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HYGIÈNE ET SANTÉ

Textos publicados     Textes publiés

- L’attaque cérébrale : attention urgence! Juin 05  

- Avons-nous réellement besoin des omega3 Mai 05  

- Les maladies nosocomiales Avril 05

- Medicaments et aliments : les mariages à éviter!!! Mars 05

- Mangeons des pommes Février 05

- Le chocolat : faites-vous plaisir!!! Décembre 04  

- Les aigreurs d’estomac Novembre 04

- Nos “ados” sont fatigués!!!! Octobre 04  

- S’arreter de fumer: oui mais sans grossir!!!!! Septembre 04 
- Piqûres, brûlures, morsures : les bons réflexes!!!! Juillet 04  

- Le mal des transports Juin 04 

- Caries?? Attention à vos dents!!! Mai 04 

- L’intolérance au gluten : une vigilance permanente!!!! Avril 04

- La cystite: une infection pas si banale Mars 04
- L'ostéoporose: un mal féminin? Février 04
- La bronchiolite Janvier 04
- Des fêtes gourmandes: oui mais sans kilos! Décembre 03
- Le décollement de la rétine Novembre 03
- Bien vacciné, bien protégé! Octobre 03
- Le soleil en beauté! Juillet/Août 03
- Le cannabis: vente libre ou interdiction? Juin 03
- Toute la vérité sur les salades Mai 03
- Votre langue vous dit tout Avril 03
- La migraine Mars 03
- Légumes secs: tous petits mais pleins d'énergie! Février 03
- Alerte à la gastro-entérite Janvier 03
- Les coquillages: invitons la vitalité à notre table! Décembre 02
- Les antibiotiques : stop au systématique! Novembre 02
- Legionellose: la nouvelle épidémie? Octobre 02
- Un été sans bobo! Juillet/Août 02
- Tabac et pilule: la mauvaise alliance Juin 02
- Les astuces minceurs Mai 02
- Les ganglions: que cachent-ils? Avril 02
- Végétarien mais en pleine forme! Mars 02

Juin 05

L’attaque cérébrale : attention urgence!

 

L’accident vasculaire cérébral (AVC) est souvent précédé de signes discrets et transitoires. Apprendre à les reconnaître peut permettre d’agir rapidement et de limiter les séquelles voire de sauver une vie.

 

Les premiers signes peuvent passer inaperçus car ils sont souvent mis sur le compte de la fatigue. Ainsi un bafouillage, une perte des mots pendant quelques secondes durant une conversation ou bien une difficulté passagère et inhabituelle à la marche ou la sensation de "mollesse" dans les bras faisant échapper les objets doivent vous faire réagir. Ces troubles disparaissant rapidement sont négligés alors qu’ils devraient être un signal d’alerte qu’il faut prendre rapidement au sérieux.

Ces symptômes ne doivent pas être laissés de côté car il s’agit parfois d’une mini attaque transitoire qui peut durer plusieurs minutes et disparaître comme elle est venue. Dans 20 à 40% des cas, elle précède de quelques heures l’attaque cérébrale, qui, elle n’est pas spontanément réversible. Si les signes précurseurs sont reconnus immédiatement et que le sujet ou un proche contacte un médecin ou le SAMU (15) les examens nécessaires seront faits sans délai et éviter un certain nombre d’accidents vasculaires plus graves.

Ces attaques cérébrales sont d’une grande gravité puisque sur 130 000 cas annuels en France, un quart des patients décède, un quart guérit et les autres gardent des séquelles.

Les signes qui doivent vous alerter`

impérativement sont :

• Une diminution de la force d’un bras, d’une jambe ou de tout un côté du corps.

• Une perte de la sensibilité d’un bras, d’une jambe, de la face (engourdissement) ou de tout un côté du corps.

• Une incapacité soudaine à trouver ses mots ou à les prononcer. A ne pas confondre avec les difficultés des personnes âgées qui cherchent leurs mots de façon chronique.

• Un trouble soudain de l’équilibre et de la marche pouvant entraîner une chute.

• Une perte subite de la vision d’un œil.

Si vous reconnaissez l’un de ces signes chez une personne de votre entourage, appelez un médecin ou mieux faites le 15.

Décrivez les symptômes à votre interlocuteur et précisez à quelle heure ils ont commencé. L’équipe médicale n’a alors environ que trois heures pour procéder au traitement le plus efficace actuellement : la thrombolyse.

Il s’agit d’injecter, en intraveineuse un produit destiné à dissoudre le caillot qui a bouché l’artère. Ce traitement obéit à des règles strictes : administré uniquement dans les unités neuro-vasculaires de certains hôpitaux. Il s’effectue dans un délai de trois heures, car au-delà il existe un risque d’hémorragie cérébral.

Un tel traitement augmente de 30% le nombre de malades récupérant sans séquelles.

Il existe des unités spécialisés dans de nombreux hôpitaux à Paris (Bichat, Lariboisière, Henri- Mondor, la Salpetrière, Tenon et Sainte-Anne) et en Province (Bourg en Bresse, Besançon, Bordeaux, Dijon, Grenoble, Lille, Lyon, Montpellier, Nancy, Rouen, Toulouse Purpan et Rangueil).

Vous l’avez compris dans le cas d’attaque cérébrale la rapidité est primordiale d’où la nécessité de bien connaître les signes.

Une des causes principales de l’AVC est l’hypertension quand elle n’est pas traitée ou mal stabilisée.

Parlez-en à votre médecin traitant et à tout âge faites contrôlez de temps à autre votre tension artérielle ce simple geste peut parfois éviter de gros soucis!

 

Isabelle Ribeiro

 

 

Mai 05

Avons-nous réellement besoin des omega3

 

Aujourd’hui on en parle comme d’ingrédients miracles, capables de nous protéger de nombreuses maladies.

Que sont au juste les Oméga 3, quelles sont leurs vertus et où les trouver pour en profiter?

Désormais les vedettes de nos assiettes s’appellent les Oméga 3, présents en abondance dans l’huile de colza et certains poissons. Mais que sont-ils exactement? Ils appartiennent à la grande famille des lipides particulièrement des acides gras poly insaturés qui constituent les membranes de nos cellules, et dont dépend le bon fonctionnement de notre organisme.

Comme les Oméga 6 que l’on trouve dans beaucoup d’huiles et dans les viandes, ils sont dits "essentiels", car notre organisme ne peut les synthétiser. Ils doivent donc être apportés par l’alimentation. Plus précisément c’est leur chef de file, le fameux acide alpha linolénique (ALA) que notre corps ne peut fabriquer. C’est donc sur lui qu’il faut miser, car à partir de celui-ci nous pouvons fabriquer deux dérivés de la famille, l’acide cicosapantaénoïque (EPA) et docosahexa-énoïque (DHA), nécessaires aux cellules, et que l’on trouve en large proportion dans les poissons gras. Oméga 3 et Oméga 6 jouent un rôle opposé et complémentaire dans les processus de l’inflammation, la coagulation et la vasodilatation, l’essentiel est de trouver l’équilibre. Or notre alimentation nous apporte trop d’Oméga 6 et pas assez d’Oméga 3.

Le rapport aujourd’hui est de 17 pour 1 alors qu’il devrait être de 5 pour 1. 1/4 seulement de nos besoins en Oméga 3 seraient couverts. Pourtant une alimentation équilibrée suffirait à couvrir nos besoins. Au vu des résultats des études, les Oméga 3 semblent pouvoir prévenir les maladies cardio-vasculaires. Les scientifiques avaient remarqué que les Esquimaux et les Japonais, grands consommateurs de poissons, étaient peu sujets aux infarctus.

En plus de diminuer les risques d’athérosclérose, grâce à leurs vertus fluidifiantes, ces acides gras augmentent le taux de bon cholestérol aux dépens du mauvais. Enfin en agissant sur l’excitabilité des cellules, ils limitent les troubles du rythme cardiaque.

Plusieurs études portant sur les bienfaits du célèbre régime crétois, riche en acide alpha linolénique, ont montré qu’une alimentation riche en Oméga 3 divisait par deux le risque de maladie cardio-vasculaire et permettait de réduire de 75% celui d’infarctus chez les personnes cardiaques.

Autre atout leurs effets anti-cancer, qui pourraient s’expliquer par leur influence sur le système immunitaire.

Les Oméga 3 jouent un rôle essentiel pour le cerveau. S’ils participent au développement cérébral du fœtus, puis du nourrisson.

Ils interviennent ensuite notamment dans la résistance au stress et à l’anxiété.

Des études menées au Japon et aux Etats-unis ont montré que les personnes qui manquaient d’Oméga 3 souffraient plus souvent de trouble de l’humeur et qu’une augmentation de leur consommation diminuait de 50% le risque de récidive de dépression. Ces acides gras semblent intervenir dans le processus de l’apprentissage et de la mémoire. Les seniors dont l’alimentation en est riche gardent de meilleures performances intellectuelles. D’où un effet possible mais encore à démontrer contre la maladie d’Alzheimer. Pour augmenter votre consommation d’Oméga 3, profitez des meilleures sources naturelles. L’huile de colza est la plus équilibrée en acides gras. Utilisez-la, à raison de 2 à 3 cuillérées par jour, pour les assaisonnements et même la cuisson.

Elle contient 10% d’Oméga 3 mais aussi 58% d’acides gras mono-insaturés, réducteur du taux du mauvais cholestérol.

Les noix et l’huile de noix contiennent 12% d’oméga 3 mais cette dernière est fragile et instable à la cuisson. La mâche contient très peu de graisse (0,4%) mais est pourtant très riche en acide alpha-linolénique (240mg pour 100g). Le chou vert (335mg pour 100g), le pissenlit (279mg pour 100g) et le cresson (290 mg pour 100g) sont des sources d’acides gras essentiels peu caloriques et précieuses.

La graine de lin détient le record avec 25g d’oméga 3 aux 100g. Certes nous ne la con-sommons pas telle quelle, mais lorsqu’elle est utilisée pour nourrir les animaux, elle permet d’optimiser considérablement l’apport en Oméga 3 des viandes de poulet, de porc et des œufs ou encore des produits laitiers.

Les poissons gras (saumon, truite, thon, hareng, maquereau, sardine…) contiennent plus d’EPA et de DHA que d’acides alpha-linolénique. Ne misez donc pas tout sur eux, mais consommez-en une fois par semaine.

Les compléments sont inutiles si votre alimentation est riche en Oméga 3 et pourraient même avoir un effet nocif.

Carburant indispensable au bon fonctionnement de notre corps les Oméga 3 n’ont donc pas fini de nous étonner !!!

 

Isabelle Ribeiro

 

 

Avril 05

Les maladies nosocomiales

 

Il y a encore une dizaine d’année ce terme était quasi inconnu. Aujourd’hui tout le monde en a entendu parler. Chaque année près de 800 000 personnes contractent une infection à l’hôpital.

Si elles ne sont pas toujours graves, ces maladies nosocomiales représentent un risque que l’équipe médicale combat au quotidien.

Voyons ensemble quelles sont les personnes les plus touchés, les risques réels et les mesures entreprises pour les éviter.

Les personnes qui subissent de nombreux gestes dits “invasifs” parce qu’ils entraînent une “effraction” cutanée sont particulièrement à risque.

En effet la peau est une excellente barrière contre les microbes. Une incision chirurgicale, l’introduction d’un cathéter (pour une perfusion), la pose d’une sonde urinaire ou la mise en place d’une ventilation artificielle entre autre sont autant d’exemples de soins à risque. Les services de chirurgie et de réanimation se trouve donc en première ligne. Certains malades sont aussi plus fragiles que d’autres. Une personne diabétique ou immunodéprimée en raison d’un cancer par exemple sera plus sensible à ce type d’infection.

Depuis une vingtaine d’année le nombre de maladies nosocomiales s’élève parallèlement aux progrès de la médecine. Aujourd’hui on ose opérer des personnes très âgées ou très malades, ce que l’on refusait auparavant par manque de savoir-faire. Peut-être payons-nous ces avancées techniques par davantage d’infections.

Les soignants se sont largement mobilisés, ces dernières années, pour diminuer les risques. Cela commence à porter ses fruits dans certains domaines. Mais il est évident qu’il reste des progrès à accomplir. On estime que plus de 6% des malades hospitalisés contracte une telle infection.  Les infections nosocomiales survenant entre quarante-huit et soixante-douze heures après l’admission sont signalées au service d’hygiène de l’hôpital. Lorsqu’elles présentent des caractères inhabituels, elles doivent aussi être signalées aux autorités sanitaires départementales.

Ce dispositif d’alerte permet de repérer, éventuellement des cas similaires à différents endroits du territoire et de remonter une filière de contamination. On peut ainsi prendre des mesures rapides, afin de la stopper.

Il existe également un système de surveillance coordonné au niveau national.

Pour lutter contre ce fléau de nombreux moyens ont été développés. Ainsi le matériel à usage unique s’est généralisé dans tous les domaines où cela est possible. Par ailleurs la stérilisation et la décontamination des instruments chirurgicaux ou de diagnostic (endoscopes) font l’objet de procédures très précises. Des actions de sensibilisation sont menées auprès des soignants, afin qu’ils ne véhiculent pas les microbes d’un malade à l’autre et ce à tous niveaux (médecins, infirmières, aide-soignants, kiné…).

On leur conseille de se laver les mains avec une solution hydro-alcoolique, qu’ils gardent sur eux après chaque soin et entre chaque patient. Cela évite de se passer les mains à l’eau quarante fois par jour (source d’irritations et donc d’infections!). Sans compter que les points d’eau n’existent pas partout et qu’un lavage des mains est rarement effectué dans les règles de l’art. Ce dernier devant durer 3 minutes!!!

L’efficacité de ces mesures dépend des équipes et des moyens financiers qui sont mis en œuvre. Après une campagne de sensibilisation, le nombre de cas baisse.

Dans les hôpitaux de l’Assistance Publique, à Paris, une diminution de 25% en 10 ans des infections à staphylocoques dorés, multirésistants aux antibiotiques a été obtenu. Un meilleur contrôle de l’environnement a fait passer les cas de légionellose de vingt huit à huit par an. Les infections au niveau du site opératoire ont baissé aussi.

Dans l’évaluation de chaque hôpital la lutte contre les infections nosocomiales et le nombre de cas recensés par an est pris en compte.

Mais il reste encore beaucoup à faire, comme dans un marathon les derniers kilomètres seront les plus durs.

Les mentalités doivent également changés. Celles des soignants mais aussi celle des patients. L’antibiothérapie n’est plus systématique car elle entraîne une sélection de germes de plus en plus résistants plus difficile à combattre.

Le risque zéro n’existe dans aucun domaine mais il est de plus en plus faible. Faites confiance à l’équipe médicale ce sont avant tout des professionnels responsables.

 

Isabelle Ribeiro

 

 

Mars 05

Medicaments et aliments : les mariages à éviter!!!

 

Prendre plusieurs médicaments en même temps peut provoquer des mauvaises surprises mais mélanger ces médicaments avec certains aliments peuvent en provoquer tout autant.

Voyons ensemble les combinaisons à éviter.

 

Le cheminement d’un médicament dans notre organisme est parfois semé d’embûches. Il peut ainsi rencontrer des situations imprévues, capables de réduire ou d’augmenter son action, ce qui est susceptible d’entraîner des effets toxiques. Le respect de quelques précautions permet d’éviter bien des complications.

• Anticoagulant et chou : Les personnes qui suivent un traitement anticoagulant avec un produit de la famille des antivitamines K (Préviscan, Sintrom…) doivent se méfier des aliments qui contiennent de la vitamine K. Celle ci s’oppose en effet à l’action du médicament prescrit pour empêcher une coagulation trop facile du sang, facteur d’accident cardiaque. Pendant toute la durée de votre traitement, évitez de mettre trop souvent à votre menu des aliments riches en vitamine K comme les abats, les épinards ou les avocats et éviter soigneusement le chou qui en contient le plus.

• Antidépresseurs et fromages : Si vous prenez un antidépresseur de la famille des IMAO (inhibiteurs de la mono-amine oxydase) attention à votre consommation de fromage. Ce médicament empêche la dégradation de la tyramine, un acide aminé dont l’accumulation dans l’organisme provoque des effets indésirables : crise d’hypertension artérielle, sueurs, palpitations, nécessitant la consultation d’un médecin. On appelle ces réactions “l’effet fromage” car elles surviennent quand le patient consomme du gruyère, du cantal ou du bleu riches en tyramine. Attention aux excès de bananes pour les mêmes raisons.

• Lait et antibiotiques : Prenez vos antibiotiques avec de l’eau et non pas avec du lait car le calcium interagit avec les antibiotiques de la famille des tétracyclines qui traitent notamment les abcès dentaires et l’acné sévère. Il empêche la solubilisation du principe actif au niveau de l’estomac, une étape nécessaire pour que la molécule active entre dans la circulation sanguine  et atteigne l’organe “malade”. Aussi prenez votre traitement une heure avant votre bol de lait du matin.

• Menthe et homéopathie : Les homéopathes sont partagés sur la nécessité d’interdire ou pas l’usage de la menthe lors d’un traitement. En effet le médicament homéopathique pénètre dans l’organisme par l’intermédiaire des vaisseaux sanguins situés sous la langue. Or la menthe a un effet vasoconstricteur. Elle est capable de diminuer légèrement le diamètre des vaisseaux, ce qui peut ralentir le passage du médicament, sans toutefois annuler son action. Aussi par principe de précaution, de nombreux homéopathes recommandent d’attendre quelques heures après la prise des granules pour vous brosser les dents avec un dentifrice mentholé ou pour déguster un thé à la menthe.

• Tranquillisants et pamplemousse : Le jus de pamplemousse interfère avec certains médicaments pour le cœur (inhibiteurs calciques), la terfénadine (traitement anti-allergique) ou les benzodiazépines (anxyolitiques). Ce jus de fruit ralentit l’action d’une enzyme, provoquant une augmentation de l’absorption du remède au niveau de l’intestin et un ralentissement de sa destruction par le foie. Dans ce cas l’efficacité du médicament est augmentée. Dans certains cas elle peut être équivalente à la prise de plusieurs comprimés et intensifier les effets indésirables. Il est donc recommander de respecter un intervalle de deux heures entre la prise du médicament et le jus de fruit.

• Millepertuis et immunosuppresseurs : le millepertuis est une plante reconnue pour ses propriétés antidépressive. Mais elle accroît fortement la dégradation par les enzymes hépatiques de certains médicaments, ce qui réduit leur efficacité. Sont concernés les antirétroviraux (pour le SIDA), les immunosuppresseurs ou la pilule. Vous devez informer votre médecin si vous êtes consommateur de millepertuis. Même chose si vous fumez, les produits de combustion cancérigènes retrouvées dans la cigarette diminuent l’action des immunosuppresseurs, dont il faudra alors augmenter les doses.

• L’alcool : Déconseillé avec tous médicaments. L’absorption d’éthanol (molécule de l’alcool) majore les effets calmants de la plupart des anxiolytiques, des antidépresseurs ou des neuroleptiques. Un antibiotique le métronidazole (Flagyl) est à l’origine de nausées et de maux de tête lorsqu'il est combiné à l’alcool. Idem avec le Kétoconazole prescrit pour traiter les infections fongiques (“Champignons”).

• Le café : La caféine augmente les effets secondaires digestifs et cardiaques de la théophylline, un broncho-dilatateur utilisé pour traiter l’asthme. Elle peut également diminuer l’action de certains sédatifs et calmants, comme les benzodiazépines et au contraire augmenter l’action des diurétiques. A boire avec modération donc! Quant au thé il diminue l’absorption intestinale du fer. A éviter si vous êtes traitée pour une carence en fer.

• Stérilet et anti-inflammatoire : Des grossesses ont été observées chez des femmes porteuses d’un stérilet et ayant pris des anti-inflammatoires non stéroïdiens(AINS). Ce dispositif intra utérin agit en provoquant une inflammation locale de l’utérus empêchant ainsi l’implantation de l’œuf. L’hypothèse d’une interaction a été posée mais non démontrée dans le doute préférez le paracétamol pour vos douleurs.

Lors d’un nouveau traitement n’hésitez pas à interroger votre médecin ou votre pharmacien afin d’éviter tout incident et si vous suivez déjà un traitement évitez l’automédication qui peut se révéler catastrophique dans certains cas.

 

Isabelle Ribeiro

 

Février 05

Mangeons des pommes

 

Selon un proverbe anglais “une pomme par jour éloigne le médecin” on pourrait même y ajouter “et avec deux c’est encore mieux”!!

Fruit le plus consommé au monde avec la banane, la pomme fait l’unanimité autour d’elle. Il est vrai qu’elle possède de nombreux atouts.

La pomme fruit magique pour la santé est pourtant méconnue, profitons de l’hiver pour redécouvrir ses bienfaits et ses saveurs.

La pomme apporte en moyenne 54 calories pour 100g soit environ 85 calories pour un fruit de taille moyenne, ce qui reste tout à fait raisonnable, surtout quand on sait qu’elle est source de “bonne” énergie. Elle la dispense sous forme de glucides lentement assimilés par l’organisme. De plus la pomme est un excellent frein aux fringales. On attribue cette propriété très appréciée à sa richesse en fibres insolubles, comme la cellulose ou la lignine qui stimulent et accélèrent le transit intestinal, et solubles telle la pectine typique de la pomme et précieuse dans le cadre d’un régime amincissant. La pectine forme en contact avec l’eau, un gel épais dans l’estomac qui va “mimer” la sensation de rassasiement avant d’être évacué naturellement. En outre ces fibres ont une autre particularité en emprisonnant les sucres de la pomme et ainsi ralentir leur pénétration dans le flux sanguin. Ce ralentissement permet d’éviter les pics de sécrétion d’insuline et diminue ainsi les envies compulsives de grignotage sucré en dehors des repas. Cet effet de la pectine explique pourquoi la pomme est conseillée aux diabétiques.

De nombreuses vitamines sont présentes dans la pomme : vitamines du groupe B, vitamine E, provitamine A et surtout la précieuse vitamine C qui a tendance à se concentrer dans la peau. En effet la peau contient 4 à 6 fois plus de vitamines C que la chair. La richesse en vitamine C dépend aussi de la variété. Les Reinettes et les Boskoop, par exemple apportent 4 fois plus de vitamines C que les golden ou les pommes rouges. Bien entendu, plus la pomme est fraîchement cueillie, plus elle est riche en vitamine C, même si les procédés de conservation moderne (atmosphère neutre et température contrôlée) ne leur en font perdre que 15% après plusieurs semaines. La cuisson également lui en fait perdre entre 20 et 30%. Mais la douceur des fibres cuites pour les intestins irrités méritent qu’on accepte de perdre, de temps en temps, un peu de cette précieuse vitamine.

La pomme est constituée d’environ 85% d’eau contenant, sous forme dissoute, de nombreux minéraux et oligo-éléments, le potassium étant le mieux représenté (145mg au 100g). Cette richesse en potassium, associée à une très faible teneur en sodium fait de la pomme un diurétique naturel et une excellente alliée pour tous ceux qui ont des problèmes d’hypertension. Phosphore, calcium et magnésium sont représentés en petite quantité, ainsi que de nombreux oligo-éléments essentiels à la santé (zinc, manganèse, cuivre, fluor, sélénium…).

Outre leurs propriétés rassasiantes et régulatrices du taux de glycémie, les fibres de la pomme sont en en partie responsables de ses vertus hypocholestérolémiantes scientifiquement prouvées. La consommation régulière de pommes crues (2 à 3 fois par jour) a montré son efficacité dans ce domaine. “Pèle la poire à ton ami, la pomme à ton ennemi” : c’est croquée à pleines dents, sans être épluchée, que la pomme donne le meilleur d’elle-même … Le proverbe a encore raison, la peau concentre la vitamine C, les effets hypocholestérolémiants sont plus prononcés quand la pomme est dégustée avec la peau. Toutes ses constatations s’expliquent car non seulement la peau est riche en vitamine C et en fibres, mais elle abrite une autre sorte de substances : les polyphénols. Ces molécules se retrouvent dans la chair mais en quantité moindre. Pourtant pas question de croquer dans n’importe quelle pomme. Car si la peau renferme des substances bénéfiques, elle se trouve en première ligne face aux pesticides et autres engrais. Les flavonoïdes et autres polyphénols de la pomme possèdent des propriétés antioxydantes. Ils neutralisent, en partie les radicaux libres, très agressifs pour les cellules, qui se forment en permanence dans l’organisme ou en réponse aux agressions de l’environnement (pollution, tabagisme, infections microbiennes…). Ils le protègent ainsi des maladies qui en découlent : cancers, maladies cardio-vasculaires…. Ajoutés à la vitamine C, ils réduisent de manière significative la croissance de certaines cellules cancéreuses (du foie et du colon en particulier). Par ailleurs il existerait un lien entre capacité respiratoire et consommation de pommes. Il a été montré en laboratoire que le potentiel antioxydant des pommes étaient très largement supérieur à ceux des vitamines C ou E. Les effets “santé” de leurs polyphénols dépendent non seulement des quantités ingérées, mais aussi de leur bio disponibilité (c’est à dire de leur devenir dans l’organisme) très variable selon leur nature et encore mal connue. Cependant même si la pomme n’est pas un fruit “miracle”, elle mérite largement qu’on la croque deux ou trois fois par jour et que l’on redécouvre ses nombreuses et  délicieuses variétés.

 

Isabelle Ribeiro

 

 

Décembre 04

Le chocolat : faites-vous plaisir!!!

 

Chocolat : mot magique dans ces périodes de fête, s’il évoque tant de doux et délicieux souvenirs, nombreux sont ceux qui hésitent à y succomber.

Le chocolat est un aliment très apprécié en France puisque nous sommes 60% à en consommer une fois par semaine et 20% une fois par jour, avec une consommation moyenne de 7kg de chocolat par an et par personne. Dans le monde, plus d’un million de tonnes de chocolat sont consommées chaque année, ce qui fait du chocolat une gourmandise universelle.

Initialement cultivé en Amérique pré-colombienne, le cacao était utilisé par les médecins aztèques comme une plante médicinale et il était la boisson sacrée des dieux Mayas. En Europe, le chocolat fut d’abord un met réservé aux rois et aux reines et il était déjà considéré au 18ème siècle comme un aliment stimulant, digestif et aphrodisiaque. Il était même prescrit comme remède contre la phtisie, le rhume, la diarrhée ou le choléra…

Le chocolat contient 60% de glucides, 30% de lipides, 5% de protéines et de nombreux minéraux (potassium, magnésium, phosphore, calcium, fer).

Il est très énergétique (500cal/100g) en raison de sa richesse en sucres (57%) et en graisses. Il se digère très bien mais doit être consommé avec modération chez les personnes qui assimilent mal les graisses. Il apporte 60% d’acides gras saturés, mais il est aussi riche en phytostérols qui favorisent l’augmentation du bon cholestérol et la diminution des triglycérides. En comparaison au beurre laitier, le beurre de cacao n’a pas d’effet néfaste sur le taux de cholestérol si le chocolat est consommé en quantité raisonnable.

Il contient des vitamines et des polyphénols, substances qui font actuellement l’objet de nombreux travaux visant à démontrer leurs effets protecteurs cardio-vasculaires (dimi-

nution du “mauvais” cholestérol et du risque de formation de caillots sanguins).

Il renferme des antioxydants capables de s’opposer au vieillissement des cellules, notamment le cuivre et l’épicatéchine (un tanin également présent dans le thé), substance qui pourrait réduire les risques de cancer. Il est également riche en substances toniques et stimulantes avec notamment la théobromine, 250mg/100g (substance dangereuse pour les chiens), la caféine, 70mg/100g, des cannabinoïdes et de la phénylethylamine. La théobromine exerce une action stimulante sur le système nerveux, et de la sérotonine, un médiateur chimique employé en pharmacologie comme antidépresseur.

Contrairement aux idées reçues, le chocolat n’entraîne ni boutons ni constipation, ni mal au foie, en ce qui concerne la migraine

la phényléthylamine pourrait jouer un rôle favorisant, mais à condition de consommer plusieurs tablettes par jour. Les véritables allergies au chocolat seraient rares.

Le chocolat noir n’est pas moins calorique que le chocolat au lait mais il contient moins de sucre. Ils sont diffèrent par leurs qualités nutritionnelles. Le chocolat noir est riche en cuivre, 100g suffisent à couvrir 22% des apports journaliers recommandés. Il contient aussi du magnésium (112mg par tablette) et du fer. Le chocolat au lait renferme 4 fois plus de calcium et du phosphore. Quant au chocolat blanc c’est plutôt une friandise, bien qu’il apporte du calcium.

En principe le chocolat se compose de sucre, de cacao (au moins 35%), de beurre de cacao et d’arômes (vanille), plus du lait dans sa version lactée. Or une directive européenne récente autorise les fabricants à introduire, en plus du beurre de cacao, d’autres matières grasses végétales, à raison de 5% maximum du poids total. Il peut s’agir d’huiles de palme, de karité, de noyau de mangue nettement moins coûteuses. Ce “nouveau” chocolat a moins de goût et d’arôme que la version “classique”. Moins riche en cacao, il contient aussi de moindres quantités de magnésium et d’autres oligo-éléments.

 

Alors que de bonnes raisons pour profiter des fêtes de fin d’année pour redécouvrir cette merveille qu’est le chocolat. Alors profitez-en, nous n’avons pas toujours l’occasion de nous faire du bien en se faisant plaisir…!!!!

 

Isabelle Ribeiro

 

 

Novembre 04

Les aigreurs d’estomac

 

“J ’ai des aigreurs”, “ça brûle”, “j’ai des renvois d’acide”. Les maux d’estomac sont fréquents mais passagers et bénins pour la plupart. Il s’accompagnent de douleurs plus ou moins pénibles.

Les aigreurs d’estomac sont souvent liées au stress, à une mauvaise hygiène de vie, à l’abus d’excitants ou encore à la consommation de certains médicaments. Pour assurer une bonne digestion, votre estomac réclame quelques ménagements et si vous l’agressez sans arrêt, vous risquez de mettre en danger la muqueuse qui le tapisse. Les atteintes peuvent aller de la simple inflammation (gastrite) à l’ulcération voire la perforation. Si vos maux persistent ou récidivent, ils peuvent révéler une maladie plus grave, n’attendez pas pour consulter votre médecin.

La digestion commence dans la bouche : les aliments y sont broyés, mastiqués, soumis à l’action de la salive. Ils sont ensuite avalés, passent dans l’œsophage qui débouche dans l’estomac. Un “clapet” assure la fermeture entre les deux organes et empêche la remontée du bol gastrique vers la partie basse de l’œsophage (reflux gastro-oesophagien). Il touche environ 30 à 45% de la population.

A l’autre extrémité, la jonction est établie avec le duodénum au niveau du pylore. L’estomac a pour fonction la pré digestion des aliments, il assure leur brassage et secrète quantité d’enzymes (dont la pepsine, impliquée dans la digestion des protéines) et d’acide chlorhydrique qui composent le suc gastrique. Une fois bien mélangés, prédigérés, transformés en un liquide épais les aliments sont dirigés vers le duodénum.

La protection de la muqueuse gastrique est assurée par le mucus qui adhère à cette muqueuse et s’oppose à la diffusion des ions acides et aussi par la secrétion de bicarbonates qui neutralisent l’acidité. Les aigreurs ou brûlures qui signent la gastrite surviennent lorsqu’il se produit un déséquilibre entre les systèmes de protection et les facteurs d’agression. Un cran au-dessus, l’ulcère gastrique ou duodénal correspond à une perte de muqueuse gastro-duodénale.

Les ennuis commencent une fois que le bol alimentaire a quitté l’estomac, le liquide acide restant n’a plus de substrat à traiter et s’il est en excès il devient agressif pour les muqueuses. C’est d’ailleurs à distance des repas (1 à 3 heures après) que les douleurs se manifestent, elles peuvent même réveiller la nuit. Elles se présentent sous forme de crampes ou de brûlures et peuvent être calmées par les aliments ou par un antiacide.

Au banc des accusés les excitants (café, épices), les alcools forts, le tabac.. (la nicotine augmente le risque de survenue d’ulcère et en ralentit la cicatrisation).

N’abusez pas de l’automédication qui calme la douleur mais peut masquer une complication.

Redoublez de prudence si vous prenez souvent des anti-inflammatoires non stéroïdiens ils affaiblissent les défenses de la muqueuse et peuvent provoquer une irritation voire une ulcération de la paroi gastrique.

La majorité des aigreurs sont soulagée par des mesures d’hygiène de vie.

Evitez de jeûner sous prétexte que vous avez du mal à digérer, l’alimentation exerce un effet tampon sur l’acidité gastrique, il vaut mieux au contraire fractionner les repas (4 ou 5 fois par jour).

Adoptez  une alimentation variée et équilibrée en évitant les plats en sauce, les fritures, les fromages fermentés et les graisses. Elles retardent la vidange gastrique et prolonge le séjour des aliments dans l’estomac provoquant une sensation de lourdeur (le fameux poids sur l’estomac!).

Limitez la consommation d’excitant qui augmentent l’acidité de l’estomac : café, alcool, épices, chocolat, condiments, tabac.

Essayez de manger au calme et prenez le temps de mastiquer. Une bonne mastication conditionne en partie le bon déroulement de la digestion, elle laisse à la salive le temps d’agir.

Pratiquez régulièrement une activité sportive.

Evitez le port de vêtements trop serrés qui exercent une pression abdominale. Ne vous coucher pas immédiatement après dîner. Si toutes ces mesures ne suffisent pas consulter votre médecin qui pratiquera une fibroscopie afin de voir quelles sont les lésions réelles et adaptera le traitement efficacement.

Ne laissez pas quelques maux d’estomac vous gâcher la vie et vous rendre grincheux agissez!!!!!

 

Isabelle Ribeiro

 

 

Octobre 04

Nos “ados” sont fatigués!!!!

 

La rentrée n’est pourtant pas si éloignée mais le matin, ils sont “hébétés”, le soir, ils sont “vidés” et dans la journée, ils sont “nases”, “éreintés”….

Ce manque d’entrain que nombre de parents mettent sur le compte des grands bouleversements de l’adolescence est parfois le signal d’un trouble physique ou psychologique plus profond, à prendre au sérieux…. ou tout simplement une hygiène de vie à revoir.

La fatigue “normale” répond à un stress ou à un effort prolongé, elle se dissipe plus ou moins rapidement au repos. L’asthénie correspond à un état chronique dont l’installation est progressive et qui peut durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Elle n’est pas liée à un effort particulier et ne disparaît pas au repos. On distingue l’asthénie physique la sensation de fatigue apparaît au cours de la journée et atteint son maximum le soir et la psychasthénie ou fatigue psychique dans laquelle morosité, idées noires, mal-être… sont parfois les prémices d’une véritable dépression. On le sait bien le passage de l’enfance à l’âge adulte est en dehors de tout contexte pathologique, générateur de fatigue : aux rapides transformations physiques (plus 25 à 30cm en taille, plus 20 à 25kg en poids, apparition des caractères sexuels secondaires, modifications du corps…) s’ajoutent les bouleversements hormonaux, la maturation psychique, sans oublier le travail à fournir pour mener à bien la scolarité. De quoi induire une fatigue bien naturelle qu’il ne faut pas confondre avec la fatigue liée à des causes médicales.

Au cours de ce passage progressif vers le monde adulte, l’adolescent revendique aussi plus de liberté, plus d’autonomie et affiche une opposition systématique à tout ce qui de près ou de loin s’inscrit dans les normes familiales jusqu’alors respectées.

Ainsi c’est le moment où pour mieux surmonter les épreuves de la puberté, il aurait besoin d’avoir une alimentation équilibrée, de bien dormir, de s’oxygéner… alors que bien souvent il mange n’importe quoi ou suit un régime aberrant, passe ses nuits sur Internet au lieu de dormir et ses dimanches au lit au lieu de prendre l’air!

A 16 ans un jeune a davantage besoin de sommeil qu’à 12 ans, l’organisme produit en effet durant la nuit les nombreuses hormones indispensables à sa transformation en adulte. Se coucher tôt est aussi une bonne habitude car c’est à la fin de l’adolescence que se fixent les rythmes du sommeil. Ce qui conduit les spécialistes à recommander selon les enfants de 9 à 12 heures de sommeil.

On est souvent loin du compte avec les levers au petit matin, les longues journées d’école, le travail à faire chez soi…. Etre disponible et compréhensif ne dispense pas les parents de tenter d’obtenir que l’adolescent respecte les principes de bases d’une bonne hygiène de vie. En faisant intervenir au besoin le médecin de famille ou le pharmacien afin que ces derniers donnent des conseils mieux adaptés et qui lui paraîtront plus sérieux s’ils viennent d’un tiers qu’ils respectent. Limiter les sorties trop tardives, ne pas laisser passer le train du sommeil (paupières lourdes, bâillements…), aérer la chambre, écouter de la musique plus calme le soir… pourront l’aider à se détendre afin de passer une meilleure nuit.

A cette période où le corps enfantin se transforme progressivement en un corps adulte, l’alimentation aussi est primordiale. C’est pourtant l’âge des régimes faméliques ou du hamburger, soda sucré avalé en vitesse. S’il est difficile d’intervenir sur les repas pris à l’extérieur, le petit déjeuner, lui se prend à la maison et vous pouvez en profiter pour rétablir l’équilibre ; jus de fruits, yaourt, fruits, céréales, œufs apporteront une part des nutriments indispensables : vitamine A et C, magnésium, calcium et autres oligo-éléments. Si votre ado rechigne à prendre du temps pour le petit déjeuner pensez au petit coup de pouce des cocktails vitamines oligo-éléments que vous proposera votre médecin ou votre pharmacien. Pour inciter l’ado à passer ses repas en famille, évitez absolument les conflits et les règlements de compte jouez plutôt la détente et la gaieté pendant le repas.

Si la fatigue à l’adolescence est souvent liée à une mauvaise hygiène de vie, elle a parfois une cause médicale qu’il faut identifier. Il s’ennuie, se traîne, perd le goût de tout à des idées noires attention à la dépression.

S’il est fatigué, fiévreux, sans appétit il a peut être contracté la mononucléose infectieuse appelée également “maladie du baiser”.

Le virus se transmet essentiellement par la salive, contagieuse mais bénigne elle peut même passer inaperçue, elle provoque l’apparition de ganglions gonflés au niveau du cou, des aisselles de l’aine. Après une période d’incubation de 2 à 6 semaines, apparaît classiquement une forte angine, rouge ou blanche, associée à de la fièvre, des maux de tête, des courbatures ou des contractures musculaires…

La fatigue très intense est le signe clinique le plus marquant, souvent le plus alarmant. Une simple prise de sang confirmera le diagnostic. Le traitement est avant tout celui des symptômes, la patience étant la meilleure arme.

La fatigue de l’adolescent n’est pas une simple banalité alors prenons là au sérieux car si ce dernier a besoin de prendre sa liberté et son envol il appréciera également qu’on s’occupe de lui……

 

Isabelle Ribeiro

 

 

Septembre 04

S’arreter de fumer: oui mais sans grossir!!!!!

 

La rentrée est souvent synonyme de bonnes résolutions, le plus dure est alors de s’y tenir. Le prix des cigarettes augmentant et devenant de plus en plus prohibitif pourquoi ne pas profiter du retour des vacances pour s’arrêter de fumer?

Oui me direz vous mais vous avez peur de prendre quelques kilos superflus.

La perspective de prendre des kilos sitôt l’arrêt de la cigarette démotive plus d’un fumeur.

Voyons ensemble comment y remédier!

Dans l’entre-deux-guerres, les publicités encourageaient les femmes à fumer plutôt que de craquer sur des sucreries pour éviter de grossir. Aujourd’hui cette crainte n’incite plus à fumer mais empêche bon nombre de fumeurs et surtout de fumeuses à arrêter. Il est vrai que plus de deux tiers des fumeurs prennent des kilos quand ils arrêtent : en moyenne 2,8 kilos pour les hommes et 3,8 kilos pour les femmes. 10% des ex-fumeurs et 14% des ex-fumeuses “gagneraient” même plus de 13 kilos…..

Cette prise de poids s’explique de plusieurs façons, mais la principale est le retour au poids naturel, c’est à dire celui que le fumeur aurait eu s’il n’avait pas fumé. La nicotine augmente en effet artificiellement les dépenses énergétiques de l’organisme. Les grands fumeurs “brûlent” ainsi 200 à 400 calories de plus par jour (de la graisse principalement) surtout s’il continue à se nourrir comme avant et à ne pratiquer aucune activité physique.

L’augmentation de l’insuline provoque aussi des fringales et une attirance pour les aliments sucrés. Et comme l’effet coupe faim de la cigarette disparaît l’appétit augmente, surtout le premier mois.

Autre raison le besoin de s’occuper les mains et de combattre le manque quoi de mieux que de compenser par des bonbons, sucettes, chewing gum ou autres sucreries le tout riche en calories.

Autre cause le stress, la cigarette vient souvent combler un manque ou calmer un stress trop important, à l’arrêt de cette dernière la compensation par des aliments peut se faire ressentir.

Cela dit grossir à l’arrêt du tabac n’est pas une fatalité bien heureusement puisqu’un tiers des fumeurs ne prennent pas de poids. Il est possible de se maintenir ou de limiter la prise de kilos qui seront plus faciles à reperdre un peu plus tard (une chose à la fois pas tous les combats en même temps!).

Mais surtout ne faites pas de régime draconien deux grosses contraintes en même temps et c’est l’échec garanti!!

Mieux vaut être raisonnable et adopter dès le premier jour d’arrêt quelques règles d’alimentation et d’hygiène de vie simple et de bon sens.

Réduisez les graisses, en particulier saturées,  apportées par les charcuteries, les plats en sauce, les fromages, les viandes grasses, les viennoiseries…

Mangez des “bonnes” protéines pour garder vos muscles : viande maigre, poissons, laitages allégés.

Consommez plus de fruits et de légumes que d’habitude.

Buvez davantage pour couper les fringales et éliminer (thé, eaux aromatisées, boissons aux édulcorants….. (attention aux sodas très sucrés et riches en calories).

Eviter le plus possible de grignoter entre les repas ou sinon grignoter intelligent (un fruit, un laitage…).

Faites régulièrement de l’exercice physique. Profitez de votre forme retrouvée grâce à l’arrêt de la cigarette. 1 heure de marche permet de brûler autant de calories que si vous fumiez 20 à 30 cigarettes. En même temps vous contrôlerez les besoins compulsifs de tabac et vous diminuerez le stress, cause principale de la rechute.

Vous pensez ne pas y arriver tout seul et vous redoutez de prendre trop de kilos, n’oubliez pas les consultations anti-tabac (vous trouverez les coordonnées auprès de votre médecin traitant, de l’hôpital le plus proche ou sur Internet : www.tabac-info.net) où l’on vous donnera des conseils pratiques adaptés à votre profil (mode de vie, habitudes alimentaires…). Les substituts nicotiniques (gommes, comprimés, patchs…) disponibles en pharmacie sans ordonnance peuvent aussi vous aider à contrôler la prise de poids.

Ce combat n’est pas à mener seul même très motivé alors faites-vous aider, cela n’a rien de déshonorant bien au contraire le principal est d’atteindre son but. Alors bon courage et bonne chance dans ce combat vous en sortirez forcément mieux, plus fort, plus beaux et plus riches!!!!!

 

Isabelle Ribeiro

 

 

Juillet 04

Piqûres, brûlures, morsures : les bons réflexes!!!!  

Avec les beaux jours, les sorties et les activités de plein air se multiplient. Les brûlures, piqûres et autres blessures aussi.

Mer, air, terre, forêts… partout il y’a des petites bêtes qui mordent ou qui piquent et c’est en été que nous avons le plus de risques de les rencontrer. Comment les éviter et se soigner pour ne pas transformer les vacances en mauvais souvenir!

 

Ça pique, ça mord :

Les oursins : en cas de piqûres retirez tous les piquants avec une pince à épiler afin de ne laisser aucun morceaux puis bien désinfecter. L’idéal pour les éviter est de ne pas m