéoporose : un mal féminin?

Caractérisée par une augmentation de la fragilité osseuse à l’origine de fractures, l’ostéoporose menace tout particulièrement les femmes à partir de la ménopause. Cette maladie concerne environ 30% des femmes.
Voyons ensemble ce que représente réellement cette maladie, pourquoi elles touchent surtout les femmes, ses conséquences, ses traitements….
Enfance et adolescence sont des périodes au cours desquelles les os acquièrent leur taille et leur structure. A l’age adulte, lorsque la stature définitive est atteinte, les os continuent à évoluer, plus discrètement. Le tissu osseux se renouvelle en effet sans cesse. En partie détruit par certaines cellules (les ostéoclastes), il est reconstruit dans le même temps par d’autres cellules (les ostéoblastes). De l’équilibre entre la destruction et la formation dépend la solidité de l’os.
A partir de l’âge adulte, le capital osseux commence à diminuer, très lentement. Mais ce vieillissement naturel peut subir une forte accélération à la ménopause.
L’arrêt de fonctionnement des ovaires entraîne une brusque chute du taux d’œstrogènes, des hormones qui permettent justement de préserver l’équilibre entre destruction et reconstruction du capital osseux. La densité osseuse diminue alors, parfois très rapidement.
L’ostéoporose est responsable de nombreux tassements vertébraux et de fractures des os longs. Ce sont les os dits spongieux, comme les vertèbres, les os du poignet (et même les côtes) qui sont les premiers atteints et risquent de se fissurer, de se casser à l’occasion de chocs même minimes.
Les tassements vertébraux, souvent très douloureux, sont fréquents chez les femmes dès 60 ans. Plus tard, surviennent les redoutables fractures du col du fémur.
On estime leur nombre à environ 50 000 chaque année, dues à l’ostéoporose. Une femme sur sept en est victime. Cette fracture entraîne souvent de réelles impotences.
Pour une femme, les probabilités d’être atteinte d’ostéoporose et de ses conséquences devraient déclencher une surveillance dès la ménopause. Il existe actuellement un examen efficace pour évaluer le capital osseux : l’ostéodensitométrie. Cette technique permet de mesurer la masse minérale osseuse et, par conséquent, d’en apprécier la diminution. C’est un examen indolore semblable à une radio.
Pour prévenir l’ostéoporose, le traitement le plus efficace jusqu’à présent consiste à compenser la carence oestrogènique avec des hormones de substitution qui remplacent les secrétions ovariennes défaillantes. Différentes études ont démontré son efficacité. Si le traitement a été suivi pendant au moins trois ans, le risque de fracture sera déjà moindre mais la durée optimum de traitement est nettement plus longue.
Certaines femmes ne peuvent pas prendre d’hormones de substitution, il leur faudra donc opter pour un autre traitement, tout comme celles qui n’ont pas suivi de traitement hormonal au moment de la ménopause. A un stade avancé, lorsque par exemple un premier tassement vertébral a été diagnostiqué, seront plutôt prescrits de la calcitonine, des biphosphonates ou des sels de fluor. Plus tard encore, pour réduire les risques de fracture du col du fémur chez les personnes âgées, on leur conseillera un supplément de calcium associé à la vitamine D3.
Il faut garder une bonne hygiène de vie, et surtout conserver le plus possible une activité physique comme la marche, et une alimentation suffisamment riche en calcium.

L’ostéoporose est la cause de nombreuses fractures chez la femme de plus de 50 ans mais cependant dans des proportions plus restreintes certes, elle peut aussi toucher les hommes.

Parlez-en à votre médecin traitant, lui seul peut faire le diagnostic et saura trouver la meilleure solution mais n’oubliez pas que la meilleure défense reste la prévention !!!! 

Isabelle Ribeiro 

 

Janvier 04
La bronchiolite

Fléau de ces dernières années, cette maladie ne cesse de faire parler d’elle chaque année. La bronchiolite est une maladie très contagieuse qui touche près de 30% des nourrissons soit 460 000 cas chaque année.
Quelques gestes de prévention simples peuvent limiter la transmission apprenons à connaître ensemble cette “nouvelle star” de l’hiver.
La bronchiolite aiguë est une infection respiratoire épidémique et saisonnière du nourrisson. Cette maladie des petites bronches est due à un virus répandu et très contagieux. Elle peut devenir grave chez les bébés de moins de trois mois.
L’épidémie débute généralement à la mi-octobre, pour atteindre un pic en décembre et se termine à la fin de l’hiver.
Cette année l’épidémie a été si importante qu’elle a obligé le ministère de la santé à prendre la décision du plan blanc qui permet de renforcer les structures nécessaires afin de limiter les conséquences de cette épidémie. Ce n’est pas un hasard si l’épidémie de bronchiolite a coïncidé avec l’épidémie de grippe.
Le virus se transmet par la salive, les éternuements, la toux, les mains et le matériel souillé. Ainsi, le rhume de l’enfant et de l’adulte peut être à l’origine d’une bronchiolite chez le nourrisson.
Il faut se laver systématiquement les mains à l’eau et au savon avant de s’occuper d’un bébé. Lorsque vous êtes enrhumés, évitez autant que possible d’embrasser votre enfant sur le visage. Donnez le même conseil à vos proches, y compris aux frères et sœurs surtout s’ils fréquentent une collectivité (crèche, école…).
Dans la famille n’échangez pas les biberons, sucettes et couverts des différents enfants. Nettoyez-les toujours soigneusement.
En automne et en hiver, évitez autant que possible aux bébés la fréquentation des lieux publics où ils pourraient être en contact avec des personnes enrhumées (centres commerciaux, transport en commun…).
De même ne les exposez pas à des environnements enfumés qui risquent d’aggraver la maladie. A la maison n’élevez pas trop la température des pièces (19-20°C maximum) et aérez tous les jours.
Enfin désencombrez le nez du nourrisson avec du sérum physiologique en cas de rhume. Attention si vous utilisez des sprays d’eau de mer veillez a utiliser un embout par personne. La bronchiolite débute par un simple rhume et une toux qui se transforment en gêne respiratoire souvent accompagnée d’une difficulté à s’alimenter.
En cas de symptômes, conduisez rapidement votre enfant chez votre médecin ou pédiatre. La bronchiolite est généralement bénigne mais elle peut devenir grave sans soins surtout chez les plus jeunes.
Le médecin prescrira des séances de kinésithérapie qui devront être pratiqués par un kiné qui a l’habitude de ce type de geste. Ceci est très particulier, impressionnant pour les parents mais efficaces pour les bébés à condition d’être fait correctement et régulièrement. Les séances ne sont pas pénibles pour bébé qui au contraire dès la deuxième séance sait que “cela ne va pas lui faire mal” et accepte volontiers ces manœuvres qui vont le “secouer” un peu. Bien évidemment ces séances doivent être faites à distance des repas. La kiné permettra de désencombrer les bronches qui sont obstrués par les débris de l’infection de l’arbre respiratoire. Les séances  doivent être pratiquées tous les jours y compris le week-end. L’enfant guérit généralement en 5 à 10 jours mais il peut continuer à toussoter pendant deux semaines.
Dans les cas sévères, une hospitalisation peut être nécessaire. Pour l’éviter, il est important de consulter son médecin dès l’apparition des premiers symptômes.
Continuez à coucher le bébé sur le dos en mettant si ce dernier a trop de difficultés à respirer un petit coussin sous son matelas pour le surélever.
Donnez-lui régulièrement à boire. Désencombrez  souvent son nez, particulièrement avant les repas. Utilisez de préférence des mouchoirs jetables et jetez les immédiatement après usage.
Aérez correctement la chambre, ne couvrez pas trop l’enfant et maintenez une température n’excédant pas 19°C.
Si l’enfant est en collectivité il pourra y retourner lorsque les symptômes auront disparus. N’oubliez pas de prévenir la crèche ou la nourrice de la raison de l’éviction de votre enfant afin qu’ils soient vigilants avec les autres enfants ayant pu avoir un contact avec le vôtre.

Isabelle Ribeiro 

 

Décembre 03
Des fêtes gourmandes : oui mais sans kilos!

Foie gras, saumon fumé, bûche… Difficile de résister aux mets des fêtes. Comment en profiter sans pour autant faire pencher la balance du mauvais côté ?
Un repas de fête doit être synonyme de plaisir. Or il n’est pas toujours facile d’y parvenir sans culpabiliser! Surtout lorsque l’aiguille de la balance vous donne mauvaise conscience. Se régaler sans le regretter, c’est possible. Il suffit de déguster les aliments les plus caloriques mais sans en abuser.
Tout commence par l’apéritif, les plus sympathiques avec votre poids un jus de tomate, un “Perrier rondelle”, un verre de vin ou une coupe de champagne. Attention au grignotage, délaissez les cacahuètes, feuilletés et autre chips qui apportent près de 600 calories au 100g soit l’équivalent d’une poignée. Préférez les crudités ou les dés de surimi accompagnés de sauce au yaourt qui sont très tendance ou vous pouvez composer des brochettes à base de crevettes, rondelles de kiwi et dés de concombre ou morceaux de poulet et ananas. Dernière astuce les canapés au fromage à tartiner léger décorés de rondelles de radis ou d’œuf de lump.
Après l’apéritif passons à l’entrée, une des plus fréquente le foie gras avec 450 calories au 100g et environ 50% de matières grasses, le foie gras n’a rien de léger. Toutefois il apporte des graisses mono-insaturées, de l’acide oléique, du fer et de la vitamine B9. Pour profiter des bienfaits sans les inconvénients, dégustez-en une tranche fine avec du pain de campagne riche en fibres plutôt qu’avec du pain de mie.
Autre classique le saumon fumé il contient des acides gras poly-insaturés, des protéines et des vitamines (B12 et D). Le saumon d’élevage reste gras. Deux tranches apportent 200 calories sans compter le beurre et pour certain la crème. Limitez-vous à une tranche, avec du jus de citron et du pain grillé. Les blinis sont trois fois plus caloriques.
Les huîtres quant à elles sont les reines de la légèreté, elles ne contiennent que 1% de lipides et apportent 70 à 130 calories pour 100g, excellente source de magnésium, indispensable au bon fonctionnement neuromusculaire, du phosphore, un constituant des os,  de la vitamine B12, nécessaire à la formation des globules rouges et à la synthèse des protéines et des oligo-éléments comme le fer, le cuivre, le zinc, l’iode et le sélénium.
Passons maintenant au plat de résistance : la dinde avec 140 calories aux 100g, des protéines, du potassium et des vitamines du groupe B, c’est le plat de référence. Reste à trouver une volaille qui a du goût ce qui n’est pas le plus simple. Préférez toujours une dinde fermière.
Le chapon qui a de plus en plus la côte ces dernières années est un régal mais attention il comporte 20 % de matières grasses. Il serait dommage de la bouder mais sachez rester raisonnable, oubliez la peau et ne rajoutez pas trop de sauce.
Le gibier à plume comme le faisan ou la pintade est pauvre en graisse, sa chair est ferme et avec moins de 200 calories aux 100g peut se consommer sans aucune culpabilité.
Le homard comme la langouste et les autres crustacés sont faiblement caloriques, 90 aux 100g.Ils apportent des nutriments intéressants, du phosphore, ainsi que des vitamines B5, B12 et E. Avec toutes ses qualités il serait dommage de s’en priver à condition de ne pas abuser de la mayonnaise, préférez une sauce citronnée ou aux herbes avec des aromates, légèrement crémée.
Les légumes verts sont peu caloriques donc à consommer à volonté, ils sont riches en fibres, en oligo-éléments, en vitamines et rassasiants. Cuisez les à la vapeur et rajouter une noisette de beurre frais.
Les marrons, accompagnateur traditionnel de la dinde et du chapon, sont relativement énergétiques. Ils apportent 180 calories aux 100g et renferment des vitamines du groupe B et des fibres. Pour concilier plaisir et ligne, n’en consommez pas plus de deux cuillérées accompagnée de légumes verts.
Les desserts, incontournable fin de repas de fête, peuvent tout faire basculer.
La bûche, ce grand classique, est extrêmement calorique (environ 300 calories pour un dessert glacé, le double pour une bûche au beurre). Elles n’apportent que sucre et graisses.
Les petits fours contiennent trop de graisses et de sucres, totalisant en moyenne 600 calories aux 100g. Pour le plaisir autorisez-vous deux petits fours avec le café.
Les glaces à base de lait, de crème fraîche et de sucre renferment du calcium mais beaucoup trop de lipides. Elles apportent plus de 200 calories au 100g. Préférez les sorbets à base de sucre, de fruits et d’eau qui apportent environ 130 calories.
Les fruits peuvent être une bonne idée pour finir un repas. Ils apportent des fibres et des vitamines et demeurent peu caloriques (moins de 80 calories au 100g). Par ailleurs le fructose (sucre du fruit) est moins vite métabolisé par l’organisme que le saccharose. L’ananas frais, riche en vitamines C et en fibres, au mieux de sa forme à cette période de l’année est idéal et stimule les intestins paresseux.
Pour les boissons, l’idéal serait de consommer un verre de vin par plat. Étanchez votre soif avec de l’eau, car les repas de fête, assez salés, ont tendance à déshydrater l’organisme. Un verre de vin apporte en moyenne de 60 à 70 calories selon le degré d’alcool.

C’est les fêtes alors faites vous plaisir, un repas de fête totalise de 1500 à 2000 calories soit l’équivalent d’une journée normale. Pour éviter les conséquences, rectifiez le tir les deux jours suivants. Le midi déjeunez normalement car il ne faut surtout pas arriver affamé au dîner ce serait pire, mangez de tout mais en petite quantité.
Bonne fête à tous !!!

Isabelle Ribeiro 

 

Novembre 03
Le décollement de la rétine

Il existe peu de “vraies” urgences en ophtalmologie mais le décollement de la rétine en est une et doit faire consulter rapidement afin d’éviter toutes complications irréversibles.
On parle peu de ce problème et pourtant il continue chaque année de faire des victimes, sans soins il peut aboutir à une cécité.
Mais afin d’être plus vigilant face à ce problème apprenons ensemble a en reconnaître les signes.
Le décollement de rétine est l’une des affections les plus graves en ophtalmologie et l’une des rares à nécessiter un traitement urgent. C’est aussi une affection relativement fréquente qui touche plusieurs milliers de personnes chaque année.
Schématiquement, le globe oculaire est constitué de trois membranes ou enveloppes. La plus externe, rigide, protège l’œil, c’est la sclère, prolongée en avant par la cornée. Une membrane intermédiaire, la choroïde, assure la nutrition. La membrane interne permet la réception du message visuel, c’est la rétine. L’œil est rempli d’un tissu transparent et gélatineux, l’humeur vitrée, solidement fixée à la rétine en plusieurs endroits.
En vieillissant, l’humeur vitrée à tendance à se rétracter et donc à tirer sur la rétine, qui peut se détacher par endroits de la membrane nourricière à laquelle elle est accolée. Se produit alors le décollement de la rétine, cet étirement entraîne un déchirement rétinien. Un peu d’humeur vitrée peut s’insinuer entre les deux membranes, aggravant ainsi le décollement. Celui-ci est d’autant plus grave qu’il se situe près de la macula, le centre optique qui permet de distinguer les détails et les couleurs. S’il se produit plus en périphérie, le champ visuel est amputé et la vision nocturne altérée.
Les signes de début de décollement sont en fait la traduction de la déchirure rétinienne et se traduisent donc par des éclairs lumineux répétés dans un secteur fixe et des mouches volantes. Ultérieurement une baisse de la vision avec une impression de rideau et de limitation du champ visuel apparaît.
L’âge (après 50 ans), une forte myopie ou une atteinte de l’œil (chirurgie, traumatisme, diabète) favorisent les décollements de rétine, mais personne n’est vraiment à l’abri d’un tel accident, d’où l’importance de ces éclairs lumineux qui doivent impérativement faire consulter le jour même. Plus on laisse s’aggraver un décollement, plus le traitement est difficile et le risque de cécité élevé.
Environ 60% des décollements de rétine apparaissent chez des myopes, même jeunes, surtout si leur myopie est forte. La raison est mal connue, mais les spécialistes estiment que l’œil myope subit un vieillissement accéléré et donc une altération plus rapide de l’humeur vitrée. Chez les myopes, les troubles peuvent apparaître en même temps dans les deux yeux. La seule parade efficace consiste donc à subir des examens réguliers chez l’ophtalmologiste et à consulter au moindre trouble.
En ce qui concerne le traitement, les résultats chirurgicaux sont très bons (retour à une vision normale dans 80 à 85 % des cas) à deux conditions : le diagnostic doit être très rapide et l’intervention doit être effectuée par un chirurgien ophtalmologiste entraîné à cette chirurgie délicate. L’intervention est réalisée sous anesthésie générale, l’opération dure au moins une heure. Il faut ponctionner le liquide responsable du décollement, coller la déchirure rétinienne par le froid (cryothérapie) ou le chaud (laser) et replaquer la rétine à la paroi. Puis on la maintient en la comprimant grâce à un gaz ou à un liquide, introduits temporairement à l’intérieur du globe oculaire. Mais une personne ayant eu un décollement de rétine reste fragile. Elle doit se plier à des examens réguliers, pour détecter les signes annonciateurs de décollement, qui seront traités par des séances de coagulation au laser afin de replaquer la rétine à la paroi.

La vue est un de nos biens le plus précieux alors ne prenons pas de risques inutiles, c’est bien informé que nous arriverons le mieux à combattre nos problèmes de santé !!!

Isabelle Ribeiro 

 

Octobre 03
Bien vacciné, bien protégé!

L’une des plus grandes réussites médicales de ce siècle a été la quasi- éradication des principales maladies infectieuses de l’enfant, provoquant ainsi une baisse importante du taux de mortalité infantile. Mais si certaines d’entre elles persistent néanmoins, il est impératif que le système immunitaire de nos enfants puisse les combattre avec efficacité.
Un enfant vacciné est immunisé contre les principales maladies graves comme la poliomyélite, la coqueluche la diphtérie…. Les enfants en bas âge sont exposés à ces maladies c’est pourquoi ils doivent être à jour de leur vaccin.
La période de la rentrée est un excellent motif pour vérifier que leur carnet de santé soit à jour alors voyons ensemble quels sont les vaccins obligatoires, les vaccins conseillés, les rappels, les maladies qu’elles évitent… enfin tout ce qu’il faut savoir pour être bien protégé !!
C’est à la vaccination que la médecine doit ses plus grands succès. « Prévenir plutôt que guérir » pourrait être la devise de nos vaccins !
Certaines personnes pourraient s’interroger sur l’utilité des vaccins, sur l’utilité d’éviter ces maladies après tout naturelles. Cet état d’esprit est dû au fait que, étant donné leur rareté on en a oublié leur gravité !
Il faut savoir que les vaccins sont remboursés par la sécurité sociale mais si vous ne possédez pas de couverture sociale suffisante, il existe des centres de vaccination (PMI) où vous pourrez bénéficier gratuitement de ces vaccinations.
La vaccination consiste à introduire dans l’organisme par injection, ou par ingestion une substance ou un germe, bactérie ou virus, dans le but de provoquer la fabrication d’anticorps qui permettront de protéger contre la maladie.

La tuberculose : Le vaccin par le BCG (ou bacille de Calmette-Guérin) protège contre la tuberculose, il peut être pratiqué à partir de l’âge de 1 mois pour les enfants vivant dans un milieu à risque et est obligatoire avant toute entrée en collectivité (y compris pour les enfants gardés par une assistante maternelle).
C’est une immunité acquise qui protège contre la diffusion des bacilles. Cette protection n’est pas totale au plan individuel mais c’est une protection de masse efficace.
On teste son efficacité grâce à une intradermoréaction (IDR) qui consiste à injecter sous l’épiderme une minime quantité de substance se comportant comme un antigène. Une réaction négative montre l’absence de réaction à cet antigène  et la nécessité d’une vaccination.
Une réaction positive modérée montre la présence d’anticorps et donc un état de protection contre la maladie alors qu’une réaction très fortement positive montre dans certains cas la présence d’une maladie active.
Le cas du BCG est particulier il provoque une immunité particulière sans anticorps dans le sang. Il se fait par scarification (légères incisions à l’épaule sur lesquelles est déposé le vaccin) ou par une bague multi –puncture (plusieurs mini pointes). Le vaccin pratiquement indolore n’entraîne pas de réaction sauf parfois un suintement ou une ulcération locale et très rarement un ganglion dans le territoire correspondant.
La tuberculose étant en recrudescence il est nécessaire d’être très vigilant.

Diphtérie, Tétanos, Coqueluche, Poliomyélite : se fait dès le deuxième mois  par 3 injections à 1 mois d’intervalle puis trois rappels tous les cinq ans et ensuite un rappel tous les dix ans pour le tétanos polio. Ce vaccin est obligatoire.
Le vaccin peut donner de la fièvre, une inflammation locale (douleur et rougeur au point de ponction) et parfois un nodule assez ferme et non douloureux pendant plusieurs mois.  Ce vaccin est d’autant plus important que grâce à lui la diphtérie et la polio n’existent presque plus dans les pays industrialisés.

Rougeole, Oreillons, rubéole (ROR) : Fortement conseillé mais non obligatoire à partir de 1 ans,  peut être pratiquée pour la rougeole à partir de 9 mois pour les enfants vivant en collectivité, suivie d’une revaccination 6 mois plus tard en association avec les oreillons et la rubéole. La vaccination immédiate peut être efficace si elle est faite moins de trois jours après le contact avec un cas.
Entre 3 et 6 ans une seconde vaccination est recommandée pour tous les enfants. Si la vaccination n’a pas été pratiquée dans l’enfance elle peut être faite vers 11-13 ans. En ce qui concerne la rubéole elle peut être faite à tout âge pour les jeunes femmes en âge de procréer n’ayant jamais été vaccinée, la maladie contractée pendant la grossesse peut provoquer de graves malformations chez le fœtus.

L’hépatite b : est recommandée à partir de 2 mois sauf si la mère est porteuse du virus de l’hépatite B où le vaccin doit être fait à la naissance. 2 injections sont faites à un mois d’intervalle puis un rappel 6 mois plus tard. Il n’y a jamais eu aucun cas décrit de maladie démyélinisante chez l’enfant, donc le risque est nul. En outre plus la vaccination est faite tôt, plus l’immunité aura un caractère définitif. Il ne sera donc plus utile de prévoir une revaccination sauf risque professionnel particulier. Lors de vaccination tardive il est conseillé de faire un rappel tous les 10 ans.

La grippe fortement conseillée après 70 ans ou chez les personnes souffrant de maladies chroniques ou affaiblissant le système immunitaire (diabétiques, antécédents cardiaques, personnes sous chimiothérapie…….). Ce vaccin est à renouveler chaque année car la souche change tous les ans.
D’autres vaccins comme l’Haemophilus Influenzae b, l’hépatite A ou les maladies à pneumocoques pourront vous être proposées, parlez en avec votre médecin traitant ou le pédiatre. Il saura vous conseiller.

Les vaccins sont là pour nous aider voire même dans certains cas nous sauver la vie ne les négligeons pas même si certains peuvent provoquer quelques désagréments, le plus souvent soulagés par un peu de paracétamol.
En cas de doute ou de craintes n’hésitez pas à en parler à votre médecin traitant ou votre pharmacien qui saura vous répondre et fera taire vos doutes !!!

Isabelle Ribeiro 

 

Juillet / Août 03
Le soleil en beauté!

Qu’il est bon et doux de se retrouver au soleil après des mois de grisaille citadine ! Le soleil nous est indispensable, il permet la synthèse de la vitamine D, qui nous protège du rachitisme et de l’ostéoporose (15 petites minutes par jour au soleil suffisent à maintenir nos réserves en cette précieuse vitamine). Certains troubles dermatologiques (psoriasis, dermite seborrhéique…) peuvent s’améliorer grâce à lui.
Cependant on ne peut oublier que si les bienfaits du soleil sont assez bien connus ses méfaits ne le sont pas moins. Pourtant on découvre chaque année de nouveaux cas de cancers de la peau !
On ne peut plus s’exposer comme avant n’importe quand et n’importe comment. Les mentalités doivent changer, il y a urgence ! Selon la saison, les heures de la journée, sous certains climats (tropiques) et altitudes (montagne), les UV font mal même si l’on n’en voit pas les effets immédiats. Pas besoin en effet d’avoir un coup de soleil pour que les UV, en parti-culier les UVA, fassent des dégâts… sur les fibres élastiques, celles-ci cassent et se désolidarisent du collagène. Résultat : la peau perd en élasticité et en fermeté.
Dès l’age de 40 ans, certaines personnes commencent à voir, après une exposition au soleil, leur cou se colorer de plaques rouges et blanches. Elles sont surprises et croient évidemment à un coup de soleil… Or ces plaques sont en réalité le signe d’une faiblesse des fibres élastiques, c’est à dire d’un vieillissement précoce. Simultanément on commence à voir apparaître des petites rides et des taches brunes. A force d’expositions répétées et intenses, c’est aussi le système immunitaire de la peau (cellules de Langherans) qui est malmené. Quand les défenses sont amoindries, les lésions sur les cellules ou sur l’ADN ne sont plus ou mal réparées. Des mutations cellulaires s’opèrent alors et peuvent au bout de plusieurs années, dégénérer en cancers cutanés (mélanomes). On compte environ 10% de nouveaux cas chaque année surtout chez les jeunes pas seulement par négligence mais aussi parce que les crèmes ne protégeaient pas suffisamment. Aujourd’hui les normes sont de plus en plus strictes mais il est cependant difficile de s’y retrouver.
De plus on a longtemps pensé que le coup de soleil était le passage obligé avant le bronzage, aujourd’hui nous savons que cela est totalement faux. Un sondage récent montrait que près de 40% de la population (hommes et femmes confondus) ne mettait aucune crème solaire avant une exposition. Effroyable non ?
Méfions-nous de nos faux amis comme le vent et les nuages qui peuvent être de véritables traîtres, attention aussi à la réverbération. Les UV réfléchissent sur les surfaces claires (sable, murs, neige…). Ainsi même sous un parasol il est nécessaire de bien se protéger.
Il ne faut également pas perdre de vue que des expositions intensives et des coups de soleil attrapés pendant l‘enfance peuvent avoir des conséquences dramatiques à l’age adulte. Un enfant a une peau plus vulnérable et en moyenne 3 fois plus exposée que celle d’un adulte, les enfants doivent donc bénéficier d’une protection maximale. Pas d’exposition avant l’age de 3 ans cela est primordial pour lui assurer un bon capital santé.
L’idéal consiste à porter un tee-shirt (blanc ou de couleur claire), des lunettes de soleil de bonne qualité et un chapeau (une casquette à visière ou un bob à bord large pour protéger la nuque et le front. Sur les zones découvertes, l’utilisation d’un produit solaire haute protection adaptée à leur peau est indispensable. Il faut en appliquer généreusement et renouveler l’application toutes les deux heures. N’oubliez pas les oreilles, la nuque et les mollets, lieux pri-vilégiés des coups de soleil. Pensez à leur donner régulièrement à boire pour éviter tout risque de déshydratation. Si ceci est valable pour les enfants, cela l’est  tout autant pour les adultes.
Il est important de bien choisir sa crème selon sa couleur de peau mais il ne faut pas oublier de prendre en compte le lieu de l’exposition (on ne se protège pas de la même façon au bord de la mer ou à la montagne ou sous les tropiques !) et l’age de la “victime” entre autre.
En ce qui concerne sa protection pas d’économie intempestive visez des crèmes de bonne qualité ayant fait leur preuve, n’hésitez pas à demander conseil. Attention un tube ouvert l’année précédente ne doit pas être réutilisée mais jetée, effectivement car ses pouvoirs actifs sont amoindris par le contact avec l’air. Appliquez toujours la crème ou le lait en couche assez épaisse à renouveler toutes les 2 ou 3 heures et après chaque bain de mer, évitez le soleil entre 12 et 16 heures et exposez-vous progressivement les premiers jours. Après chaque exposition, prenez soin de votre peau avec un après soleil. Le bronzage en sera plus beau, durera plus longtemps et la peau “ragaillardie” sera plus souple. N’oubliez jamais que même bronzée la peau doit encore être protégée. Une peau mouillée absorbe 5 fois plus de rayons et se dessèche très vite d’où l’importance de bien se sécher après chaque bain.
Maintenant essayons de déchiffrer les termes présents sur nos précieux tubes de crème solaire.
IP, SPF, FPS : l’IP (Indice de Protection) concerne les UVB, le SPF (Sun Protective Factor) ou FPS (Facteur de Protection Solaire) indique une protection globale UVA/UVB. Quand il n’y a qu’un seul indice sur le produit, il représente la protection UVB. Sachez que l’indice UVA, pas toujours mentionné est toujours inférieur à celui des UVB. Pour obtenir l’indice réel, après deux heures d’exposition, il faut le diviser par 4. Ainsi un SPF 30 finit en SPF 8 environ, non pas que les filtres se dégradent, mais on bouge, on transpire, on se baigne et la protection n’y résiste pas.
Le SPF 8 est adapté à un faible ensoleillement et à une peau habituée au soleil alors que le SPF 30 est plus adapté à un fort ensoleillement et aux peaux claires (d’où l’importance de renouveler l’application).
Photo stabilité : Un écran est dit photo stable quand après deux heures d’exposition, les UV ont à peine réussi à l’altérer. Son efficacité à l’arrivée doit être supérieure ou égale à 70% à celle de départ.
Ecran total : Il y a souvent confusion car on a uti-lisé ces termes pour parler des produits qui avaient les plus forts indices de protection du marché. Ensuite on a dit qu’un écran total signifiait une protection capable de stopper tous les UV. Or, cela n’a jamais été vrai à 100% mais à 90% et seulement au moment de l’application. La formule n’a plus lieu d’être aujourd’hui, puisque, chimiques ou minéraux, quasiment tous les écrans ont un pouvoir de filtration maximal.
Ecrans chimiques ou minéraux : leur façon de protéger est différente. Les filtres absorbent les UV, les écrans minéraux les réfléchissent. Comme les filtres pénètrent dans l’épiderme, il y a un risque d’intolérance. On ne les trouve plus en France mais si vous achetez vos produits à l’étranger, prudence. Avec les écrans minéraux, en revanche, il n’y a pas de sensibilisation  ou de risque d’allergie. Pour cette raison on les préfère pour les enfants et les peaux réactives.

Voilà vous êtes prêts à affronter notre “grand ami” le soleil alors à vous de jouer !!!

Isabelle Ribeiro 

 

Juin 03
Le cannabis : vente libre ou interdiction?

Le débat est souvent relancé, doit-on légaliser le cannabis (appelé également marijuana ou  “joint”) ou doit-on l’interdire ? Le débat reste entier, pour vous aider à y voir plus clair voyons ensemble ce qu’est réellement le cannabis, ses effets, ses vérités…
En France, on estime à 35 000 par an le nombre de jeunes qui deviennent toxicomanes. En fait, ils sont une centaine à tomber dans le piège chaque jour. Mais au-delà des chiffres, il s’agit toujours d’une terrible souffrance destructrice pour celui qui la vit et pour tout son entourage. A commencer par sa famille.
Point de départ dans 95 % des cas de toxicomanie sévère, un premier “joint” rapidement suivi d’un deuxième puis d’un troisième…. Et c’est l’engrenage. D’où l’extrême importance de ne pas banaliser à outrance le cannabis sans cependant dramatiser. Et pourtant des stars de renom, du show-biz ou du sport voir même du monde politique en font régulièrement l’apologie tandis qu’à l’autre bout de la chaîne des associations spécia-lisées et des médecins se battent pour sortir les toxicomanes de l’enfer. C’est ce paradoxe qui caractérise le plus le cannabis !
Tout d’abord contrairement à ce que l’on entend souvent il faut savoir que le cannabis n’est pas une drogue douce car il n’y a pas de drogues “douces” ni de drogues “dures”. Il n’y a que des drogues plus ou moins rapides. Le cannabis fait partie des drogues à action lente, d’autant plus insidieuse dans ses effets. Il existe une dépendance physique aux drogues créée par la fixation de la molécule toxique sur les récepteurs des cellules cérébrales et le blocage de ceux-ci et des effets psychiques plus graves pouvant entraî-ner des troubles du comportement et la destruction progressive et insidieuse de la personnalité.
Il ne faut pas oublier non plus que l’usage excessif du “joint” (5 à 10 par jour) peut donner, en un an, des sinusites et bronchite chroniques qu’un fumeur de tabac de 2 à 4 cigarettes par jour connaît en 5 à 10 ans. Il est dix fois plus prédisposé à avoir un cancer du poumon ou aérodigestif.
Le tabac peut tuer, ça tout le monde le sait. Un garçon qui fume son paquet de cigarettes par jour à partir de 15 ans peut mourir d’une maladie cardiaque à 50 ans ou d’un cancer du poumon mais entre temps il aura une vie affective, professionnelle et sociale normale. Alors que le jeune qui rentre dans le circuit du cannabis aura une vie de “galère”. Sur les 600 000 ou 700 000 exclus dont on parle en France, un tiers sont des drogués, peut-être ne l’auraient-ils pas été s’ils n’avaient pas été toxicomanes !
Après la comparaison avec le tabac comparons-le à l’alcool.
L’alcool a une durée de 6 heures dans le sang. L’élimination du cannabis est beaucoup plus longue. Quatre jours après avoir fumé un “joint”, il y’a encore 50 % du produit dans l’organisme. Au bout de 8 jours il en reste encore 25 %. Ce qui veut dire qu’un fumeur régulier (1 ou 2 joints par semaine) accumule le produit qui se stocke dans les tissus y compris le cerveau. Cela explique que 14 à 17 % des accidents de la route des jeunes de 18 à 25 ans sont dus à l’ivresse cannabinique, plus forte que celle de l’alcool.
Autre idée fausse souvent répandue consiste à penser que la toxicomanie touche uniquement des personnes fragiles psychologiquement. C’est faux tout le monde peut être touché les fragiles et ceux qui ne le sont pas, les riches et les pauvres, les enfants de familles unies comme ceux de familles séparées, les catholiques comme les protestants, les juifs ou les musulmans…..
La drogue entraîne des troubles psychiques, certes mais ces derniers ne sont que la conséquence de la drogue et non la cause.
Il ne faut pas perdre de vue que la prise de cannabis peut avoir des conséquences sur la sexualité.
Ainsi chez l’homme le THC, principe actif du cannabis, peut provoquer une diminution du nombre et de la mobilité des spermatozoïdes en proportion de l’intensité de son usage.
De plus, il entraîne une réduction progressive du niveau des hormones mâles produites.
Chez la femme le cannabis peut entraîner une altération de l’ovulation. De plus il est toxique pour le fœtus. La femme enceinte qui continue  à fumer du cannabis met au monde un enfant de poids et de taille inférieurs à la moyenne. Pour les deux sexes il y’a le risque sournois d’induire une altération de l’ADN des chromosomes porteurs du message génétique, phénomène aux conséquences imprévisibles.
Le cannabis a également une action néfaste sur le système immunitaire. Ainsi le THC provoque l’inhibition de la reproduction des lymphocytes, cellules blanches du sang portant des anticorps permettant à l’organisme de lutter contre les maladies infectieuses. Chez le sujet normal, 5,9 % des lymphocytes sont en constante division de reproduction, chez l’usager de cannabis ce pourcentage tombe à 2.3 %.
Il ralentit les fonctions intellectuelles. Absorbé en petite quantité le cannabis engendre un véritable effet euphorique et rêveur, et un appétit ouvert. Les perceptions auditives et visuelles peuvent être modifiées.
En revanche en consommation régulière, on peut constater une altération du comportement et des fonctions psychiques. Le sujet perd son “self control”, le sens du réel, la notion de temps et d’es-pace. Le cannabis altère l’équilibre délicat existant entre le centre du plaisir et le centre de la volonté. Ce qui explique le ralentissement de l’intérêt intellectuel, une certaine indifférence, l’éloignement de la vie sociale, des périodes d’euphorie mêlée d’agressivité suivies de périodes d’apathie et de dépression de plus en plus longues. Il entraîne aussi des troubles de la mémoire.
L’un des premiers symptômes du fumeur de cannabis est la conjonctivite car il provoque une rougeur des conjonctives et la dilatation des pupilles. Au-delà du look cela peut être une raison pour garder ses lunettes de soleil y compris le soir. Un changement de comportement, un désintérêt scolaire subit, des crises de fou rire, de déprime ou de larmes sans raisons valables peuvent amener l’entourage à s’interroger.

A chacun d’être vigilant, rien ne sert de jouer à l’autruche mieux vaut affronter la vérité en face.
Maintenant à vous de vous faire votre propre opinion car n’oublions pas que la drogue est un fléau qui existe depuis la nuit des temps et donc plus difficile à combattre !!!!

 

Mai 03
Toute la vérité sur les salades

Les beaux jours sont à notre porte, les vacances approchent à grands pas, nos envies de minceur aussi, les plats d’hiver n’ont plus la côte: place aux salades.
Colorées, craquantes et croquantes elles sont les reines de l’été à consommer sous toutes leurs formes pour leur grande qualité nutritionnelle, parfois méconnue, mais en prenant quelques précautions.
La salade en elle-même ne fait pas maigrir, en revanche elle est très riche en eau et pauvre en calories. Elle est l’aliment idéal de tout régime alimentaire. A condition de ne pas la noyer d’huile, car celle-ci fournit beaucoup d’énergie pour un faible volume (une cuillérée à soupe équivaut à environ 100 calories environ). En cas de régime alimentaire un assaisonnement avec un jus de citron, une sauce à base de yaourt ou une sauce allégée est préférable.
La salade est un aliment riche en fibres, tout particulièrement la mâche, le cresson et la scarole. Les fibres jouent un rôle important dans la prévention des cancers du colon et du rectum. Elles assurent également un bon équilibre de la flore intestinale, accélèrent le transit et favorisent l’hydratation des selles, ce qui est un excellent moyen  de combattre la constipation.
Quelle que soit leur nature, les salades sont très riches en potassium, un oligo-élément indispensable au bon fonctionnement du cœur et des muscles. Le cresson et la laitue renferment aussi du calcium, du phosphore et du sodium. Le pourpier est riche en magnésium. La mâche comporte des quantités non-négligeables de fer, ainsi que du magnésium tout comme la scarole. Si les salades sont riches en oligo-éléments, les tomates, céleris, carottes et fenouils en sont également largement  pourvus.
Les salades et crudités permettent aussi de faire le plein de vitamines notamment la vitamine C. La mâche, le cresson, le fenouil et la tomate en contiennent des quantités élevées. En revanche contrairement à une idée reçue, la carotte est relativement pauvre en vitamines C. Des aliments tels que les carottes, les endives, les salades et les tomates sont très riches en provitamine A, qui se transforme ensuite, dans l’organisme, en vitamine A, indispensable au bon fonctionnement des yeux et de la beauté de la peau. Cette provitamine A peut remplacer les apports en vitamine A d’origine animale, que l’on trouve dans le foie et le beurre.
La lumière oxyde les végétaux et accélère la perte en vitamine C. Il convient donc de la conserver dans un endroit frais et obscur, comme le bac à légumes d’un réfrigérateur. L’idéal est de la consommer dans les 48h qui suivent l’achat. En revanche il ne faut jamais la laisser tremper longtemps car elle perdrait alors la totalité de ses oligo-éléments. Ces derniers étant solubles dans l’eau.
Les salades cueillies dans les prairies peuvent provoquer des maladies du foie. Ainsi le pissenlit, la mâche et le cresson sauvage peuvent être infestés par un ver, la douve. Ce parasite est fréquent en France. Il se développe dans des prairies chaudes et humides, infectant les herbivores. Si vaches et moutons en sont souvent atteints, la contamination est beaucoup plus rare chez l’homme mais elle peut tout de même survenir, se manifestant par une affection hépatique appelée  “la douve du foie”, qu’il convient de soigner par des antiparasitaires. Aussi faut-il éviter de cueillir des salades sauvages, surtout si elles poussent à proximité de troupeaux d’herbivores.
Les crudités et salades consommées en excès  finissent par irriter les intestins. Les nutritionnistes préconisent une prise journalière maximale de 100 à 200 g  de légumes crus.
Les salades toutes prêtes en sachet sous vide contiennent à peu près les mêmes valeurs en vitamines à l’exception de la vitamine C, dont la teneur diminue notablement. Cependant les légumes frais perdent très rapidement leur vitamine C jusqu’à 65 % en 3 jours. Les produits sous vide peuvent donc rester plus riches, à condition toutefois que le sachet demeure bien fermé. Une fois  celui-ci ouvert, salades et crudités prêtes à l’emploi se dégradent très vite.
On conseille de consommer les salades et crudités en début de repas car les enzymes qu’elles contiennent ainsi que l’assaisonnement qui les accompagne facilitent le transit en activant les différentes secrétions digestives. Pour rendre les crudités encore plus digestes, il est recommandé de les râper ou de les émincer en très petits cubes, ce qui fragmente la cellulose.
Alors aliment quasi-modèle les salades et crudités sont à privilégier toute l’année mais encore plus l’été alors profitons-en c’est tellement simple de se faire plaisir en se faisant du bien !!! 

Isabelle Ribeiro 

 

Avril 03
Votre langue vous dit tout

Blanche ou rouge, sèche ou lisse, la langue est un organe changeant.
C’est aussi un témoin qui vous en dit long sur votre santé. Faisons un tour d’horizon de ces petits désagréments et les traitements pour y remédier.
Organe du goût et de la parole, la langue fait souvent parler d’elle. Chez les personnes en bonne santé elle est rose et humide, sa surface est régulière et couverte de minuscules granulations. Toute modification de son aspect doit attirer l’attention. Gênantes voire douloureuses, les atteintes de la langue sont souvent bénignes. Cependant un changement d’aspect peut témoigner d’une maladie touchant le reste de l’organisme.
Si la langue présente des lésions, des ulcérations douloureuses entourées d’une zone rouge, apparaissant sur le pourtour de la langue, ce sont des aphtes.
Ces lésions dont l’origine est mal connue, peuvent survenir à la suite d’une extraction dentaire ou d’un petit traumatisme. Elles sont parfois déclenchées par des aliments : fruits secs ou acides, gruyère, tomates… Le stress jouerait un rôle favorisant.
Les lésions disparaissent spontanément en une dizaine de jours mais des traitements locaux peuvent accélérer la guérison. Des bains de bouche antiseptiques (Eludril, Hextril, Synthol…) peuvent  vous aider et vous soulager. Parfois une carence en vitamines B12 ou B6 peut expliquer l’apparition d’aphtes à répétition. Parlez en à votre médecin qui fera le diagnostic et pourra vous prescrire un traitement pour y remédier.
Si sur une langue rouge vif apparaissent des dépôts blanchâtres d’aspect crémeux, il s’agit le plus souvent d’un muguet, une infection due à un champignon de la famille des “candida”.
Fréquente, cette mycose s’explique par un déséquilibre de la flore bactérienne normalement présente dans le tube digestif. Un traitement antibiotique prescrit pour une autre infection peut en être la cause. Le champignon responsable se multiplie plus facilement chez les nouveau-nés, les personnes âgés et chez les personnes dont le système immunitaire est affaibli par une maladie ou un traitement (sida, chimiothérapie…).
Pour que tout rentre dans l’ordre il est nécessaire de prendre un médicament contre les champignons (antifongique) pendant trois semaines, durée qui correspond au cycle de renouvellement du champignon. Le traitement est associé à des bains de bouche à base de bicarbonate de soude associé à un antifongique destinés à rééquilibrer la flore buccale.
Autre problème la bouche sèche. Le phénomène s’observe très souvent chez ceux qui respirent par la bouche en dormant mais il peut indiquer également un début de déshydratation ou un mauvais fonctionnement des glandes salivaires, dont les causes sont multiples : stress, âge, radiothérapie locale, prise de certains médicaments (psychotropes).
Pour y remédier des traitements sous forme de salive artificielle en spray permettent d’humidifier la bouche. Si le nez est bouché, il faut selon les cas, traiter la rhinite responsable ou corriger une déviation de la cloison nasale. Si la sécheresse est due à une déshydratation le traitement consiste en une réhydratation par la bouche mais aussi en perfusion si cette dernière est très importante.
Dans le cas de douleur de la langue, de sensation de brûlure, picotement, mauvais goût dans la bouche on parle alors de glossodynies qui sont un fréquent motif de consultation. Même si la gène est réelle, l’examen ne révèle le plus souvent aucune anomalie de la langue. Ces sensations anormales s’observent souvent chez les grands anxieux et chez les femmes à la ménopause.
Des bains de bouche peuvent soulager la douleur. Le médecin pourra proposer en cas d’angoisse responsable des troubles,  d’entreprendre une psychothérapie.
En cas de maux récidivants ou résistant à tout type de traitement il est important de consulter un médecin rapidement afin d’écarter une pathologie cancéreuse.
La langue est de nos organes les plus importants il nous sert à parler, à définir les différents goûts, à manger….
Ne la négligeons pas et prenons-la au sérieux elle peut nous servir de “baromètre santé” alors sachez reconnaître ses troubles et les soulager au plus vite, c’est tellement dommage de souffrir pour rien !!!! 

Isabelle Ribeiro 

 

Mars 03
La migraine

Les maux de tête touchent 5 millions d’entre nous et prennent des formes très variées. Faute de bien savoir les combattre ils peuvent vite devenir un véritable fléau pour ceux qui en sont victimes.
Trop de travail, de soucis, une digestion difficile et la migraine envahit votre tête, ce n’est pas le tissu nerveux cérébral qui fait mal mais ce qui est autour, c’est à dire les artères, les veines, les nerfs, les parois osseuses du crâne, les muscles du cou ou les articulations entre les vertèbres cervicales. Selon la structure touchée, la cause des douleurs et leurs traitements diffèrent.
Avant de débuter un traitement contre les migraines il faut déjà faire la différence entre une vraie migraine et un maux de tête causé par un excès de tension musculaire ou psychologique.
La céphalée de tension
Votre mal de tête est gênant mais pas très violent. Il ne vous empêche pas vraiment de travailler, mais trouble tout de même votre concentration, les douleurs sont présentes du matin au soir et peuvent durer plusieurs jours d’affilée, peut-être souffrez vous alors de céphalées de tension. Il ne s’agit pas d’un problème de tension artérielle mais de tension musculaire. Des stress répétés, de la fatigue accumulée, parfois une tendance anxieuse ou dépressive, entraînent des crispations inconscientes des muscles du crâne ou du cou qui finissent par constituer de véritables contractures musculaires.
Le plus souvent les douleurs se situent à la base du crâne, débordent parfois vers le cou. Elles peuvent également s’installer en casque autour de la tête ou en bandeau au dessus des yeux. Elles touchent plus fréquemment les personnes jeunes et actives. Chez certaines, elles constituent un véritable baromètre de la pression psychologique. Chez d’autres, elles témoignent simplement d’une crispation du cou au cours de la journée.
Quand on sent la douleur s’installer, l’idéal est de prendre un peu de repos, de se mettre au calme dans un endroit aéré, si cela est possible il faut s’allonger un quart d’heure en se calant bien la nuque, puis se masser le cou et le haut des épaules.
Si la fréquence de ce type de maux de tête augmente il faut consulter un médecin afin de confirmer le diagnostic et essayer de déterminer les facteurs déclenchants  auxquels on pourrait remédier.
Le traitement passe tout d’abord par les antidouleurs classiques (Aspirine, Doliprane) ou les anti-inflammatoires non stéroïdiens, qui ne contiennent pas de cortisone (Nurofen).
Un produit décontracturant peut se révéler également très utiles mais ces derniers ont l’inconvénient de faire dormir. En revanche il est impératif de respecter une hygiène de vie préventive. Apprendre à gérer son stress au quotidien est indispensable. Organiser ces journées de façon à bénéficier de moments de détente, marcher chaque jour un peu, savoir arrêter une discussion qui s’envenime, faire part de son avis avec fermeté mais courtoisie…
Si cela n’est pas suffisant la relaxation ou l’hypnose peuvent dans certains cas rendre de grands services.
La vraie migraine
Elles commencent le plus souvent après l’âge de 20 ans, touchent quatre fois plus de femmes et sont dues à une dilatation des artères cérébrales.
Tous les migraineux ne présentent pas des crises identiques mais certains symptômes sont généralement présents. La personne migraineuse sent venir sa douleur, qui est pulsatile (elle bat dans la tempe), située d’un seul côté au moins au début et aggravée par la moindre activité physique. Les nausées et vomissements sont fréquents et la lumière est mal supportée. Sans traitement les crises durent de 4 à 72 heures. A priori il existerait une prédisposition génétique du système neuro-vasculaire (nerfs et vaisseaux) à réagir de façon excessive à certaines stimulations internes ou externes. Les crises pourraient être déclenchées par la modification, lors d’un stress, d’une horloge interne, probablement située dans l’hypothalamus. Cette petite zone du cerveau est justement très sensible aux facteurs hormonaux, aux variations veille-sommeil et aux changements émotionnels. La perturbation cérébrale entraîne ensuite des réactions en chaîne au niveau des vaisseaux qui se contractent puis se dilatent, et des nerfs. Ceux-ci libèrerait une substance qui joue un rôle clé dans le contrôle de la douleur : la sérotonine. C’est pour cette raison que les antimigraineux spécifiques agissent tous sur la sérotonine.
Il faut consulter un médecin afin d’apprendre à bien utiliser les médicaments et à gérer les crises en fonction de leur intensité et de leur fréquence.
Si la migraine est modérée il faut associer des petits moyens simples (comme un gant d’eau fraîche ou une compresse souple que l’on refroidit au congélateur (Dolofriz) à poser sur le front, de visualiser la douleur pulsatile en imaginant les vaisseaux de son cerveau reprendre leur tension normale ou de prendre du coca ou du café, riches en caféine,  efficaces en début de crises, en particulier si elles surviennent au réveil), à un antalgique classique (aspirine, Doliprane 1 g par prise et 3 g par jour au maximum). Les anti inflammatoires non stéroïdiens sont de plus en plus fréquemment utilisés, notamment lorsqu’il s’agit de migraines survenant au moment des règles. Débutez alors le traitement la veille du jour où commencent habituellement la migraine. Mais attention ces médicaments sont contre-indiqués en cas de problème digestifs.
Si la douleur est importante des antalgiques plus forts sont alors nécessaires. Seul votre médecin traitant pourra vous les prescrire et vous expliquera leur utilisation, veillez à les avoir toujours avec vous afin de pouvoir les prendre le plus tôt possible.
Les médicaments spécifiques de la migraine qui sont à base d’ergot de seigle existent sous forme de comprimés (Gynergène, Migwell) ou de spray nasal (Diergo-spray). Ces produits ne possèdent pas d’action antalgique directe mais calment la migraine en agissant sur les récepteurs de la sérotonine. Il faut connaître leurs effets secondaires (risque à long terme de troubles circulatoires des mains et des pieds) et savoir qu’ils sont contre-indiqués en cas de grossesse et d’hypertension artérielle. Ils peuvent aussi augmenter les vomissements. Ce sont néanmoins les plus utilisés actuellement.
Crises  violentes
Si les crises sont violentes il est possible d’utiliser un autre médicament spécifique comme le Sumatriptan qui agit uniquement sur le principal récepteur de la sérotonine ce qui augmente leur tolérance. Ils peuvent toutefois entraîner des fourmillements et des sensations d’oppression thoraciques et ne doivent pas être utilisés en cas d’angine de poitrine.
Si les crises sont fréquentes (4 par mois ou plus) un traitement de fond est proposé. Il faut alors être patient car son efficacité ne se fait sentir qu’au bout de 15 à 30 jours.
Avec le temps on apprend à reconnaître les facteurs déclenchants (alcool, jeûne, grasse matinée, stress, contrariétés….) et à minimiser leur impact. La relaxation et l’acupuncture peuvent à certains moments de la vie vous aider.
Actuellement les laboratoires travaillent surtout à la mise au point de produits dérivés du sumatriptan toujours plus faciles d’emploi et mieux tolérés. Mais si spécifiques soient-ils ces traitements ne résolvent pas tous les problèmes. Le médicament qui soulagerait à coup sûr toutes les migraines sans provoquer aucun effet secondaire est encore à inventer !! 

Isabelle Ribeiro 

 

Février 03
Légumes secs : tous petits mais pleins d'énergie!

Peu utilisé malgré leurs vertus nutritionnelles, lentilles, haricots, pois et fèves méritent d’être redécouverts et de figurer à nouveau dans nos assiettes.
Autrefois ils occupaient une place d’honneur dans notre alimentation. Leur consommation a, aujourd’hui, fortement diminué. Nous n’en mangeons plus qu’une seule fois tous les 10 à 15 jours soit en moyenne 2 à 6 g par personne et par jour. A l’heure ou pâtes, riz et pommes de terre sont plébiscités, il est temps de réhabiliter les légumes secs, qui possèdent de nombreux atouts nutritionnels.
Une alimentation équilibrée doit comporter des protéines d’origine animale (viandes, poissons, œufs, laits et dérivés) et végétale. Or, les légumes secs figurent parmi les végétaux qui en contiennent le plus, ce qui leur a valu leur surnom de “viande du pauvre”. Il suffit d’en consommer régulièrement pour rééquilibrer les apports en protéines indispensables à la reconstitution de l’organisme. Dans le cadre d’une alimentation équilibrée, il est recommandé de manger de la viande, du poisson ou des œufs, deux fois par jour pour un homme, une fois par jour pour unfemme.
Pour éviter les baisses de tonus et les fringales les légumes secs sont « l’aliment forme » idéal. Ils doivent essentiellement leurs qualités énergétiques aux glucides complexes qu’ils contiennent. Ces derniers doivent fournir en moyenne 40 % des apports caloriques de la journée. Surtout constitués d’amidon, ils sont assimilés très progressivement sous l’action des enzymes digestives. Ainsi l’énergie diffuse lentement dans l’organisme, ce qui crée une sensation de satiété durable et évite les grignotages de l’après-midi.
Une bonne façon de stabiliser votre poids.
Notre consommation quotidienne de fibres (15 à 20g) est très éloignée de ce que préconisent les nutritionnistes (30 à 35 g.) Vous souffrez de paresse intestinale, voire de constipation, faites appel aux légumes secs qui sont une excellente source de fibres. Régalez-vous de lentilles, de pois, de haricots… Quel que soit leur mode de préparation, en consommant en moyenne 200 g de légumes secs cuits vous apportez à votre organisme la moitié des fibres qui lui sont nécessaires.
Le magnésium intervient dans la transmission de l’influx nerveux. Stress et surmenage augmentent nos besoins en ce minéral, alors que notre lutte incessante contre les kilos en trop nous conduit à négliger les aliments qui en contiennent le plus. Les légumes secs fournissent en moyenne le tiers des apports journaliers recommandés (AJR). Une salade de lentilles aux pommes et aux noix voilà comment bien démarrer un déjeuner sans un apport calorique trop important.
Pour des os en pleine forme, nous avons besoin de calcium mais aussi de phosphore indispensable à la minéralisation du squelette. Si les produits laitiers sont riches en calcium, les légumes secs sont quant à eux riches en phosphore alors pourquoi ne pas associé les deux comme avec une purée de pois à l’emmenthal par exemple.
En cette période nous sommes tous un peu fatigués car souvent nous manquons de ce précieux oligo-élément qu’est le fer. Nécessaire à la formation des globules rouges, il entre dans la constitution de l’hémoglobine, qui transporte l’oxygène vers les tissus. Si vous n’êtes pas un gros consommateur de viande  les légumes secs peuvent vous aider. Potage crécy aux pois cassés, lentilles, haricots à la tomate… un seul de ces plats couvrent la moitié de vos besoins en fer. Pour favoriser son absorption consommez au même repas un fruit riche en vitamine C (agrumes, kiwi…).
La vitamine B9 ou acide folique est nécessaire à la division et à la multiplication des cellules. Elle participe aussi à la synthèse des protéines. Cette vitamine joue donc un rôle essentiel pendant la grossesse. Lentilles, haricots et pois cassés sont d’excellentes sources de cette vitamine.
En moyenne la portion de légumes secs crus est de 40 g pour un enfant de plus de deux ans, de 60 g pour la femme et de 70 g pour l’homme. Les nutritionnistes conseillent de manger un féculent par repas ( en plus du pain), en consommant successivement chaque jour de la semaine les aliments suivants : légumes secs, semoule, pomme de terre, riz, blé cuit, pâtes plus un septième féculent au choix. Les légumes secs se conservent à l’abri de l’humidité et de la lumière sans chaleur excessive.
N’oubliez pas d’associer à la consommation des légumes secs un apport suffisant de vitamine C, qui favorise une bonne assimilation du fer qu’ils contiennent. Elaborez vos menus en respectant les règles d’équilibre alimentaire. Consommez un produit laitier, une crudité (fruit ou légume), du pain ( en complément des féculents ou des légumes secs) et des matières grasses en quantité limitée à chaque repas.
Les légumes secs (les haricots essentiellement) contiennent des sucres qui fermentent dans le gros intestin et sont responsables de ballonnements. Il est conseillé de les faire tremper avant la cuisson pour limiter cet inconvénient. Sachez qu’ils se digèrent plus facilement si vous les associez à de l’estragon, de la sarriette et du cerfeuil.. Enfin n’hésitez pas à changer l’eau en cours de cuisson, qui doit se poursuivre avec de l’eau bouillante.
J’espère vous avoir convaincu d’inviter à votre table ces légumes secs que nous oublions trop souvent au détriment de notre santé et ne cherchez pas d’excuses pour les éviter même  au cours de régimes ils sont excellents alors désormais pensez-y votre organisme vous le rendra !!!

Isabelle Ribeiro 

 

Janvier 03
Alerte à la gastro-entérite

Depuis quelques semaines l’alerte a été lancée, la gastro-entérite est présente parmi nous.
Comme le rhume, et la grippe, la gastro-entérite, appelée autrefois « grippe intestinale » apparaît le plus souvent en hiver sous forme d’épidémie. Elle fait des ravages dans les collectivités et atteint souvent plusieurs membres de la même famille. Les personnes touchées présentent alors, à tour de rôle, des symptômes identiques : diarrhée aiguë et crampes abdominales d’apparition brutale, accompagnées parfois de nausées, de vomissements, de courbatures et de fièvre.
La gastro-entérite est une maladie contagieuse dont il existe deux grandes formes. L’une d’origine virale, entraîne des selles liquides. Elle est surtout transmise par l’adénovirus, également responsable de bronchites, et le rotavirus à l’origine des diarrhées du nourrisson, tous deux très résistants au froid.
L’autre due à des bactéries, provoque une diarrhée pouvant contenir des glaires et du sang. Dans les deux cas, gargouillement et spasmes sont présents. Vomissements, maux de tête et fièvre peuvent être isolés ou associés. Exceptionnellement, ces symptômes peuvent être le signe d’une atteinte inflammatoire du côlon, la maladie de Crohn.
La prévention de ces épidémies est simple, elle passe par l’adoption de quelques règles d’hygiène élémentaires.
En cas de "gastro" d’origine virale les microbes sont véhiculés par les matières fécales et transmis par les mains sales. On peut être contaminé en touchant une poignée de porte (surtout dans les lieux publics) ou n’importe quel objet manipulé par d’autres (argent, nourriture..). Ce n’est sans doute pas un hasard si les épidémies se développent dans les écoles où les enfants ne se lavent pas toujours les mains avant de déjeuner à la cantine. De même le fait de s’alimenter sur le pouce n’est certainement pas étranger à la propagation  des microbes. Non parce que les sandwichs du commerce sont avariés, mais parce qu’on les mange avec des mains sales !
Les "gastro" d’origine bactérienne, elles sont moins fréquentes, mais plus sévères. Le germe le plus courant est la salmonelle, présente dans les aliments : la viande, les oeufs, les produits laitiers et lactés. Autre germe en cause les shigelles, les bactéries du type "campylobacter" ( transmis par le lait cru et les animaux domestiques) ainsi que les colibacilles (viande, lait).
Les gastro-entérites d’origine virale peuvent être spectaculaires, mais elles guérissent au bout de quelques jours, les défenses immunitaires de l’intestin se chargent de régler le problème. Pour calmer les douleurs, vous pouvez prendre un antispasmodique, associé à un antidiarrhéique  (Imodium ou Smecta) mais sans  excès.
Il est conseillé aussi de suivre un régime alimentaire dit "sans résidus", c’est à dire sans fibres, excluant légumes et fruits crus, laitages et féculents. Le riz en revanche, reste autorisé. L’important est de boire abondamment. La déshydratation est en effet le principal danger notamment chez les enfants et les personnes âgées, qui doivent parfois absorber des solutions de réhydratation. Si malgré le traitement tout ne rentre pas dans l’ordre en quelques jours et que la fièvre excède 38°5C, il faut consulter un médecin.
En période d’épidémie, le diagnostic ne présente aucune difficulté. Les maux peuvent avoir une tout autre origine. Si vous êtes déjà enrhumé, surmené ou stressé, les défenses immunitaires sont affaiblies, l’intestin est alors plus vulnérable aux agressions d’un virus.
Le médecin peut demander un examen de sang ainsi qu’une coproculture ( examen des selles) afin d’éliminer  une contamination par les salmonelles ou d’autres bactéries responsables de toxi-infections alimentaires et établir un antibiogramme. En fonction des résultats, cet examen permet de prescrire un traitement antibiotique adapté qui sera accompagné d’un antispasmodique (Spasfon) et d’un régime sans résidus.
La prévention restant la meilleure arme, lavez-vous bien les mains après être allé aux toilettes surtout avant de faire la cuisine ou de passer à table. Ne réutilisez pas sans les nettoyer des ustensiles mis en  contact  avec de la viande, du poisson ou des œufs crus.
Si vous avez une "gastro" couvrez votre nez avec un masque avant de prendre bébé dans vos bras, et pendant quelques jours limitez aussi le nombre de bisous.
Vous voilà paré et prévenu mais la peur n’évitant pas les dangers soyez vigilants, respectez et faites respecter à votre entourage  les règles élémentaires d’hygiène.
Ce serait tellement dommage de rater votre entrée en 2003 alors qu’un simple lavage des mains peut tout éviter !!!!!!         

Isabelle Ribeiro 

 

Décembre 02
Les coquillages : invitons la vitalité à notre table!

Au moment des fêtes, huîtres et coquillages sont à l’honneur, grâce aux transports modernes, ils sont disponibles presque toute l’année, mais l’hiver reste la saison qui leur convient le mieux.
C’est dans l’océan que les coquillages puisent vitamines et oligo-éléments, ils ne manquent pas d’atouts nutritionnels qui en font des aliments de choix.
Leur chair est très peu énergétique, elle apporte de 70 à 130 Calories pour 100g, et aussi peu de lipides qu’une viande maigre à condition de ne pas l’associer à une sauce trop riche. Les coquillages contiennent autant de protéines que le poisson soit en moyenne, pour 100g, 30% des apports quotidiens recommandés.
Ils constituent aussi une excellente source de magnésium, indispensable au bon fonctionnement neuromusculaire. Ce sont les bigorneaux et les bulots qui en contiennent le plus, environ 100g de leur chair couvre plus du quart de nos besoins en phosphore, un constituant des os. La même quantité permet de faire le plein en vitamines B12, nécessaire à la formation des globules rouges et à la synthèse des protéines. Ils renferment également d’autres oligo-éléments en quantité notable : fer, cuivre, zinc, iode et sélénium.
Les huîtres dont la réputation n’est plus à faire sont les reines du goût et de la légèreté.
Il en existe deux espèces : les plates et les creuses. Ces dernières, les plus consommées, proviennent essentiellement de la côte atlantique. Celles du bassin de Marennes-Oléron sont affinées en “claires” dans d’anciens marais-salants, ce qui leur confère leur goût et leur teinte verte unique. Les “fines de claires” bénéficient d’ailleurs d’un Label rouge. En fonction de leur origine, les huîtres se caractérisent par une teneur en iode assez élevée (surtout les belons) et une saveur plus ou moins marquée. Elles sont classées en différentes catégories, suivant leur poids. Même laiteuses pendant leur période de reproduction (les mois sans “r”), elles ne contiennent que 1% de lipides (graisse).
Achetez les vivantes et bien fermées, dans leur bourriche d’origine, qui se garde 8 à 10 jours. L’étiquette doit indiquer leur provenance et leur date d’emballage. Ouvrez les au dernier moment, sans les laver avec un ustensile adapté. Elles doivent baigner dans leur eau et se rétracter sous la pointe du couteau. Les huîtres se conservent au frais sur un lis de glace. Elles se consomment crues avec un filet de citron ou de vinaigre à l’échalote, mais aussi pochées ou gratinées dans leurs coquilles. Les praires, cousines des palourdes vivent dans le sable des grèves. Une douzaine d’entre elles vous apporte 300 mg environ de potassium. Choisissez-les de grande taille, rincez les bien une fois ouvertes car elles sont souvent sableuses. Mieux vaut les consommer crues ou natures mais elles peuvent également se cuire, se farcir ou se déguster en potage. Les palourdes sont une source de fer recommandée à ceux qui n’aiment pas la viande rouge. Leur chair est ferme et très iodée. Les palourdes noires sont réputées pour leurs finesses. Les palourdes se consomment crues ou farcies. Les bulots abritent une chair riche en vitamine B12. Préférez les petits aux gros, à la consistance parfois caoutchouteuse. Faites-les cuire rapidement après achat, dans une eau bouillante, salée et aromatisée mais vous pouvez les acheter cuits pour vous simplifier la vie. Les bigorneaux, on les trouve toute l’année, surtout sur les côtes normande et bretonne. 100g de bigorneaux suffisent pour couvrir vos besoins quotidiens en magnésium. Les moules sont vendues dans des paniers ou des bourriches, au litre ou au poids (1litre = 700 à 800g). L’étiquette doit préciser la provenance et la date d’expédition. Elle est bleue pour les moules d’élevage, rouges pour celles qui proviennent de la pêche. C’est une source de calcium avec 100mg au 100g. À l’achat assurez-vous que leur coquille est fermée, consommez les crues le jour même ou cuisinez les sans tarder. Elles se conservent dans un endroit frais ou dans le bas du réfrigérateur couvertes d’un linge humide. Les coquilles Saint-Jacques, un délice maigre pour fins gourmets, elles n’apportent que 0,5g de lipides aux 100g. Elles sont fraîches d’octobre à mai, le reste de l’année elles proviennent d’élevages étrangers et sont vendues décoquillées. À chacun son coquillage selon ses goûts, ses besoins ou ses moyens. Ils peuvent améliorer un repas de fête en un clin d’œil à moindre frais et en prenant soin de votre ligne et de votre forme alors ne vous en privez pas. Je vous souhaite de bonnes fêtes et vous attends bon pied, bon œil l’année prochaine. 

Isabelle Ribeiro 

 

Novembre 02
Les antibiotiques : stop au systématique!

Nous consommons chaque année beaucoup d’antibiotiques, bien plus que nos voisins européens. Si nous en consommons autant c’est bien sur parce que nos médecins nous en prescrivent, souvent d’ailleurs à notre demande.
Or dans les angines par exemple, les deux tiers au moins des prescriptions sont inutiles. Sur les dix millions d’angines diagnostiquées en France chaque année, neuf millions sont traitées par antibiotiques et seulement deux millions seraient dus au streptocoque A, bactérie justifiant un tel traitement. Dans 60 à 90% des cas en effet, les angines sont dues à des virus sur lesquels l’antibiothérapie n’a aucun effet. Pour les bronchites, même situation, ils sont donnés dans plus de 80% des cas. Alors que là encore, des virus sont le plus souvent responsables. Autre inconvénient de cette consommation excessive d’antibiotiques, plus on en prend, plus on favorise l’apparition de résistances. Pour le moment le problème se pose principalement à l’hôpital et il concerne uniquement quelques bactéries dangereuses pour les patients dont le système immunitaire est déprimé (SIDA, cancer, personnes âgées…). Mais en ville aussi, il arrive que des bactéries responsables d’otites chez le jeune enfant, comme le pneumocoque, deviennent résistantes à certains antibiotiques. Ce n’est pas anodin puisque ce germe est susceptible de provoquer une méningite. Consciente de cette situation l’agence du médicament a édité une série de recommandations visant à inciter les médecins à modérer leurs prescriptions d’antibiotiques.
Les enfants souvent sous  antibiotiques semblent moins aptes que les autres à lutter contre les infections. Leur système immunitaire a plus de mal à se mettre en route.
Les antibiotiques peuvent entraîner des diarrhées ou des candidoses digestives (champignons). Ces effets secondaires fragilisent l’enfant et retardent l’acquisition d’une bonne immunité, puisque celle-ci s’élabore à partir des cellules digestives. Hormis le fait que ces prescriptions inadaptées coûtent cher à la sécurité sociale, elles ont le gros inconvénient de renforcer le phénomène de l’antibiorésistance, c’est-à-dire la résistance que les bactéries développent vis à vis des antibiotiques quand ces derniers sont trop employés. La résistance oblige l’utilisation de médicaments de plus en plus puissants aux spectres de plus en plus larges pouvant entraîner de plus en plus d’effets indésirables.
A l’œil nu, le médecin ne peut généralement pas faire la différence entre angine virale ou angine bactérienne, dans les deux cas la gorge est rouge, les amygdales sont augmentées de volume, il existe des ganglions dans le cou et de la fièvre. Dans le doute et ne voulant pas exposer son patient aux complications possibles d’une angine bactérienne, il prescrit des antibiotiques.
C’est pourquoi la Caisse nationale d’assurance maladie envisage de généraliser à toute la France une expérience déjà menée en Bourgogne, à savoir l’utilisation par le médecin lors de la consultation d’un test simple qui permet à l’aide d’une bandelette appliquée sur les amygdales de savoir s’il s’agit d’une angine à streptocoque. La généralisation de ce test, qui coûte six francs, permettrait d’éviter 7 millions de prescriptions d’antibiotiques et de réaliser près de 100 millions d’euros d’économie. C’est pour toutes ces raisons que depuis plusieurs semaines nous pouvons voir à la télévision des petits spots publicitaires nous incitant à ne plus réclamer de façon systématique des antibiotiques.
Un de ces spots met en scène une famille dont l’enfant est enrhumé et à qui le pédiatre n’a pas prescrit d’antibiotiques. Le père de cet enfant est en colère ne comprenant pas la réaction du médecin ni celle de son épouse qui trouve cela normal. Il est vrai que dans l’esprit populaire avoir des antibiotiques signifie être réellement malade, ce qui est ridicule puisque nous savons de façon certaines que les antibiotiques n’ont absolument aucune action sur les virus hormis le fait de vouloir éviter une surinfection. Par ailleurs une infection virale rend aussi malade qu’une infection bactérienne !!!
Sous un ton humoristique le message est très clair, nous ne devons pas prendre d’antibiotiques si cela n’est pas indispensable. Il faut savoir également qu’aujourd’hui les cas d’allergies aux antibiotiques sont de plus en plus nombreux cela peut également être du à une utilisation excessive de ces médicaments. Sachons nous montrer responsable et intelligent et apprenons à réutiliser les antibiotiques à bon escient, ces médicaments sont tellement précieux pour notre santé alors ne les gâchons plus !!!

Isabelle Ribeiro 

 

Octobre 02
Legionellose : la nouvelle épidémie?

Découverte en 1976 lors d’un congrès d’anciens combattants américains (d’où son nom de maladie du légionnaire !) où plus de 200 participants ont été atteints par une pneumonie foudroyante inconnue jusqu’à là faisant 40 morts.
En janvier 1977 la bactérie responsable de cette pneumonie est mise en évidence.
Depuis quelques années cette bactérie refait parler d’elle de plus en plus souvent. La raison essentielle est qu’elle touche des endroits publics comme les immeubles, les maisons de retraite et les hôpitaux notamment mais aussi grâce à l’amélioration des recherches de diagnostic et à une meilleure connaissance de la maladie.
Depuis 1987 tout nouveau cas de légionellose doit être obligatoirement déclaré par le médecin qui en fait le diagnostic.
Cette maladie provoque essentiellement des infections pulmonaires aiguës. La durée d’incubation est de 2 à 10 jours. Les premiers symptômes ressemblent à une grippe (fièvre, toux sèche) puis la fièvre augmente (39,5°C), le malade a des sensations de malaise ainsi que des douleurs abdominales (nausées, vomissements), parfois accompagné de troubles psychiques.
Certaines personnes sont plus susceptibles que d’autres d’être contaminées.

Les facteurs de risques sont :
l’âge (la moyenne d’âge des malades se situe autour de 50 ans), le sexe masculin (3 malades sur 4 sont des hommes), le tabac, l’alcool, les traitements médicaux contenant des immunosuppresseurs, certaines maladies qui affaiblissent le système immunitaire (sida, cancer, diabète…).
A ce jour aucun cas de contamination entre humains n’a été rapporté.
Les principales sources de contamination sont les tours de refroidissement, les climatiseurs, les bains à jet, les bains à remous (jacuzzi), les fontaines réfrigérantes, les fontaines décoratives, douches…. La contamination se fait par les voies respiratoires. Le diagnostic se fait grâce à un test urinaire et peut être complété par une recherche d’antigènes dans le sang.
Le traitement par antibiotiques permet un rétablissement total en 3 semaines, mais il est important de le mettre en place rapidement. Un traitement bien adapté permet une rémission en 8 à 12 jours, puis la guérison après 3 à 4 semaines, sans traitement ou inadapté le décès peut survenir 6 à 8 jours après les premiers symptômes.

Que peut-on faire chez soi pour éviter la légionellose ?
Servez-vous de l’eau chaude régulièrement, les points d’eau qui restent inutilisés longtemps sont particulièrement sujets aux contaminations de la légionellose
Le milieu optimal de prolifération de la légionelle est une température à 40°C. Il faut donc régler votre chauffe-eau à 60°C. A cette température les légionelles sont tuées en 25 minutes environ.
Pensez à détartrer et désinfecter tous les 6 mois les éléments de robinetterie : pommeaux, douche, brise-jet, joints et flexibles, 15 minutes dans de l’eau additionnée d’eau de javel suffisent.
Les systèmes de climatisation doivent être entretenus par des professionnels et la recherche des légionelles doit être faite chaque année.
La psychose ne réglera pas les problèmes mais si chacun réagit avec intelligence  nous pourrons sans aucun doute lutter contre ce nouveau fléau !!

Isabelle Ribeiro 

 

Juillet / Août 02
Un été sans bobo!

Nous attendons ce moment toute une année alors pourquoi le gâcher par des petits soucis qui peuvent être facilement évité.
Pour que les vacances riment avec insouciance, voici quelques conseils de prévention.

Le mal des transports :
Il touche petits et grands mais loin d’être une fatalité il peut être facilement évité. Aérez-vous régulièrement, ne voyagez surtout pas le ventre vide, prenez un repas léger avant le départ. Vous pouvez essayer un traitement homéopathique (Cocculine) qui évite la somnolence due aux médicaments classiques (Nautamine).
Contre les douleurs d’oreilles en avion pensez à mâcher du chewing-gum au décollage et à l’atterrissage, pensez également à déglutir ou vous pouvez également essayer les boules Quies avion.

Les allergies solaires :
De tous petits boutons apparaissent sur les épaules, les bras, les cuisses, c’est à dire les zones exposées. La lucite estivale, une allergie solaire très fréquente, se manifeste par des plaques rouges qui démangent terriblement.
Exposez-vous le moins possible et protégez toujours les endroits irrités contre les effets du soleil. Demandez à votre pharmacien une crème qui apaise les démangeaisons (crème Parfenac). Pour limiter les risques vous pouvez aussi appliquer un écran total.

Les piqûres d’animaux :
À la campagne ou bien au bord de la mer, toutes sortes de petites bêtes peuvent jouer les trouble-fête et risquent fort de gâcher vos belles vacances.
Contre les piqûres de moustique et d’aoûtat, appliquez des glaçons et une compresse imbibée de vinaigre.
Contre les piqûres de guêpe, n’enlevez pas le dard avec une pince à épiler car il contient du venin, grattez-le tout doucement avec l’ongle. Appliquez une solution antiseptique (biseptine, bétadine). Contre les piqûres de méduse, lavez à l’eau de mer, puis à l’eau claire et au savon. Désinfectez avec de l’alcool à 60° et appliquez une pommade à la cortisone.
Contre les piqûres d’oursin, appliquez de la vaseline pour ramollir la peau. Quelques heures après, ôtez les épines avec une pince à épiler puis désinfecter.
Vous pouvez glisser dans la valise un tube de Mosquitox kid arkomedica qui protège 6 heures et contient en plus un filtre solaire qui peut être utile si vous allez dans un endroit infesté.

Les petites plaies :
Elles peuvent être d’origine variées mais avec le sable elles peuvent s’infecter facilement alors même petites ne les négligez pas.
Si la plaie est souillée rincez la rapidement, lavez-la ensuite au savon de Marseille puis appliquez un antiseptique et placez un sparadrap de préférence résistant à l’eau que vous changerez au moins une fois par jour.

Les bosses :
Calmez la douleur à l’aide d’une crème à base d’arnica (Arnicagel, compresses à l’arnica Pharmadose, pommade Hémoclar). Renouvelez l’application une heure plus tard et plusieurs fois dans la journée. Si vous n’en avez pas appliqué un sac de glaçons.

L’insolation :
Due à un excès de soleil suivi de troubles visuels avec maux de tête, fièvre et somnolence. Le repos au frais et à l’ombre est indispensable, pensez à boire beaucoup d’eau légèrement salée (Vichy) si possible pour éviter la déshydratation. Appliquez un linge humide et froid sur le visage et les zones atteintes par les coups de soleil. Pour éviter d’en arriver là, limitez les trajets en voiture aux heures les plus chaudes de la journée (14-16 heures). Ne vous exposez pas à cette période de la journée et buvez beaucoup d’eau fraîche.
Pour les coups de soleil pensez à la crème Biafine en couche épaisse. Chez le nourrisson l’eau représente 75% du poids du corps, soit davantage que chez l’adulte. La déshydratation a donc des conséquences plus graves. Pour éviter cet accident, faites boire régulièrement vos enfants. Ne les laissez pas dans votre voiture, ni dans leur poussette au soleil.

La constipation :
En voyage le changement de rythme et d’habitudes alimentaires est très souvent responsable.
Mangez des légumes cuits, buvez beaucoup d’eau. Vous pouvez éventuellement demander à votre médecin traitant  de vous prescrire un laxatif léger (Tamarine, Lansoyl) ou un traitement homéopathique (Platina 5CH, 5 granules 3 fois par jour).

Irritation des yeux :
Si vos yeux sont rouges le soir, mettez des lunettes sombres et effectuez un lavement apaisant (collyre apaisant Uvéline, collyre antiseptique Biocidan, sérum physiologique). Si les douleurs sont importantes, consultez un médecin car le soleil peut entraîner de véritables brûlures à ne pas négliger. Plus les expositions sont longues et fréquentes plus les lésions sont graves. A la mer choisissez des lunettes filtrantes de catégorie 2 ou 3, de catégorie 3 ou 4 à la montagne, car la luminosité y est plus forte. Prenez des lunettes efficaces plutôt que des lunettes sympas au look intéressant !!
Attention aussi aux yeux des enfants. Avant 1 an, 90% des UVA parviennent à la rétine et plus de 50% des UVB, contre 60 et 25% à 13 ans. Le port de lunettes protectrices est donc très important même  à un très jeune âge.

Les ampoules :
Elles sont toujours dues au frottement du pied contre la chaussure et favorisés encore plus par la chaleur.
Si l’ampoule est ouverte, appliquez une solution antiseptique et recouvrez-la d’une compresse sèche. Si vous êtes sujet aux ampoules portez des chaussettes en coton et mettez des pansements en prévention (pansements ampoules saul’action à l’huile adoucissante, pansement colloïde anti ampoules Scholl).

Vous voilà parer pour passer d’excellentes vacances. Les noms cités ne sont donnés qu’à titre d’exemple, vous pouvez demander conseil à votre pharmacien ou à votre médecin qui saura vous conseiller au mieux. N’oubliez pas d’emporter votre traitement habituel qui pourrait être difficile à trouver sur place et votre ordonnance. Je vous souhaite de bonnes vacances et vous donne rendez-vous à la rentrée en septembre en pleine forme.

Isabelle Ribeiro 

Juin 02
Tabac et pilule : la mauvaise alliance

Si aujourd’hui personne ne peut ignorer les méfaits du tabac, l’association tabac-contraception orale est moins connue. Voyons quels en sont les véritables risques.
On considère qu’à partir de cinq cigarettes par jour, le tabac devient nuisible à la  santé, pour les hommes comme pour les femmes.
On le sait fumer augmente les risques de cancers (des poumons notamment), de maladies cardio-vasculaires et de troubles pulmonaires. Mais ce que l’on sait moins, c’est qu’il existe, chez les femmes des risques particuliers liés au tabagisme. En effet, tabac et pilule ne font pas bon ménage…
Le risque majeur concerne le système cardiovasculaire. Deux paramètres doivent être pris en compte : les dégâts intrinsèquement liés au tabac et leur potentialisation par l’association avec la pilule. Le tabac favorise l’épaississement des plaquettes sanguines et le dépôt de cholestérol au niveau artériel. En outre, il provoque une élévation de la tension artérielle et du rythme cardiaque. Autant de facteurs qui cumulés les uns aux autres pendant des années, augmentent sensiblement le risque cardio-vasculaire.
Jusqu’à la ménopause, les femmes sont moins exposées à ce risque parce qu’elles sont naturellement protégées par leur secrétions hormonale d’œstrogènes. Mais cette protection naturelle diminue avec l’âge, plus sensiblement chez les fumeuses, et davantage encore quand le tabac est associé à une contraception orale.
Les conséquences peuvent s’avérer dramatiques.
Le taux d’infarctus du myocarde et d’accidents vasculaires cérébraux augmente.
Chez les fumeuses sous pilule l’avancée en âge est le facteur déterminant car il multiplie le risque relatif. Le risque d’infarctus chez la jeune femme est faible mais le tabac l’accroît. Ce risque augmente avec le temps, il devient important chez la femme qui fume après 35 ans.
C’est pourquoi il est très recommandé de ne pas fumer sous pilule entre 35 et 50 ans…. Ou de choisir un autre moyen de contraception.
Sachez que les dégâts du tabac au niveau artériel s’annulent après 5 ans d’arrêt. En revanche, la potentialisation du risque par la pilule cesse immédiatement à l’arrêt de celle-ci. Autre effet du tabac, des pertes de sang surviennent au cours des 6 cycles qui suivent l’introduction de la pilule. Ces saignements sont plus importants au cours du premier cycle, puis diminuent. Ils sont d’autant plus abondants si l’on fume beaucoup.
Le tabac est directement responsable d’une baisse de la fertilité. Les non fumeuses qui désirent un enfant sont enceintes plus rapidement que les fumeuses après l’arrêt de la contraception.
Il faut savoir également que le tabac provoque une anticipation de la ménopause d’environ deux ans.
Les conséquences de l’ostéoporose sont aggravées par le tabac. Le risque de fracture après la ménopause augmente chez les fumeuses car les os sont fragilisés.
L’effet cancérigène du tabac n’épargne pas la femme. Il peut se traduire notamment par des cancers du col de l’utérus et des dysplasies graves (présence de cellules précancéreuses au niveau du col utérin).
Il ne faut pas oublier que fumer pendant la grossesse augmente le risque de grossesse extra-utérine, de fausse-couche, de naissance prématurée et de mort subite du nourrisson.
De plus, le poids des nouveau-nés est plus faible. Arrêter de fumer pendant la grossesse est immédiatement bénéfique.
Le tabac a une action également sur la peau en limitant l’arrivée de l’oxygène vers la peau, accélérant ainsi le vieillissement cutané.
La pilule ou le tabac à vous de choisir !
Vous pouvez en parler avec votre médecin traitant ou votre gynécologue qui vous aidera à choisir la meilleure solution.
Pourquoi ne pas profiter de l’été tout proche pour tenter de s’arrêter de fumer, les beaux jours, ensoleillés, peuvent être une aide utile.
Alors à vous de faire le bon choix en pensant en toute objectivité, en priorité à votre santé, notre bien le plus précieux….. !!!!!

Isabelle Ribeiro 

 

Mai 02
Les astuces minceurs

Chaque année dès l’arrivée du printemps et des beaux jours, réapparaissent les régimes ! Tous nos magazines en débordent, tous plus formidables et faciles les uns que les autres. Pourtant ne nous leurrons pas pour un résultat durable il n’y a pas de secret seule une alimentation équilibrée  associée à de l’exercice physique sont réellement efficaces. Mais pour nous aider il existe diverses astuces, voici tout un tas d’idées à piocher au fil de nos envies de minceur et de gourmandise.
Un régime n’est certes jamais facile à réaliser à fortiori encore plus s’il n’est fait que de frustrations. C’est pourquoi une collation est à prévoir de façon systématique. Elle permet d’éviter les grignotages et les “craquages”. Pour 120 calories vous pouvez opter pour un yaourt ou 100 g de fromage blanc maigre plus un fruit frais de 100 à 120 g. Autre collation, 3 crackers ou 30g de pain ou 1 petit suédois plus une portion de fromage fondu allégé, dernière possibilité un agrume pressé avec une galette de riz soufflé non sucré.
Ayez toujours dans votre réfrigérateur des tomates cerises, des radis, des carottes ou quelques crudités prêtes à grignoter pour combler un petit creux.
Pensez à boire suffisamment, si possible 1 litre à 1,5 litres dans la journée, en alternant eau plate et eau gazeuse si vous préférez. Cela ne fait pas maigrir mais vous permet d’éliminer correctement les déchets. Et en cas de petite faim, boire un verre d’eau peut aussi vous aider à attendre le repas ou la collation suivante.
Dans la mesure du possible essayez de ne jamais sauter de repas ce qui vous évitera d’avoir des fringales qui vous entraîneraient sur des chemins dangereux. Ne supprimez plus totalement le pain et les féculents qui aident à équilibrer l’apport nutritionnel tout en donnant une bonne sensation de satiété. Les pâtes, le riz et les légumes secs sont à préparer au “naturel” (cuits dans un bouillon parfumé), et à associer de préférence avec des légumes frais, ce qui permet d’en limiter la portion. Par exemple pâtes et tomates, riz et champignons, lentilles et carottes…
Quant au pain il a lui aussi été réhabilité. Dans les régimes le pain complet est souvent conseillé car il calmera mieux la faim et plus longtemps. De plus grâce à ses fibres il aura d’autres vertus comme la lutte contre la constipation entre autre.
Premier point noir des régimes : la cuisson. Pour les cuissons à la poêle, investissez dans une vraie poêle anti-adhésive (et si possible également dans une sauteuse et une cocotte). Vous économiserez des matières grasses. Prenez en bien soin car ces poêles ont le défaut d’être fragiles. Autre cuisson intéressante la cuisson à la vapeur ou à la cocotte minute. Le micro-ondes peut se révéler très utile pour réchauffer sans matières grasses. Parfait également dans la cuisson des poissons (sans corps gras ajouté et en gardant toutes les saveurs) et préparer en un tour de main compotes et fruits cuits au naturel. Contrairement aux idées reçues méfiez-vous des grillades car certaines viandes à griller (entrecôte, côte d’agneau…) sont en fait riches en graisses, et peu adaptées dans une alimentation légère. Optez pour les morceaux les plus maigres : filets, gigots, et grillez-les sur un gril à revêtement antiadhésif légèrement huilé.
Dans tous les types de cuisson ayez la main légère avec l’huile, et ce quelle que soit son origine (tournesol, olive, colza…), elle apporte 100% de lipides et 900 calories au 100g, soit 80 à 100 calories pour une cuillère à soupe.
La cuisson à la papillote permet de cuisiner sans corps gras ajouté, mais avec aromates et fines herbes pour un maximum de saveurs. Ce type de cuisson préserve bien la richesse minérale et vitaminique des aliments. Elle peut se cuire au four traditionnel, au micro-onde ou à la vapeur. Les plats cuisinés  “minceur” aux rayons frais ou surgelés sont en général savoureux et d’un prix accessible. Choisissez ceux qui vous paraissent suffisamment copieux (attention aux sauces souvent abondantes mais peu rassasiantes) et qui vous apportent une portion correcte de viande ou de poisson (au moins 80 à 100g). Pour améliorer le goût des choses tout en l’allégeant en matières grasses, ayez le réflexe crème fraîche légère qui n’apportera que 20 calories pour une cuillère à soupe rase et rendra votre plat encore meilleur. Cuisiner léger, ce n’est pas cuisiner triste alors pensez aux épices, poivres variés et aromates pour égayer et ensoleiller les plats. N’oubliez pas les fines herbes qui sont un petit plus sur les plats qui ne coûte rien en calories mais est un vrai bonheur pour le plaisir des yeux et des papilles.
Après un bon repas léger vous prendrez bien un petit morceau de fromage. Sachez que les fromages allégés (25 à 30% de matières grasses) sont aussi riches en protéines et en calcium que les autres mais nettement moins gras et moins énergétiques. Les pâtes fermes comme la mimolette, le gruyère, la tomme… apportent le moins de calories. Aujourd’hui il existe de nombreux fromages allégés pour tous les goûts alors faites-vous plaisir. Le fromage fondu allégé nature ou aromatisé aux noix ou aux fines herbes peut être utilisé pour tartiner le pain du petit déjeuner et remplacer ainsi le beurre très avantageusement. Une portion ne représente en moyenne que 25 calories contre 75 calories pour 10g de beurre. Pour le dessert vous pouvez opter pour un yaourt, nature, “light”, aux fruits avec ou sans édulcorant, ils sont plus savoureux les uns que les autres. Les fruits sont également idéaux. Les fraises, les groseilles et les framboises sont à privilégier au printemps, pour des collations ou des desserts gourmands et sans risque (moins de 45 calories pour une barquette de 125g).
Autre atout régime : la pomme, coupe-faim pratique et sain. Mais n’oubliez pas son apport énergétique, une belle pomme de 150 à 200g apporte 75 à 100 calories. Si vous en mangez plusieurs dans la journée, le total calorique augmente vite.
N’oubliez jamais que pour réussir un régime il faut avant tout se faire plaisir et varier les repas au maximum. Ne devenez pas esclave de la balance, ne vous pesez pas tous les jours mais deux fois par semaine au maximum.Un bon régime est un régime lent 1 à 2 kilos par semaine au maximum suffisent pour éviter les effets rebonds et la reprise de tous les kilos dès une alimentation normale. En matière de régime patience et plaisir doivent être les maitre-mots !!!!

Isabelle Ribeiro 

 

Avril 02
Les ganglions : que cachent-ils?

U ne petite boule palpable au niveau du cou ou sous l’aisselle ne traduit le plus souvent qu’une inflammation ou une infection banale. Mais les ganglions peuvent parfois révéler une maladie plus grave.
Tout le monde a des ganglions, les enfants comme les adultes. Ces petites boules ne posent  problèmes que lorsqu’elles grossissent sans raison apparente. Mais tout ce que l’on peut sentir sous la peau n’est pas forcément un ganglion. Il peut s’agir d’un kyste, d’un lipome (boule de graisse), de l’augmentation de volume d’une glande (salivaire notamment) ou encore d’une petite hernie (au niveau de l’aine). Au moindre doute, il ne faut donc pas hésiter à demander un avis médical. D’autant que dans la majorité des cas, ganglion ou pas le médecin pourra vous rassurer.
Généralement à peine plus gros que des petits pois et réunis en chaîne ou en grappe, les ganglions font partie du système lymphatique, dans lequel circule la lymphe. Ils se constituent de tissu lymphoïde, où se multiplient certains globules blancs : des lymphocytes T ou B, véritables cellules guerrières impliquées dans les mécanismes  de défense de l’organisme. Les ganglions jouent donc un rôle particulièrement important dans notre immunité. En cas d’agression (infection…), la lymphe draine les agents étrangers vers le ganglion le plus proche. Stimulé, celui-ci grossit et sert de barrage à la dissémination de l’infection en activant la prolifération de certains lymphocytes. Ces cellules, capables de reconnaître l’agresseur, ont pour fonction respectivement de le détruire et de fabriquer des anticorps contre lui.
L’adénopathie traduit une atteinte du ganglion, qu’elle soit inflammatoire, infectieuse ou cancéreuse. Elle se caractérise par une augmentation du volume du ganglion. Si l’adénopathie apparaît molle et douloureuse sous une peau chaude, une infection est sans doute en cause. S’il n’y a pas d’augmentation de la chaleur locale et que la boule roule sous le doigt, il peut s’agir d’une tumeur. Mais il ne faut pas généraliser, la présence d’un ganglion non douloureux au niveau du cou, par exemple ne signifie pas obligatoirement que ce soit un cancer.
Il faut savoir également que chez les personnes très minces on peut palper des ganglions superficiels, par exemple au niveau inguinal (à l’aine). Les ganglions qui accompagnent une infection peuvent mettre parfois plusieurs semaines à disparaître après la guérison. Cette régression peut même se révéler incomplète, notamment en cas d’infection dentaire ou d’infection de la gorge répétée. Il arrive ainsi que l’on conserve un petit nodule sous la mâchoire ou dans le cou. On observe aussi des ganglions axillaires (dans l’aisselle), banals chez les travailleurs manuels, qui, en raison de leur profession, se blessent souvent.
Nous avons des ganglions superficiels, dont les plus importants sont localisés de chaque côté du cou, sous les aisselles, dans l’aine. Les ganglions profonds se situent dans le médiastin (intérieur du thorax, entre les poumons) et dans l’abdomen (le long de la colonne vertébrale et dans la région pelvienne). Ils sont tous reliés entre eux par les vaisseaux lymphatiques. Seuls les ganglions superficiels peuvent être palpés. Pour explorer les autres, les médecins ont recours aux examens radiologiques : radiographie du thorax, échographie, scanner et IRM (imagerie par résonance magnétique).
Heureusement la plupart des adénopathies se trouvent directement liées à des affections bénignes mais c’est parce que ce n’est hélas pas toujours le cas qu’il ne faut jamais les négliger. Un examen clinique approfondi s’avère toujours nécessaire. Le médecin commence par rechercher une infection dans le territoire du ganglion augmenté de volume (angine, plaie infectée, griffure de chat, panaris…) ainsi qu’une éventuelle lésion suspecte au niveau de la peau (grain de beauté qui s’est modifié) ou des seins. Un examen ORL, une radiographie du thorax, une prise de sang (formule sanguine, recherche d’éléments révélateurs d’une inflammation ou d’anticorps dirigés contre une maladie spécifique, telles la toxoplasmose, la mononucléose infectieuse, la rubéole…) permettent ensuite d’aiguiller le diagnostic. Si nécessaire, le médecin peut procéder à une ponction ganglionnaire à l’aide d’une aiguille. Celle-ci est utile pour observer les cellules et les mettre en culture, à la recherche notamment du bacille de Koch (responsable de la tuberculose). Une biopsie complétera souvent la ponction. Elle fournira ainsi des informations plus vastes, mais aussi plus précises sur le tissu ganglionnaire. Pour la réaliser on retire le ganglion sous anesthésie locale ou générale selon sa localisation.
Il est important de ne pas les négliger sans toutefois non plus rentrer dans l’excès inverse !
Votre principal allié est votre médecin, donc n’hésitez pas à lui en parler si vous sentez une petite grosseur inexistante auparavant ou si cela devient douloureux.
C’est en connaissant mieux son corps et son fonctionnement que l’on apprend à mieux le défendre !

Isabelle Ribeiro 

 

Mars 02
 
Végétarien mais en pleine forme!

A une époque comme la notre où la “mal bouffe” est de plus en plus d’actualité, nous sommes de plus en plus nombreux à essayer de reprendre de bonnes habitudes. Plats de tradition, retour aux valeurs sûres, alimentation bio….
S’il y a 30 ans être végétarien était une “chose” rare et bizarre, aujourd’hui près de 7% de la population française est végétarienne soit près de 3 millions de personnes et ce chiffre est en progression constante.
Voici quelques clés pour comprendre ce mode de vie avec ses choix alimentaires  pas nouveau mais de plus en plus “tendance”.

Les végétariens excluent de leur alimentation tout ce qui provient des animaux morts (viande, volaille, abats, poissons). Les lacto-ovo-végétarien consomment les œufs, le lait et les produits dérivés (ce sont les plus nombreux), les lacto-végétariens uniquement le lait et les produits dérivés. Ces deux catégories bénéficient ainsi de protéines d’excellente qualité.
Il ne faut pas confondre végétarien et végétalien. Le végétarien consomme des aliments d’origine animale (laits, œufs), le végétalien les exclut. Pour parvenir à un apport en protéines satisfaisant, le végétalien joue sur les complémentarités existant parmi les aliments d’origine végétale. Ainsi pour éviter les carences, il doit chaque jour associer céréales et légumes secs.
Etre végétarien n’est pas qu’une simple façon de se marginaliser bien au contraire, les végétariens couvrent largement les apports souhaités en fibres alimentaires (30 à 35g par jour), avec un apport moyen de 50g par jour contre 15g dans le cadre d’une alimentation traditionnelle de type “omnivore” (qui mange de tout). Ceci s’explique par la place importante qu’occupent les céréales (consommées complètes), les légumes secs, les fruits et les légumes. N’hésitons pas à nous en inspirer pour optimiser nos apports quotidiens en fibres, sels minéraux et vitamines !
Les végétariens sont également plus vigilants que nous sur leurs apports alimentaires, notamment en vitamines et en sels minéraux. Ils font souvent appel à des produits que nous pouvons tous utiliser pour donner un petit “plus” à notre alimentation : la levure en paillettes, pour sa richesse en vitamines, du groupe B, et le germe de blé, essentiellement pour son apport en vitamines E.
L’alimentation biologique est naturellement associée à l’alimentation végétarienne car elle exclut les pesticides de synthèse et les engrais chimiques. Les aliments qui portent le label AB (réservé aux produits dont au moins 95 % des ingrédients sont issus de la culture biologique), ou ceux où les ingrédients biologiques atteignent au moins 70% sont choisis le plus souvent.
Le soja, essentiel dans l’alimentation du végétarien est principalement consommé sous deux formes : le lait de soja (tonyu) et le tofu (lait de soja caillé). Si sa composition en protéines, lipides et glucides est proche du lait de vache, sa teneur en calcium est peu importante. Pour assurer une bonne couverture des apports nutritionnels conseillés en calcium (900 mg par jour pour la femme), il est nécessaire de choisir un lait de soja enrichi en calcium.
Aujourd’hui il est facile de trouver dans le commerce des desserts à base de soja (yaourt, crème…), cela afin de le faire mieux connaître et qu’il ne soit plus réservé aux végétariens uniquement. Libre à chacun d’y goûter et de se faire sa propre opinion….
Idem pour le tofu que l’on peut trouver préparé ou non dans les rayons frais des supermarchés, pour une première dégustation mieux vaut commencer par ceux qui sont préparé car le tofu a peu de goût et de saveur, mais cela n’engage que moi ! On a coutume de dire que le tofu remplace le steak, il est d’ailleurs parfois appelé “steak végétarien” mais attention sur le plan nutritionnel il est totalement diffèrent.
Il est important de ne pas imposer un mode alimentaire particulier, surtout en période de croissance. Si vous souhaitez proposer une alimentation végétarienne à votre enfant, parlez-en au préalable avec votre médecin traitant. N’hésitez pas à demander conseil à une diététicienne pour limiter les risques de carences et apprendre comment associer les aliments. Consultez immédiatement en cas de fléchissement de la courbe de croissance ou de poids, d’une perte d’appétit, d’une fatigue ou d’une vulnérabilité aux infections.
Maintenant libre à vous de choisir régime omnivore ou végétarien, ce dernier peut être excellent pour la santé s’il est suivi correctement et respecte un certain équilibre. Avant de changer de régime n’hésitez pas à en parler à votre médecin traitant ou votre pharmacien surtout si vous souffrez d’une maladie ou affection quel qu’elle soit.

N’oubliez pas que loin d’être une mode le végétarisme doit être un mode de vie avant tout… 

Isabelle Ribeiro