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À
bas le cholestérol !
À
l’approche des fêtes de fin d’année, et de ses repas
gargantuesques, vous vous demandez peut-être comment vous pourrez vous
faire plaisir sans pour autant démarrer l’année avec mauvaise
conscience, quelques kilos de plus et un taux de cholestérol au
plafond. Il se peut aussi qu’entre les mentions “bon” et
“mauvais cholestérol”, “oméga-3” et “phytostérols”, très
souvent utilisées dans les rayons de nos supermarchés, vous n’y
compreniez plus rien. À cela rien d’étonnant. Le monde des graisses
est plus complexe qu’il n’y paraît. Pour tenter de comprendre
l’intérêt de ces mentions obscures, nous vous proposons un tour
d’horizon des lipides. Et pour festoyer intelligemment en sélectionnant
les mets présents sur nos tables, nous vous donnons quelques conseils
avisés.
Au
sein des graisses – appelées aussi lipides – on distingue cholestérol
et acides gras. Ces lipides constituent une source d’énergie
indispensable et doivent représenter 30% de nos apports.
Entre
bon et mauvais cholestérol, votre cœur balance
Le
cholestérol est présent dans la paroi de nos cellules et constitue le
précurseur de plusieurs hormones. Contrairement à une idée reçue, ce
cholestérol est produit en majorité par notre propre organisme (par le
foie, pour deux tiers), plus qu’il n’est apporté par notre
alimentation (pour un tiers seulement).
Il
existe, comme vous le savez, deux types de cholestérol : un
“bon” et un “mauvais”. Le “mauvais cholestérol” est dosé
sous le nom de LDL (L pour “low”
en anglais) et est transporté du foie vers les cellules.
Lorsqu’il est en excès, il finit par se déposer sur les parois des
artères jusqu’à les obstruer, augmentant ainsi le risque
cardio-vasculaire. Le bon cholestérol, ou HDL (pour “high” en
anglais), amène à l’inverse l’excès de cholestérol jusqu’au
foie ; il protège ainsi vos artères, notamment celles irriguant
votre cœur. Lors d’une prise de sang, et pour une personne sans
facteur de risque associé, le LDL est idéalement inférieur à 1,6
grammes par litre (g/l) et le HDL supérieur à 0,40 g/l.
Vous
avez dit oméga-3 ?
Les
acides gras sont une autre classe de lipides et constituent la majorité
des graisses que nous ingérons. Ils peuvent être utilisés par notre
organisme comme source d’énergie, être stockés ou encore être
transformés en cholestérol. Il en existe trois types. Les acides gras saturés
sont des “mauvaises graisses” car ils augmentent votre risque
cardio-vasculaire, notamment en élevant votre taux de cholestérol. On
les trouve principalement dans les graisses d’origine animale :
viandes, charcuteries, produits laitiers tels que beurre, fromage et crème
fraîche. A limiter, donc ! Les acides
gras mono ou poly-insaturés constituent les “bonnes
graisses” car ils protègent vos artères. Ce sont eux, les fameux oméga-3 et oméga-6 ! Ils sont retrouvés dans certaines
huiles (de soja, de colza, de maïs, de tournesol, d’olive,
d’arachide) dans certains poissons gras (saumon, hareng, anchois,
sardines…) et dans les volailles.
Comment
faire baisser son taux de cholestérol ?
La
première règle est évidente. Il s’agit de limiter les aliments
riches en cholestérol : jaunes d’œufs (4 par semaine), beurre,
crème fraiche, certaines viandes et fromages gras. D’autres denrées
plus exceptionnelles sont aussi à éviter, tels que foie, abats, ou
encore cervelle… Pendant les fêtes méfiez-vous un peu du foie gras
et beaucoup des charcuteries.
La
deuxième règle est moins évidente et pourtant plus importante. Elle
consiste à limiter ses apports en acides gras saturés, c’est-à-dire
en “mauvaises graisses”. La viande rouge doit être limitée à 2
fois par semaine, en enlevant le gras. Les autres jours, on peut
consommer du poisson ou de la volaille. Il faut également ne pas abuser
des fromages et produits laitiers riches en matière grasse, sans
toutefois les supprimer, car ils sont une source importante de calcium !
En pratique, il s’agit de limiter les portions de votre fromage
favori, et de préférer des fromages allégés en matière grasse,
facilement disponibles dans le commerce. Enfin, le beurre sera idéalement
remplacé par une margarine, qui contient moins de graisses nocives.
Certaines margarines sont par ailleurs enrichies en bonnes graisses –
les oméga 3 – et en phytostérols. Ces derniers sont les équivalents
végétaux du cholestérol et en réduisent assez efficacement
l’absorption intestinale. On évitera au maximum les sauces,
mayonnaises, crèmes en tout genre et les plats industriels ; et on
se méfiera des graisses cachées dans les apéritifs, les desserts…
et les chocolats.
D’autres
règles relèvent du bon sens. Il ne faut pas se priver en général de
fruits et légumes (5 fois par jour idéalement), qui eux, ne risquent
pas de faire monter votre taux de cholestérol et vous protègent contre
de nombreux cancers ! Enfin perdre le poids en excès et faire du
sport sont des atouts inestimables.
En
cas de perturbations du bilan lipidique persistantes malgré ces règles
alimentaires, votre médecin pourra introduire un traitement médicamenteux
(appelé statine), surtout si vous avez d’autres facteurs de risque
cardio-vasculaire (diabète et hypertension artérielle notamment).
Pendant
les fêtes…
Pendant
les fêtes, il est inutile de vous donner mauvaise conscience. Si vous
respectez les règles de base pendant le reste de l’année, un écart
à cette période exceptionnelle est tout à fait toléré (à condition
que vous n’ayez pas maladie susceptible de se décompenser telle que
diabète ou insuffisance cardiaque). Vous pouvez tout vous permettre
sans excès, et notamment le foie gras, le saumon, la dinde, les huîtres
et les crustacés. Méfiez-vous en revanche des aliments plus traîtres
tels que les apéritifs, les charcuteries, les sauces, les crèmes et
fromages, les desserts et les chocolats, qui sont à consommer avec modération.
Après les fêtes, reprenez une alimentation variée et équilibrée et
faites de l’exercice physique !
Moisés
Machado
Non
aux poux !
Chaque
année à la rentrée on parle de lui et ensuite nous l’ignorons.
Cependant, il est présent toute l'année. De son vrai nom “Pediculus
capitis”, il touche
environ 20% des enfants qui vivent en collectivités (écoles, crèches...).
Si dans nos esprits le pou touche les personnes manquant d’hygiène,
la réalité est bien différente : le pou aime bien la propreté ! On
peut noter sa recrudescence depuis quelques années. Heureusement,
aujourd’hui nous possédons des produits efficaces pour nous débarrasser
de ces “squatteurs” indésirables.
Il
existe deux modes de contamination : direct, par contact avec les
cheveux, et indirect, par l'intermédiaire des chapeaux, bandeaux,
oreillers... et les divers accessoires de coiffure. Certains enfants
attrappent plus facilement des poux que d'autres. On pense que des phénomènes
hormonaux ou un certain type d'implantation des cheveux pourraient
faciliter leur apparition. De plus, les poux affectionnent particulièrement
la chaleur et l'humidité.
Les
signes
Les
premiers signes sont les démangeaisons : l'enfant se gratte la tête.
Pour savoir s'il s'agit de poux, commencez par examiner son cuir
chevelu. Regardez bien autour des oreilles et de la nuque si vous voyez
des insectes gris ou des lentes. En fait, ce que vous verrez le mieux
sont les lentes. Les poux ne sont pas plus gros qu'une graine de sésame
et se déplacent très vite. Les lentes, elles, sont fixées fermement
au cheveu.
Les
poux se délectent de notre sang en y injectant une substance
anticoagulante très irritante, d'où les démangeaisons.
Les
poux se reproduisent à une telle vitesse qu'il faut traiter, sans
attendre, dès les premiers signes d'infestation. La femelle pond 3 à 7
oeufs par jour. L'éclosion des lentes a lieu 7 jours plus tard. Au bout
de 10 jours, le stade adulte étant atteint, le jeune pou est apte à
pondre des oeufs à son tour.
Le
traitement
Le
traitement doit être administré non seulement à l'enfant contaminé
mais aussi à tous les membres de la famille (enfants mais aussi adultes
!). Il est important de prévenir les enseignants de l'enfant afin de
prendre les mesures nécessaires pour la classe entière. Pensez à
laver à l'aide d'un shampooing spécial la literie, les vêtements et
tout l'environnement susceptible d'attirer les poux. De la taie
d'oreiller à l'écharpe, sans oublier les accessoires préférés des
petites filles (barettes, chouchou..), le doudou, l'intérieur des
casques de moto, les canapés, les sièges auto...
À
chacun son traitement shampooing, lotion, spray... Dans chacun de ces
produits on retrouve les deux principes actifs essentiels : les pyréthrines
(Itme, Pyreflor, Lysum, Para, Hegor...) et le malathion (Prioderme). Ce
dernier est contre indiqué chez les femmes enceintes et les enfants de
moins de 30 mois. Certains produits proposent une association des deux.
C'est le cas de Para plus et de Pyreflor malathion.
Comme
tous les insecticides ces produits ne sont pas anodins. Ils peuvent
provoquer des irritations du cuir chevelu. L'autre inconvénient majeur
est que le pou devient de plus en plus résistant à ces produits, ce
qui augmente le taux d' échec
des traitements depuis une dizaine d'années.
Un
nouveau traitement existe à base de Diméticone (Pouxit) qui ne
contient pas d'insecticide mais un dérivé de silicone qui englue le
parasite et bloque sa respiration. Son action étant physique et non
chimique, il n'induit pas de résistance.
Quelque
soit le produit utilisé il est important de bien suivre le mode
d'emploi et même en l'absence de signes de renouveller l'application 7
jours plus tard.
Bien
évidemment les poux adorent les cheveux longs mais il n'est pas forcément
nécessaire de les couper, afin de ne pas rajouter à l'enfant un
traumatisme supplémentaire.
Les
bébés
Il
est rare qu'un bébé attrappe des poux mais, dans le cas échéant, à
part les nouvelles molécules à utiliser avec précaution, vous pourrez
appliquer à l'aide d'un coton un peu de shampooing anti poux (plus dilué
qu'une lotion). Demandez conseil à votre pharmacien avant toute
application.
Avant
tout, dédramatisez la situation : avoir des poux n'est ni une fatalité
ni une honte. La meilleure arme est la vigilance, alors inspectez régulièrement
la tête de vos enfants.
Bonne
chasse aux poux !
Isabelle
Ribeiro
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