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Juin
05
L’attaque
cérébrale : attention urgence!
L’accident
vasculaire cérébral (AVC) est souvent précédé de signes
discrets et transitoires. Apprendre à les reconnaître peut
permettre d’agir rapidement et de limiter les séquelles voire
de sauver une vie.
Les
premiers signes peuvent passer inaperçus car ils sont souvent mis
sur le compte de la fatigue. Ainsi un bafouillage, une perte des
mots pendant quelques secondes durant une conversation ou bien une
difficulté passagère et inhabituelle à la marche ou la
sensation de "mollesse" dans les bras faisant échapper
les objets doivent vous faire réagir. Ces troubles disparaissant
rapidement sont négligés alors qu’ils devraient être un
signal d’alerte qu’il faut prendre rapidement au sérieux.
Ces symptômes
ne doivent pas être laissés de côté car il s’agit parfois
d’une mini attaque transitoire qui peut durer plusieurs minutes
et disparaître comme elle est venue. Dans 20 à 40% des cas, elle
précède de quelques heures l’attaque cérébrale, qui, elle
n’est pas spontanément réversible. Si les signes précurseurs
sont reconnus immédiatement et que le sujet ou un proche contacte
un médecin ou le SAMU (15) les examens nécessaires seront faits
sans délai et éviter un certain nombre d’accidents vasculaires
plus graves.
Ces
attaques cérébrales sont d’une grande gravité puisque sur 130
000 cas annuels en France, un quart des patients décède, un
quart guérit et les autres gardent des séquelles.
Les signes
qui doivent vous alerter`
impérativement
sont :
• Une
diminution de la force d’un bras, d’une jambe ou de tout un côté
du corps.
• Une
perte de la sensibilité d’un bras, d’une jambe, de la face
(engourdissement) ou de tout un côté du corps.
• Une
incapacité soudaine à trouver ses mots ou à les prononcer. A ne
pas confondre avec les difficultés des personnes âgées qui
cherchent leurs mots de façon chronique.
• Un
trouble soudain de l’équilibre et de la marche pouvant entraîner
une chute.
• Une
perte subite de la vision d’un œil.
Si vous
reconnaissez l’un de ces signes chez une personne de votre
entourage, appelez un médecin ou mieux faites le 15.
Décrivez
les symptômes à votre interlocuteur et précisez à quelle heure
ils ont commencé. L’équipe médicale n’a alors environ que
trois heures pour procéder au traitement le plus efficace
actuellement : la thrombolyse.
Il
s’agit d’injecter, en intraveineuse un produit destiné à
dissoudre le caillot qui a bouché l’artère. Ce traitement obéit
à des règles strictes : administré uniquement dans les unités
neuro-vasculaires de certains hôpitaux. Il s’effectue dans un délai
de trois heures, car au-delà il existe un risque d’hémorragie
cérébral.
Un tel
traitement augmente de 30% le nombre de malades récupérant sans
séquelles.
Il existe
des unités spécialisés dans de nombreux hôpitaux à Paris
(Bichat, Lariboisière, Henri- Mondor, la Salpetrière, Tenon et
Sainte-Anne) et en Province (Bourg en Bresse, Besançon, Bordeaux,
Dijon, Grenoble, Lille, Lyon, Montpellier, Nancy, Rouen, Toulouse
Purpan et Rangueil).
Vous
l’avez compris dans le cas d’attaque cérébrale la rapidité
est primordiale d’où la nécessité de bien connaître les
signes.
Une des
causes principales de l’AVC est l’hypertension quand elle
n’est pas traitée ou mal stabilisée.
Parlez-en
à votre médecin traitant et à tout âge faites contrôlez de
temps à autre votre tension artérielle ce simple geste peut
parfois éviter de gros soucis!
Isabelle
Ribeiro
Mai
05
Avons-nous
réellement besoin des omega3
Aujourd’hui
on en parle comme d’ingrédients miracles, capables de nous protéger
de nombreuses maladies.
Que sont
au juste les Oméga 3, quelles sont leurs vertus et où les
trouver pour en profiter?
Désormais
les vedettes de nos assiettes s’appellent les Oméga 3, présents
en abondance dans l’huile de colza et certains poissons. Mais
que sont-ils exactement? Ils appartiennent à la grande famille
des lipides particulièrement des acides gras poly insaturés qui
constituent les membranes de nos cellules, et dont dépend le bon
fonctionnement de notre organisme.
Comme les
Oméga 6 que l’on trouve dans beaucoup d’huiles et dans les
viandes, ils sont dits "essentiels", car notre organisme
ne peut les synthétiser. Ils doivent donc être apportés par
l’alimentation. Plus précisément c’est leur chef de file, le
fameux acide alpha linolénique (ALA) que notre corps ne peut
fabriquer. C’est donc sur lui qu’il faut miser, car à partir
de celui-ci nous pouvons fabriquer deux dérivés de la famille,
l’acide cicosapantaénoïque (EPA) et docosahexa-énoïque
(DHA), nécessaires aux cellules, et que l’on trouve en large
proportion dans les poissons gras. Oméga 3 et Oméga 6 jouent un
rôle opposé et complémentaire dans les processus de
l’inflammation, la coagulation et la vasodilatation,
l’essentiel est de trouver l’équilibre. Or notre alimentation
nous apporte trop d’Oméga 6 et pas assez d’Oméga 3.
Le rapport
aujourd’hui est de 17 pour 1 alors qu’il devrait être de 5
pour 1. 1/4 seulement de nos besoins en Oméga 3 seraient
couverts. Pourtant une alimentation équilibrée suffirait à
couvrir nos besoins. Au vu des résultats des études, les Oméga
3 semblent pouvoir prévenir les maladies cardio-vasculaires. Les
scientifiques avaient remarqué que les Esquimaux et les Japonais,
grands consommateurs de poissons, étaient peu sujets aux
infarctus.
En plus de
diminuer les risques d’athérosclérose, grâce à leurs vertus
fluidifiantes, ces acides gras augmentent le taux de bon cholestérol
aux dépens du mauvais. Enfin en agissant sur l’excitabilité
des cellules, ils limitent les troubles du rythme cardiaque.
Plusieurs
études portant sur les bienfaits du célèbre régime crétois,
riche en acide alpha linolénique, ont montré qu’une
alimentation riche en Oméga 3 divisait par deux le risque de
maladie cardio-vasculaire et permettait de réduire de 75% celui
d’infarctus chez les personnes cardiaques.
Autre
atout leurs effets anti-cancer, qui pourraient s’expliquer par
leur influence sur le système immunitaire.
Les Oméga
3 jouent un rôle essentiel pour le cerveau. S’ils participent
au développement cérébral du fœtus, puis du nourrisson.
Ils
interviennent ensuite notamment dans la résistance au stress et
à l’anxiété.
Des études
menées au Japon et aux Etats-unis ont montré que les personnes
qui manquaient d’Oméga 3 souffraient plus souvent de trouble de
l’humeur et qu’une augmentation de leur consommation diminuait
de 50% le risque de récidive de dépression. Ces acides gras
semblent intervenir dans le processus de l’apprentissage et de
la mémoire. Les seniors dont l’alimentation en est riche
gardent de meilleures performances intellectuelles. D’où un
effet possible mais encore à démontrer contre la maladie
d’Alzheimer. Pour augmenter votre consommation d’Oméga 3,
profitez des meilleures sources naturelles. L’huile de colza est
la plus équilibrée en acides gras. Utilisez-la, à raison de 2
à 3 cuillérées par jour, pour les assaisonnements et même la
cuisson.
Elle
contient 10% d’Oméga 3 mais aussi 58% d’acides gras
mono-insaturés, réducteur du taux du mauvais cholestérol.
Les noix
et l’huile de noix contiennent 12% d’oméga 3 mais cette dernière
est fragile et instable à la cuisson. La mâche contient très
peu de graisse (0,4%) mais est pourtant très riche en acide
alpha-linolénique (240mg pour 100g). Le chou vert (335mg pour
100g), le pissenlit (279mg pour 100g) et le cresson (290 mg pour
100g) sont des sources d’acides gras essentiels peu caloriques
et précieuses.
La graine
de lin détient le record avec 25g d’oméga 3 aux 100g. Certes
nous ne la con-sommons pas telle quelle, mais lorsqu’elle est
utilisée pour nourrir les animaux, elle permet d’optimiser
considérablement l’apport en Oméga 3 des viandes de poulet, de
porc et des œufs ou encore des produits laitiers.
Les
poissons gras (saumon, truite, thon, hareng, maquereau,
sardine…) contiennent plus d’EPA et de DHA que d’acides
alpha-linolénique. Ne misez donc pas tout sur eux, mais
consommez-en une fois par semaine.
Les compléments
sont inutiles si votre alimentation est riche en Oméga 3 et
pourraient même avoir un effet nocif.
Carburant
indispensable au bon fonctionnement de notre corps les Oméga 3
n’ont donc pas fini de nous étonner !!!
Isabelle
Ribeiro
Avril
05
Les
maladies nosocomiales
Il y a
encore une dizaine d’année ce terme était quasi inconnu.
Aujourd’hui tout le monde en a entendu parler. Chaque année près
de 800 000 personnes contractent une infection à l’hôpital.
Si elles
ne sont pas toujours graves, ces maladies nosocomiales représentent
un risque que l’équipe médicale combat au quotidien.
Voyons
ensemble quelles sont les personnes les plus touchés, les risques
réels et les mesures entreprises pour les éviter.
Les
personnes qui subissent de nombreux gestes dits “invasifs”
parce qu’ils entraînent une “effraction” cutanée sont
particulièrement à risque.
En effet
la peau est une excellente barrière contre les microbes. Une
incision chirurgicale, l’introduction d’un cathéter (pour une
perfusion), la pose d’une sonde urinaire ou la mise en place
d’une ventilation artificielle entre autre sont autant
d’exemples de soins à risque. Les services de chirurgie et de réanimation
se trouve donc en première ligne. Certains malades sont aussi
plus fragiles que d’autres. Une personne diabétique ou immunodéprimée
en raison d’un cancer par exemple sera plus sensible à ce type
d’infection.
Depuis une
vingtaine d’année le nombre de maladies nosocomiales s’élève
parallèlement aux progrès de la médecine. Aujourd’hui on ose
opérer des personnes très âgées ou très malades, ce que
l’on refusait auparavant par manque de savoir-faire. Peut-être
payons-nous ces avancées techniques par davantage d’infections.
Les
soignants se sont largement mobilisés, ces dernières années,
pour diminuer les risques. Cela commence à porter ses fruits dans
certains domaines. Mais il est évident qu’il reste des progrès
à accomplir. On estime que plus de 6% des malades hospitalisés
contracte une telle infection.
Les infections nosocomiales survenant entre quarante-huit
et soixante-douze heures après l’admission sont signalées au
service d’hygiène de l’hôpital. Lorsqu’elles présentent
des caractères inhabituels, elles doivent aussi être signalées
aux autorités sanitaires départementales.
Ce
dispositif d’alerte permet de repérer, éventuellement des cas
similaires à différents endroits du territoire et de remonter
une filière de contamination. On peut ainsi prendre des mesures
rapides, afin de la stopper.
Il existe
également un système de surveillance coordonné au niveau
national.
Pour
lutter contre ce fléau de nombreux moyens ont été développés.
Ainsi le matériel à usage unique s’est généralisé dans tous
les domaines où cela est possible. Par ailleurs la stérilisation
et la décontamination des instruments chirurgicaux ou de
diagnostic (endoscopes) font l’objet de procédures très précises.
Des actions de sensibilisation sont menées auprès des soignants,
afin qu’ils ne véhiculent pas les microbes d’un malade à
l’autre et ce à tous niveaux (médecins, infirmières,
aide-soignants, kiné…).
On leur
conseille de se laver les mains avec une solution
hydro-alcoolique, qu’ils gardent sur eux après chaque soin et
entre chaque patient. Cela évite de se passer les mains à
l’eau quarante fois par jour (source d’irritations et donc
d’infections!). Sans compter que les points d’eau n’existent
pas partout et qu’un lavage des mains est rarement effectué
dans les règles de l’art. Ce dernier devant durer 3 minutes!!!
L’efficacité
de ces mesures dépend des équipes et des moyens financiers qui
sont mis en œuvre. Après une campagne de sensibilisation, le
nombre de cas baisse.
Dans les hôpitaux
de l’Assistance Publique, à Paris, une diminution de 25% en 10
ans des infections à staphylocoques dorés, multirésistants aux
antibiotiques a été obtenu. Un meilleur contrôle de
l’environnement a fait passer les cas de légionellose de vingt
huit à huit par an. Les infections au niveau du site opératoire
ont baissé aussi.
Dans l’évaluation
de chaque hôpital la lutte contre les infections nosocomiales et
le nombre de cas recensés par an est pris en compte.
Mais il
reste encore beaucoup à faire, comme dans un marathon les
derniers kilomètres seront les plus durs.
Les
mentalités doivent également changés. Celles des soignants mais
aussi celle des patients. L’antibiothérapie n’est plus systématique
car elle entraîne une sélection de germes de plus en plus résistants
plus difficile à combattre.
Le risque
zéro n’existe dans aucun domaine mais il est de plus en plus
faible. Faites confiance à l’équipe médicale ce sont avant
tout des professionnels responsables.
Isabelle
Ribeiro
Mars 05
Medicaments
et aliments : les mariages à éviter!!!
Prendre
plusieurs médicaments en même temps peut provoquer des mauvaises
surprises mais mélanger ces médicaments avec certains aliments
peuvent en provoquer tout autant.
Voyons
ensemble les combinaisons à éviter.
Le
cheminement d’un médicament dans notre organisme est parfois
semé d’embûches. Il peut ainsi rencontrer des situations imprévues,
capables de réduire ou d’augmenter son action, ce qui est
susceptible d’entraîner des effets toxiques. Le respect de
quelques précautions permet d’éviter bien des complications.
•
Anticoagulant et chou : Les personnes qui suivent un traitement
anticoagulant avec un produit de la famille des antivitamines K
(Préviscan, Sintrom…) doivent se méfier des aliments qui
contiennent de la vitamine K. Celle ci s’oppose en effet à
l’action du médicament prescrit pour empêcher une coagulation
trop facile du sang, facteur d’accident cardiaque. Pendant toute
la durée de votre traitement, évitez de mettre trop souvent à
votre menu des aliments riches en vitamine K comme les abats, les
épinards ou les avocats et éviter soigneusement le chou qui en
contient le plus.
• Antidépresseurs
et fromages : Si vous prenez un antidépresseur de la famille des
IMAO (inhibiteurs de la mono-amine oxydase) attention à votre
consommation de fromage. Ce médicament empêche la dégradation
de la tyramine, un acide aminé dont l’accumulation dans
l’organisme provoque des effets indésirables : crise
d’hypertension artérielle, sueurs, palpitations, nécessitant
la consultation d’un médecin. On appelle ces réactions
“l’effet fromage” car elles surviennent quand le patient
consomme du gruyère, du cantal ou du bleu riches en tyramine.
Attention aux excès de bananes pour les mêmes raisons.
• Lait
et antibiotiques : Prenez vos antibiotiques avec de l’eau et non
pas avec du lait car le calcium interagit avec les antibiotiques
de la famille des tétracyclines qui traitent notamment les abcès
dentaires et l’acné sévère. Il empêche la solubilisation du
principe actif au niveau de l’estomac, une étape nécessaire
pour que la molécule active entre dans la circulation sanguine et atteigne l’organe “malade”. Aussi prenez votre
traitement une heure avant votre bol de lait du matin.
• Menthe
et homéopathie : Les homéopathes sont partagés sur la nécessité
d’interdire ou pas l’usage de la menthe lors d’un
traitement. En effet le médicament homéopathique pénètre dans
l’organisme par l’intermédiaire des vaisseaux sanguins situés
sous la langue. Or la menthe a un effet vasoconstricteur. Elle est
capable de diminuer légèrement le diamètre des vaisseaux, ce
qui peut ralentir le passage du médicament, sans toutefois
annuler son action. Aussi par principe de précaution, de nombreux
homéopathes recommandent d’attendre quelques heures après la
prise des granules pour vous brosser les dents avec un dentifrice
mentholé ou pour déguster un thé à la menthe.
•
Tranquillisants et pamplemousse : Le jus de pamplemousse interfère
avec certains médicaments pour le cœur (inhibiteurs calciques),
la terfénadine (traitement anti-allergique) ou les benzodiazépines
(anxyolitiques). Ce jus de fruit ralentit l’action d’une
enzyme, provoquant une augmentation de l’absorption du remède
au niveau de l’intestin et un ralentissement de sa destruction
par le foie. Dans ce cas l’efficacité du médicament est
augmentée. Dans certains cas elle peut être équivalente à la
prise de plusieurs comprimés et intensifier les effets indésirables.
Il est donc recommander de respecter un intervalle de deux heures
entre la prise du médicament et le jus de fruit.
•
Millepertuis et immunosuppresseurs : le millepertuis est une
plante reconnue pour ses propriétés antidépressive. Mais elle
accroît fortement la dégradation par les enzymes hépatiques de
certains médicaments, ce qui réduit leur efficacité. Sont
concernés les antirétroviraux (pour le SIDA), les
immunosuppresseurs ou la pilule. Vous devez informer votre médecin
si vous êtes consommateur de millepertuis. Même chose si vous
fumez, les produits de combustion cancérigènes retrouvées dans
la cigarette diminuent l’action des immunosuppresseurs, dont il
faudra alors augmenter les doses.
•
L’alcool : Déconseillé avec tous médicaments. L’absorption
d’éthanol (molécule de l’alcool) majore les effets calmants
de la plupart des anxiolytiques, des antidépresseurs ou des
neuroleptiques. Un antibiotique le métronidazole (Flagyl) est à
l’origine de nausées et de maux de tête lorsqu'il est combiné
à l’alcool. Idem avec le Kétoconazole prescrit pour traiter
les infections fongiques (“Champignons”).
• Le café
: La caféine augmente les effets secondaires digestifs et
cardiaques de la théophylline, un broncho-dilatateur utilisé
pour traiter l’asthme. Elle peut également diminuer l’action
de certains sédatifs et calmants, comme les benzodiazépines et
au contraire augmenter l’action des diurétiques. A boire avec
modération donc! Quant au thé il diminue l’absorption
intestinale du fer. A éviter si vous êtes traitée pour une
carence en fer.
• Stérilet
et anti-inflammatoire : Des grossesses ont été observées chez
des femmes porteuses d’un stérilet et ayant pris des
anti-inflammatoires non stéroïdiens(AINS). Ce dispositif intra
utérin agit en provoquant une inflammation locale de l’utérus
empêchant ainsi l’implantation de l’œuf. L’hypothèse
d’une interaction a été posée mais non démontrée dans le
doute préférez le paracétamol pour vos douleurs.
Lors
d’un nouveau traitement n’hésitez pas à interroger votre médecin
ou votre pharmacien afin d’éviter tout incident et si vous
suivez déjà un traitement évitez l’automédication qui peut
se révéler catastrophique dans certains cas.
Isabelle
Ribeiro
Février
05
Mangeons
des pommes
Selon un
proverbe anglais “une pomme par jour éloigne le médecin” on
pourrait même y ajouter “et avec deux c’est encore mieux”!!
Fruit le
plus consommé au monde avec la banane, la pomme fait l’unanimité
autour d’elle. Il est vrai qu’elle possède de nombreux
atouts.
La pomme
fruit magique pour la santé est pourtant méconnue, profitons de
l’hiver pour redécouvrir ses bienfaits et ses saveurs.
La pomme
apporte en moyenne 54 calories pour 100g soit environ 85 calories
pour un fruit de taille moyenne, ce qui reste tout à fait
raisonnable, surtout quand on sait qu’elle est source de
“bonne” énergie. Elle la dispense sous forme de glucides
lentement assimilés par l’organisme. De plus la pomme est un
excellent frein aux fringales. On attribue cette propriété très
appréciée à sa richesse en fibres insolubles, comme la
cellulose ou la lignine qui stimulent et accélèrent le transit
intestinal, et solubles telle la pectine typique de la pomme et précieuse
dans le cadre d’un régime amincissant. La pectine forme en
contact avec l’eau, un gel épais dans l’estomac qui va
“mimer” la sensation de rassasiement avant d’être évacué
naturellement. En outre ces fibres ont une autre particularité en
emprisonnant les sucres de la pomme et ainsi ralentir leur pénétration
dans le flux sanguin. Ce ralentissement permet d’éviter les
pics de sécrétion d’insuline et diminue ainsi les envies
compulsives de grignotage sucré en dehors des repas. Cet effet de
la pectine explique pourquoi la pomme est conseillée aux diabétiques.
De
nombreuses vitamines sont présentes dans la pomme : vitamines du
groupe B, vitamine E, provitamine A et surtout la précieuse
vitamine C qui a tendance à se concentrer dans la peau. En effet
la peau contient 4 à 6 fois plus de vitamines C que la chair. La
richesse en vitamine C dépend aussi de la variété. Les
Reinettes et les Boskoop, par exemple apportent 4 fois plus de
vitamines C que les golden ou les pommes rouges. Bien entendu,
plus la pomme est fraîchement cueillie, plus elle est riche en
vitamine C, même si les procédés de conservation moderne
(atmosphère neutre et température contrôlée) ne leur en font
perdre que 15% après plusieurs semaines. La cuisson également
lui en fait perdre entre 20 et 30%. Mais la douceur des fibres
cuites pour les intestins irrités méritent qu’on accepte de
perdre, de temps en temps, un peu de cette précieuse vitamine.
La pomme
est constituée d’environ 85% d’eau contenant, sous forme
dissoute, de nombreux minéraux et oligo-éléments, le potassium
étant le mieux représenté (145mg au 100g). Cette richesse en
potassium, associée à une très faible teneur en sodium fait de
la pomme un diurétique naturel et une excellente alliée pour
tous ceux qui ont des problèmes d’hypertension. Phosphore,
calcium et magnésium sont représentés en petite quantité,
ainsi que de nombreux oligo-éléments essentiels à la santé
(zinc, manganèse, cuivre, fluor, sélénium…).
Outre
leurs propriétés rassasiantes et régulatrices du taux de glycémie,
les fibres de la pomme sont en en partie responsables de ses
vertus hypocholestérolémiantes scientifiquement prouvées. La
consommation régulière de pommes crues (2 à 3 fois par jour) a
montré son efficacité dans ce domaine. “Pèle la poire à ton
ami, la pomme à ton ennemi” : c’est croquée à pleines
dents, sans être épluchée, que la pomme donne le meilleur
d’elle-même … Le proverbe a encore raison, la peau concentre
la vitamine C, les effets hypocholestérolémiants sont plus
prononcés quand la pomme est dégustée avec la peau. Toutes ses
constatations s’expliquent car non seulement la peau est riche
en vitamine C et en fibres, mais elle abrite une autre sorte de
substances : les polyphénols. Ces molécules se retrouvent dans
la chair mais en quantité moindre. Pourtant pas question de
croquer dans n’importe quelle pomme. Car si la peau renferme des
substances bénéfiques, elle se trouve en première ligne face
aux pesticides et autres engrais. Les flavonoïdes et autres
polyphénols de la pomme possèdent des propriétés
antioxydantes. Ils neutralisent, en partie les radicaux libres, très
agressifs pour les cellules, qui se forment en permanence dans
l’organisme ou en réponse aux agressions de l’environnement
(pollution, tabagisme, infections microbiennes…). Ils le protègent
ainsi des maladies qui en découlent : cancers, maladies
cardio-vasculaires…. Ajoutés à la vitamine C, ils réduisent
de manière significative la croissance de certaines cellules cancéreuses
(du foie et du colon en particulier). Par ailleurs il existerait
un lien entre capacité respiratoire et consommation de pommes. Il
a été montré en laboratoire que le potentiel antioxydant des
pommes étaient très largement supérieur à ceux des vitamines C
ou E. Les effets “santé” de leurs polyphénols dépendent non
seulement des quantités ingérées, mais aussi de leur bio
disponibilité (c’est à dire de leur devenir dans
l’organisme) très variable selon leur nature et encore mal
connue. Cependant même si la pomme n’est pas un fruit
“miracle”, elle mérite largement qu’on la croque deux ou
trois fois par jour et que l’on redécouvre ses nombreuses et
délicieuses variétés.
Isabelle Ribeiro
Décembre
04
Le
chocolat : faites-vous plaisir!!!
Chocolat :
mot magique dans ces périodes de fête, s’il évoque tant de
doux et délicieux souvenirs, nombreux sont ceux qui hésitent à
y succomber.
Le
chocolat est un aliment très apprécié en France puisque nous
sommes 60% à en consommer une fois par semaine et 20% une fois
par jour, avec une consommation moyenne de 7kg de chocolat par an
et par personne. Dans le monde, plus d’un million de tonnes de
chocolat sont consommées chaque année, ce qui fait du chocolat
une gourmandise universelle.
Initialement
cultivé en Amérique pré-colombienne, le cacao était utilisé
par les médecins aztèques comme une plante médicinale et il était
la boisson sacrée des dieux Mayas. En Europe, le chocolat fut
d’abord un met réservé aux rois et aux reines et il était déjà
considéré au 18ème siècle comme un aliment stimulant, digestif
et aphrodisiaque. Il était même prescrit comme remède contre la
phtisie, le rhume, la diarrhée ou le choléra…
Le
chocolat contient 60% de glucides, 30% de lipides, 5% de protéines
et de nombreux minéraux (potassium, magnésium, phosphore,
calcium, fer).
Il est très
énergétique (500cal/100g) en raison de sa richesse en sucres
(57%) et en graisses. Il se digère très bien mais doit être
consommé avec modération chez les personnes qui assimilent mal
les graisses. Il apporte 60% d’acides gras saturés, mais il est
aussi riche en phytostérols qui favorisent l’augmentation du
bon cholestérol et la diminution des triglycérides. En
comparaison au beurre laitier, le beurre de cacao n’a pas
d’effet néfaste sur le taux de cholestérol si le chocolat est
consommé en quantité raisonnable.
Il
contient des vitamines et des polyphénols, substances qui font
actuellement l’objet de nombreux travaux visant à démontrer
leurs effets protecteurs cardio-vasculaires (dimi-
nution du
“mauvais” cholestérol et du risque de formation de caillots
sanguins).
Il
renferme des antioxydants capables de s’opposer au
vieillissement des cellules, notamment le cuivre et l’épicatéchine
(un tanin également présent dans le thé), substance qui
pourrait réduire les risques de cancer. Il est également riche
en substances toniques et stimulantes avec notamment la théobromine,
250mg/100g (substance dangereuse pour les chiens), la caféine,
70mg/100g, des cannabinoïdes et de la phénylethylamine. La théobromine
exerce une action stimulante sur le système nerveux, et de la sérotonine,
un médiateur chimique employé en pharmacologie comme antidépresseur.
Contrairement
aux idées reçues, le chocolat n’entraîne ni boutons ni
constipation, ni mal au foie, en ce qui concerne la migraine
la phényléthylamine
pourrait jouer un rôle favorisant, mais à condition de consommer
plusieurs tablettes par jour. Les véritables allergies au
chocolat seraient rares.
Le
chocolat noir n’est pas moins calorique que le chocolat au lait
mais il contient moins de sucre. Ils sont diffèrent par leurs
qualités nutritionnelles. Le chocolat noir est riche en cuivre,
100g suffisent à couvrir 22% des apports journaliers recommandés.
Il contient aussi du magnésium (112mg par tablette) et du fer. Le
chocolat au lait renferme 4 fois plus de calcium et du phosphore.
Quant au chocolat blanc c’est plutôt une friandise, bien
qu’il apporte du calcium.
En
principe le chocolat se compose de sucre, de cacao (au moins 35%),
de beurre de cacao et d’arômes (vanille), plus du lait dans sa
version lactée. Or une directive européenne récente autorise
les fabricants à introduire, en plus du beurre de cacao,
d’autres matières grasses végétales, à raison de 5% maximum
du poids total. Il peut s’agir d’huiles de palme, de karité,
de noyau de mangue nettement moins coûteuses. Ce “nouveau”
chocolat a moins de goût et d’arôme que la version
“classique”. Moins riche en cacao, il contient aussi de
moindres quantités de magnésium et d’autres oligo-éléments.
Alors que
de bonnes raisons pour profiter des fêtes de fin d’année pour
redécouvrir cette merveille qu’est le chocolat. Alors
profitez-en, nous n’avons pas toujours l’occasion de nous
faire du bien en se faisant plaisir…!!!!
Isabelle
Ribeiro
Novembre
04
Les
aigreurs d’estomac
“J ’ai
des aigreurs”, “ça brûle”, “j’ai des renvois
d’acide”. Les maux d’estomac sont fréquents mais passagers
et bénins pour la plupart. Il s’accompagnent de douleurs plus
ou moins pénibles.
Les
aigreurs d’estomac sont souvent liées au stress, à une
mauvaise hygiène de vie, à l’abus d’excitants ou encore à
la consommation de certains médicaments. Pour assurer une bonne
digestion, votre estomac réclame quelques ménagements et si vous
l’agressez sans arrêt, vous risquez de mettre en danger la
muqueuse qui le tapisse. Les atteintes peuvent aller de la simple
inflammation (gastrite) à l’ulcération voire la perforation.
Si vos maux persistent ou récidivent, ils peuvent révéler une
maladie plus grave, n’attendez pas pour consulter votre médecin.
La
digestion commence dans la bouche : les aliments y sont broyés,
mastiqués, soumis à l’action de la salive. Ils sont ensuite
avalés, passent dans l’œsophage qui débouche dans
l’estomac. Un “clapet” assure la fermeture entre les deux
organes et empêche la remontée du bol gastrique vers la partie
basse de l’œsophage (reflux gastro-oesophagien). Il touche
environ 30 à 45% de la population.
A
l’autre extrémité, la jonction est établie avec le duodénum
au niveau du pylore. L’estomac a pour fonction la pré digestion
des aliments, il assure leur brassage et secrète quantité
d’enzymes (dont la pepsine, impliquée dans la digestion des
protéines) et d’acide chlorhydrique qui composent le suc
gastrique. Une fois bien mélangés, prédigérés, transformés
en un liquide épais les aliments sont dirigés vers le duodénum.
La
protection de la muqueuse gastrique est assurée par le mucus qui
adhère à cette muqueuse et s’oppose à la diffusion des ions
acides et aussi par la secrétion de bicarbonates qui neutralisent
l’acidité. Les aigreurs ou brûlures qui signent la gastrite
surviennent lorsqu’il se produit un déséquilibre entre les
systèmes de protection et les facteurs d’agression. Un cran
au-dessus, l’ulcère gastrique ou duodénal correspond à une
perte de muqueuse gastro-duodénale.
Les ennuis
commencent une fois que le bol alimentaire a quitté l’estomac,
le liquide acide restant n’a plus de substrat à traiter et
s’il est en excès il devient agressif pour les muqueuses.
C’est d’ailleurs à distance des repas (1 à 3 heures après)
que les douleurs se manifestent, elles peuvent même réveiller la
nuit. Elles se présentent sous forme de crampes ou de brûlures
et peuvent être calmées par les aliments ou par un antiacide.
Au banc
des accusés les excitants (café, épices), les alcools forts, le
tabac.. (la nicotine augmente le risque de survenue d’ulcère et
en ralentit la cicatrisation).
N’abusez
pas de l’automédication qui calme la douleur mais peut masquer
une complication.
Redoublez
de prudence si vous prenez souvent des anti-inflammatoires non stéroïdiens
ils affaiblissent les défenses de la muqueuse et peuvent
provoquer une irritation voire une ulcération de la paroi
gastrique.
La majorité
des aigreurs sont soulagée par des mesures d’hygiène de vie.
Evitez de
jeûner sous prétexte que vous avez du mal à digérer,
l’alimentation exerce un effet tampon sur l’acidité
gastrique, il vaut mieux au contraire fractionner les repas (4 ou
5 fois par jour).
Adoptez
une alimentation variée et équilibrée en évitant les
plats en sauce, les fritures, les fromages fermentés et les
graisses. Elles retardent la vidange gastrique et prolonge le séjour
des aliments dans l’estomac provoquant une sensation de lourdeur
(le fameux poids sur l’estomac!).
Limitez la
consommation d’excitant qui augmentent l’acidité de
l’estomac : café, alcool, épices, chocolat, condiments, tabac.
Essayez de
manger au calme et prenez le temps de mastiquer. Une bonne
mastication conditionne en partie le bon déroulement de la
digestion, elle laisse à la salive le temps d’agir.
Pratiquez
régulièrement une activité sportive.
Evitez le
port de vêtements trop serrés qui exercent une pression
abdominale. Ne vous coucher pas immédiatement après dîner. Si
toutes ces mesures ne suffisent pas consulter votre médecin qui
pratiquera une fibroscopie afin de voir quelles sont les lésions
réelles et adaptera le traitement efficacement.
Ne laissez
pas quelques maux d’estomac vous gâcher la vie et vous rendre
grincheux agissez!!!!!
Isabelle
Ribeiro
Octobre 04
Nos
“ados” sont fatigués!!!!
La rentrée
n’est pourtant pas si éloignée mais le matin, ils sont “hébétés”,
le soir, ils sont “vidés” et dans la journée, ils sont
“nases”, “éreintés”….
Ce manque
d’entrain que nombre de parents mettent sur le compte des grands
bouleversements de l’adolescence est parfois le signal d’un
trouble physique ou psychologique plus profond, à prendre au sérieux….
ou tout simplement une hygiène de vie à revoir.
La fatigue
“normale” répond à un stress ou à un effort prolongé, elle
se dissipe plus ou moins rapidement au repos. L’asthénie
correspond à un état chronique dont l’installation est
progressive et qui peut durer plusieurs semaines, voire plusieurs
mois. Elle n’est pas liée à un effort particulier et ne
disparaît pas au repos. On distingue l’asthénie physique la
sensation de fatigue apparaît au cours de la journée et atteint
son maximum le soir et la psychasthénie ou fatigue psychique dans
laquelle morosité, idées noires, mal-être… sont parfois les
prémices d’une véritable dépression. On le sait bien le
passage de l’enfance à l’âge adulte est en dehors de tout
contexte pathologique, générateur de fatigue : aux rapides
transformations physiques (plus 25 à 30cm en taille, plus 20 à
25kg en poids, apparition des caractères sexuels secondaires,
modifications du corps…) s’ajoutent les bouleversements
hormonaux, la maturation psychique, sans oublier le travail à
fournir pour mener à bien la scolarité. De quoi induire une
fatigue bien naturelle qu’il ne faut pas confondre avec la
fatigue liée à des causes médicales.
Au cours
de ce passage progressif vers le monde adulte, l’adolescent
revendique aussi plus de liberté, plus d’autonomie et affiche
une opposition systématique à tout ce qui de près ou de loin
s’inscrit dans les normes familiales jusqu’alors respectées.
Ainsi
c’est le moment où pour mieux surmonter les épreuves de la
puberté, il aurait besoin d’avoir une alimentation équilibrée,
de bien dormir, de s’oxygéner… alors que bien souvent il
mange n’importe quoi ou suit un régime aberrant, passe ses
nuits sur Internet au lieu de dormir et ses dimanches au lit au
lieu de prendre l’air!
A 16 ans
un jeune a davantage besoin de sommeil qu’à 12 ans,
l’organisme produit en effet durant la nuit les nombreuses
hormones indispensables à sa transformation en adulte. Se coucher
tôt est aussi une bonne habitude car c’est à la fin de
l’adolescence que se fixent les rythmes du sommeil. Ce qui
conduit les spécialistes à recommander selon les enfants de 9 à
12 heures de sommeil.
On est
souvent loin du compte avec les levers au petit matin, les longues
journées d’école, le travail à faire chez soi…. Etre
disponible et compréhensif ne dispense pas les parents de tenter
d’obtenir que l’adolescent respecte les principes de bases
d’une bonne hygiène de vie. En faisant intervenir au besoin le
médecin de famille ou le pharmacien afin que ces derniers donnent
des conseils mieux adaptés et qui lui paraîtront plus sérieux
s’ils viennent d’un tiers qu’ils respectent. Limiter les
sorties trop tardives, ne pas laisser passer le train du sommeil
(paupières lourdes, bâillements…), aérer la chambre, écouter
de la musique plus calme le soir… pourront l’aider à se détendre
afin de passer une meilleure nuit.
A cette période
où le corps enfantin se transforme progressivement en un corps
adulte, l’alimentation aussi est primordiale. C’est pourtant
l’âge des régimes faméliques ou du hamburger, soda sucré
avalé en vitesse. S’il est difficile d’intervenir sur les
repas pris à l’extérieur, le petit déjeuner, lui se prend à
la maison et vous pouvez en profiter pour rétablir l’équilibre
; jus de fruits, yaourt, fruits, céréales, œufs apporteront une
part des nutriments indispensables : vitamine A et C, magnésium,
calcium et autres oligo-éléments. Si votre ado rechigne à
prendre du temps pour le petit déjeuner pensez au petit coup de
pouce des cocktails vitamines oligo-éléments que vous proposera
votre médecin ou votre pharmacien. Pour inciter l’ado à passer
ses repas en famille, évitez absolument les conflits et les règlements
de compte jouez plutôt la détente et la gaieté pendant le
repas.
Si la
fatigue à l’adolescence est souvent liée à une mauvaise hygiène
de vie, elle a parfois une cause médicale qu’il faut
identifier. Il s’ennuie, se traîne, perd le goût de tout à
des idées noires attention à la dépression.
S’il est
fatigué, fiévreux, sans appétit il a peut être contracté la
mononucléose infectieuse appelée également “maladie du
baiser”.
Le virus
se transmet essentiellement par la salive, contagieuse mais bénigne
elle peut même passer inaperçue, elle provoque l’apparition de
ganglions gonflés au niveau du cou, des aisselles de l’aine.
Après une période d’incubation de 2 à 6 semaines, apparaît
classiquement une forte angine, rouge ou blanche, associée à de
la fièvre, des maux de tête, des courbatures ou des contractures
musculaires…
La fatigue
très intense est le signe clinique le plus marquant, souvent le
plus alarmant. Une simple prise de sang confirmera le diagnostic.
Le traitement est avant tout celui des symptômes, la patience étant
la meilleure arme.
La fatigue
de l’adolescent n’est pas une simple banalité alors prenons là
au sérieux car si ce dernier a besoin de prendre sa liberté et
son envol il appréciera également qu’on s’occupe de
lui……
Isabelle
Ribeiro
Septembre
04
S’arreter
de fumer: oui mais sans grossir!!!!!
La
rentrée est souvent synonyme de bonnes résolutions, le plus dure
est alors de s’y tenir. Le prix des cigarettes augmentant et
devenant de plus en plus prohibitif pourquoi ne pas profiter du
retour des vacances pour s’arrêter de fumer?
Oui
me direz vous mais vous avez peur de prendre quelques kilos
superflus.
La
perspective de prendre des kilos sitôt l’arrêt de la cigarette
démotive plus d’un fumeur.
Voyons
ensemble comment y remédier!
Dans
l’entre-deux-guerres, les publicités encourageaient les femmes
à fumer plutôt que de craquer sur des sucreries pour éviter de
grossir. Aujourd’hui cette crainte n’incite plus à fumer mais
empêche bon nombre de fumeurs et surtout de fumeuses à arrêter.
Il est vrai que plus de deux tiers des fumeurs prennent des kilos
quand ils arrêtent : en moyenne 2,8 kilos pour les hommes et 3,8
kilos pour les femmes. 10% des ex-fumeurs et 14% des ex-fumeuses
“gagneraient” même plus de 13 kilos…..
Cette
prise de poids s’explique de plusieurs façons, mais la
principale est le retour au poids naturel, c’est à dire celui
que le fumeur aurait eu s’il n’avait pas fumé. La nicotine
augmente en effet artificiellement les dépenses énergétiques de
l’organisme. Les grands fumeurs “brûlent” ainsi 200 à 400
calories de plus par jour (de la graisse principalement) surtout
s’il continue à se nourrir comme avant et à ne pratiquer
aucune activité physique.
L’augmentation
de l’insuline provoque aussi des fringales et une attirance pour
les aliments sucrés. Et comme l’effet coupe faim de la
cigarette disparaît l’appétit augmente, surtout le premier
mois.
Autre
raison le besoin de s’occuper les mains et de combattre le
manque quoi de mieux que de compenser par des bonbons, sucettes,
chewing gum ou autres sucreries le tout riche en calories.
Autre
cause le stress, la cigarette vient souvent combler un manque ou
calmer un stress trop important, à l’arrêt de cette dernière
la compensation par des aliments peut se faire ressentir.
Cela
dit grossir à l’arrêt du tabac n’est pas une fatalité bien
heureusement puisqu’un tiers des fumeurs ne prennent pas de
poids. Il est possible de se maintenir ou de limiter la prise de
kilos qui seront plus faciles à reperdre un peu plus tard (une
chose à la fois pas tous les combats en même temps!).
Mais
surtout ne faites pas de régime draconien deux grosses
contraintes en même temps et c’est l’échec garanti!!
Mieux
vaut être raisonnable et adopter dès le premier jour d’arrêt
quelques règles d’alimentation et d’hygiène de vie simple et
de bon sens.
Réduisez
les graisses, en particulier saturées,
apportées par les charcuteries, les plats en sauce, les
fromages, les viandes grasses, les viennoiseries…
Mangez
des “bonnes” protéines pour garder vos muscles : viande
maigre, poissons, laitages allégés.
Consommez
plus de fruits et de légumes que d’habitude.
Buvez
davantage pour couper les fringales et éliminer (thé, eaux
aromatisées, boissons aux édulcorants….. (attention aux sodas
très sucrés et riches en calories).
Eviter
le plus possible de grignoter entre les repas ou sinon grignoter
intelligent (un fruit, un laitage…).
Faites
régulièrement de l’exercice physique. Profitez de votre forme
retrouvée grâce à l’arrêt de la cigarette. 1 heure de marche
permet de brûler autant de calories que si vous fumiez 20 à 30
cigarettes. En même temps vous contrôlerez les besoins
compulsifs de tabac et vous diminuerez le stress, cause principale
de la rechute.
Vous
pensez ne pas y arriver tout seul et vous redoutez de prendre trop
de kilos, n’oubliez pas les consultations anti-tabac (vous
trouverez les coordonnées auprès de votre médecin traitant, de
l’hôpital le plus proche ou sur Internet : www.tabac-info.net)
où l’on vous donnera des conseils pratiques adaptés à votre
profil (mode de vie, habitudes alimentaires…). Les substituts
nicotiniques (gommes, comprimés, patchs…) disponibles en
pharmacie sans ordonnance peuvent aussi vous aider à contrôler
la prise de poids.
Ce
combat n’est pas à mener seul même très motivé alors
faites-vous aider, cela n’a rien de déshonorant bien au
contraire le principal est d’atteindre son but. Alors bon
courage et bonne chance dans ce combat vous en sortirez forcément
mieux, plus fort, plus beaux et plus riches!!!!!
Isabelle
Ribeiro
Juillet
04
Piqûres,
brûlures, morsures : les bons réflexes!!!!
Avec
les beaux jours, les sorties et les activités de plein air se
multiplient. Les brûlures, piqûres et autres blessures aussi.
Mer,
air, terre, forêts… partout il y’a des petites bêtes qui
mordent ou qui piquent et c’est en été que nous avons le plus
de risques de les rencontrer. Comment les éviter et se soigner
pour ne pas transformer les vacances en mauvais souvenir!
Ça
pique, ça mord :
Les
oursins : en cas de piqûres retirez tous les piquants avec une
pince à épiler afin de ne laisser aucun morceaux puis bien désinfecter.
L’idéal pour les éviter est de ne pas m |